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Agriculture: 40 milliards de dollars de pertes pour les PVD

Par L'Economiste | Edition N°:1589 Le 28/08/2003 | Partager

. La suppression du protectionnisme permettrait de tripler le commerce de produits agricoles. «Insister sur un ordre rigide: la recette sûre pour l'impasse«L'agriculture demeure le sujet qui fâche chez les négociateurs de l'OMC. Et pour cause, chaque année, les pays en développement perdent près de 40 milliards de dollars nets d'exportations agricoles. Le protectionnisme forcené pratiqué par ces pays est la cause des distorsions occasionnées sur le marché international. Ces subventions avoisinent les 311 milliards de dollars dans la zone OCDE (Organisation de coopération et de développement économique), «près de 850 millions de dollars par jour«. C'est ce que révèle une étude menée par l'Institut international de recherche sur l'alimentation (IFPRI), sur l'impact des politiques agricoles dans les pays en développement (à deux semaines de la ministérielle de Cancun). La responsabilité de ce manque à gagner est imputée à 50% à l'UE, un peu moins d'un tiers aux Etats-Unis, et environ 10% au Japon et d'autres pays asiatiques. La Chine, le Brésil, l'Argentine, la Thaïlande et l'Inde sont les pays les plus touchés par la politique de soutien à l'agriculture. Les pertes varient de 1,1 milliard de dollars pour l'Inde à 2,3 milliards en Chine.Toujours selon l'Institut, «la suppression du protectionnisme et des subventions accordées au secteur agricole du monde industrialisé pourrait permettre de tripler le commerce de produits agricoles des pays en développement«.L'examen de la situation région par région montre que l'Amérique latine et les Caraïbes perdent près de 8,3 milliards de dollars de revenus annuels provenant de l'agriculture, les pays pauvres d'Asie 6,6 milliards de dollars et ceux d'Afrique subsaharienne près de 2 milliards de dollars.En raison des rapports commerciaux régionaux, les politiques de l'Union ont un plus grand impact sur l'Afrique. Si les barrières protectionnistes venaient à tomber, presque 70% de l'aug-mentation en valeur des exportations pour l'Afrique subsaharienne viendraient de la libéralisation de l'UE. Pour les pays en développement en Asie, les résultats sont plus équilibrés régionalement. La libéralisation du Japon et de la Corée représenterait un tiers de toute la valeur du commerce. Pour l'Amérique latine, la plus grande expansion des exportations viendrait des changements des politiques de l'UE (50%), suivie par les Etats-Unis (35%).En plus de causer du tort aux pays en développement, contribuables et consommateurs des pays industrialisés sont également touchés, poursuit le rapport. A titre d'exemple, le gouvernement américain a dépensé près de 3,4 milliards de dollars en 2001 pour subventionner le coton. Un coût directement «pompé« du contribuable. Si ces impôts bénéficient aux producteurs à grande échelle, c'est aux dépens de la population qui consomme. Sans compter que ces politiques éliminent des occasions de production dans les pays en développement. «Les pays pauvres ne peuvent pas avoir les moyens de prodiguer des subventions à leurs fermiers. Et insister sur ordre rigide semble une recette sûre pour l'impasse«, dénonce le rapport.


Le riz: 95% des subventions viennent de l'UE

Le riz est particulièrement surprotégé par les pays. Entre 1961 et 2000, seuls 4,5% de la production mondiale de riz ont été vendus sur le marché mondial. Le Japon est sans conteste le pays le plus soucieux de la protection de son riz. Des indicateurs de protection du riz mettent en tête le Japon avec un coefficient de 6,5, suivi des Etats-Unis (1,15) et de l'UE (1,09). Un coefficient supérieur à 1 indique que le prix à l'intérieur du pays est plus élevé que celui sur le marché mondial. Selon l'IFPRI (Institut international de recherche sur l'alimentation), les taxes d'exportation dépassent un certain quota de droits de douane allant jusqu'à 491%.L'Union européenne fait la promotion des exportations par des subventions qui représentent à elles seules 95% des subventions accordées dans le monde pour le riz. En Chine, la commercialisation du riz relève de la responsabilité unique de l'Etat.Synthèse L'Economiste

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