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Economie

Agriculture: Ça chauffe pour les récoltes

Par L'Economiste | Edition N°:1990 Le 31/03/2005 | Partager

. Une vague de chaleur annoncée à partir d’aujourd’hui. Risques pour les céréales . Taux de remplissage des barrages plus faible que 2004Les hirondelles n’ont pas eu le temps d’annoncer le printemps. De l’hiver, particulièrement froid cette année, on est passé sans transition à l’été pratiquement. “Ce changement climatique a entraîné une chute brutale des fleurs et cela va certainement affecter les productions maraîchère et céréalière”, déplore Samir Tazi, président de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel). Après l’optimisme affiché en février dernier suite aux averses pré-printanières qui ont arrosé le Royaume, la morosité s’est confortablement installée dans les esprits. “La chaleur et le déficit hydrique sont dramatiques en cette période de formation des épis”, ajoute Tazi. Rappelons que le gel a déjà causé des pertes énormes pour la région du Souss Massa. Des dégâts sur au moins 7O% des récoltes maraîchères et 15% sur les vergers ont été enregistrés. “Ces chiffres pourraient augmenter si les pluies tardent à venir”, souligne un agriculteur de la région. Le taux de remplissage des barrages agricoles affiche une moyenne peu rassurante : 58% au lieu de 68% pour la même période l’an passé. Si l’on en croit les prévisions météorologiques, la vague de chaleur est inhabituelle. “On note une hausse des températures à partir d’aujourd’hui de 5 à 9° selon les régions”, déclare Mohamed Belouachi, de la direction de la Météorologie nationale: 27 à 29 ° sur le nord et l’est, 27 à 36 ° sur le sud du pays. Cette situation s’explique par l’arrivée d’une masse d’air sec et chaud qui, une fois la chaîne de l’Atlas traversée, perd son humidité, arrive encore plus sec et plus chaud sur les plaines atlantiques et intérieures. On connaît les effets de ce phénomène appelé “chergui” sur la végétation. Mais les services météo rassurent en annonçant que ce vent chaud ne va pas s’attarder sur le pays. Cette chaleur, anormale pour la saison, ajoute au désarroi du secteur qui attend toujours que le ministère de tutelle fasse un “geste” pour soutenir les agriculteurs en difficulté après la vague de froid. “Le mutisme persiste”, déclare le président de l’Apefel. Un responsable du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes répond que les évaluations des dégâts sont toujours en cours. “Et maintenant, il faut mesurer l’impact des chaleurs. Les résultats seront publiés au plus tard la semaine prochaine”, ajoute ce cadre du ministère qui a requis l’anonymat. Si certains prônent l’optimisme et disent qu’il faut attendre la fin du mois d’avril pour parler de “désastre”, ce n’est pas le cas des ménagères et de quelques importateurs. Les premières comme les seconds estiment que les prix ont flambé cette année. Saïd Bouharrak, importateur de fruits et légumes en Belgique, constate que les produits provenant du Maroc sont plus chers et que la qualité fait parfois défaut. Ce qui oblige les importateurs à privilégier les marchés de l’est et du sud de l’Europe. Au grand dam des producteurs nationaux… Fatima El Ouafi

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