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    Agriculture: Sasma limite son encadrement individualisé des producteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:56 Le 03/12/1992 | Partager

    En raison de la multiplication des producteurs d'agrumes et de primeurs, Sasma assurera de moins en moins "l'encadrement individuel" Par contre, elle développe, actuellement, une politique de formation des techniciens des grands domaines et des stations de conditionnement.

    La Société Agricole de Services au Maroc (Sasma) envisage de limiter l'encadrement individuel des producteurs d'agrumes et de primeurs au profit de la formation des techniciens. "Nos effectifs ne sont plus en mesure d'assurer comme auparavant une assistance technique intensive aux producteurs", précisent les responsables de la Sasma. Ceci s'est manifesté au niveau de la zone d'Agadir où le nombre de producteurs de tomates sous abri n'a cessé d'augmenter, contraignant les techniciens de la Sasma à encadrer davantage de domaines. Dans toute la région du Souss, cet encadrement s'est fait au détriment des fréquences des visites (une visite tous les 30 à 40 jours au lieu d'une visite tous les 10 à 15 jours).

    Sasma invite donc les professionnels d'agrumes et de primeurs à se doter de techniciens. Elle se chargera de leur formation.

    C'est dans cette objection d'esprit que se sont tenues sept réunions du 2 au 5 Novembre à l'intention des producteurs. Ces réunions ont porté sur le problème des résidus de pesticides.

    Elles ont été organisées par les groupes exportateurs au bénéfice des producteurs qui leurs sont affiliés. La Sasma a assuré l'animation.

    L'encadrement collectif de la Sasma sera toujours de règle. Sasma élabore également des informations pour les producteurs, les conditionneurs et les exportateurs. Une "photographie" des récoltes est confectionnée à l'aide d'un échantillonnage de près de 36,000 fruits et légumes et d'un modèle mathématique établi en fonction de l'expérience de Sasma. La société définit, par exemple, le diamètre des fruits à un moment donné.

    D'autres informations portent sur les données météorologiques et physiologiques. Ces informations sont synthétisées dans deux bulletins bimensuels adressés aux primeuristes et aux producteurs d'agrumes.

    La troisième activité de la Sasma, en plus de la formation et de l'information, est l'expérimentation et la recherche appliquée.

    Les études portent particulièrement sur le conditionnement, l'irrigation, la fertilisation, la lutte phytosanitaire et l'amélioration des calibres des fruits.

    Pour les agrumes, les études de conditionnement de la campagne 1991/92 ont par exemple, porté sur l'impact de la conservation, sur la qualité des fruits pendant une durée de 15 jours à des températures de 1,6 et 2,2°C. Il en a été ainsi pour les variétés Navel, l'Oratline et la Mandarine Afourer. L'objectif étant les exportations d'agrumes aux Etats-Unis: la réglementation américaine fixe un niveau des températures de transport pour éviter l'introduction de la cératine.

    Pour ce qui est de la lutte phytosanitaire, Sasma a élaboré et testé des stratégies de lutte contre les "ravageurs" (la cératine, le pou de Californie et les acariens), tout en réduisant l'usage des pesticides. Le problème des résidus a toujours constitué une contrainte pour les produits exportés au niveau de certains pays comme l'Allemagne ou les pays scandinaves.

    Concernant la lutte contre le pou de Californie, Sasma collabore avec le Groupe des Domaines Royaux. Au cours de la campagne 1991/92, la société a testé la méthode de pilotage sur quatre vergers appartenant aux Domaines Royaux, répartis dans tout le Maroc (Souss, Marrakech, Béni Mellal et le Gharb). La méthode a consisté à suivre l'évolution des captures des mâles sur plusieurs parcelles totalisant environ 50 hectares par domaine. La décision du traitement est effectuée en fonction de ces captures.

    Les résultats obtenus ont été qualifiés de "très intéressants", puisqu'ils ont montré l'importance des économies qu'il est possible de réaliser.

    Sasma est une société anonyme de services à but non lucratif pour les entreprises d'agrumes et de primeurs. Elle a été créée dans les années 1970. "Sa constitution en société anonyme a été décidée pour introduire la souplesse de gestion. Cependant, nous ne distribuons ni des jetons de présence, ni des dividendes", explique M. Lekchiri.

    Au Conseil d'Administration, un programme prévisionnel est défini. Les taux de prélèvement sur les exportations sont alors fixés en fonction du budget nécessaire. Ils sont actuellement de 2 centimes au kilogramme exporté.

    La Sasma emploie un effectif de près de 103 ingénieurs et techniciens.

    La Sasma dispose de deux laboratoires. Un d'agronomie, pour l'analyse des sols, des plantes et des engrais. L'autre de biochimie, spécialisé dans les caractéristiques des jus, l'indice de maturité des produits et résidus sur fruits.

    Laïla TRlKI

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