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Economie

Agadir: Une station de traitement des eaux usées pour janvier 2000

De notre correspondante Malika ALAMI

Par L'Economiste | Edition N°:669 Le 28/12/1999 | Partager

· En cours de construction dans la Commune Rurale de Drarga, elle permettra l'irrigation des terres agricoles
· Financé par l'USAID à hauteur de 70%, ce projet nécessite pour sa réalisation plus de 10 millions de DH

Les agriculteurs de la localité de Drarga, commune de la Préfecture d'Agadir, ne connaîtront bientôt plus de problèmes d'eau. Une station de traitement des eaux usées est en cours de construction pour permettre l'irrigation des terres agricoles de cette zone. Sous la tutelle du Secrétariat d'Etat à l'Environnement et appuyée techniquement et financièrement par l'USAID, cette opération-pilote s'inscrit dans le cadre du projet PREM(1). Celui-ci vise à améliorer la gestion des ressources en eau.
Lancé fin décembre 1998, l'ouvrage de la Commune de Drarga est dans sa phase finale. Selon les dirigeants de l'opération, MM Mario Kerby et Redouane Choukrallah, respectivement directeur et coordinateur technique du projet PREM, la station sera opérationnelle en janvier 2000.

Fonctionnement au biogaz


Sur le plan technique, celle-ci utilisera pour traiter les eaux usées le système d'infiltration-percolation avec recirculation des effluents. Cette opération sera suivie d'un traitement tertiaire dans une roselière. Pour son fonctionnement, la station exploitera le biogaz produit sur place. Cette énergie, explique le Dr Al Houcine Driouache qui avait déjà expérimenté cette méthode auparavant dans la station d'épuration de Bensergao, se forme de façon naturelle. Récupéré et mis en valeur, le biogaz permet, ajoute-t-il, d'éviter les nuisances et de minimiser les coûts d'énergies. Ainsi, le méthane dégagé alimentera un groupe électrogène pour subvenir aux besoins en électricité de la station. Outre deux bassins de stockage, l'unité comprendra également un réseau de distribution. Car, une fois traitées, les eaux seront vendues aux agriculteurs qui les utiliseront pour irriguer des cultures vivrières. C'est au groupement Al Amal, association locale, que sera confiée l'exploitation de cette station de traitement. Outre facturer et percevoir les redevances d'assainissement, celle-ci sous-traitera également les activités de suivi des eaux traitées. Ainsi, un comité technique provincial sera constitué pour surveiller, à la lumière d'analyses, la qualité des eaux. Ce comité est habilité à arrêter, s'il le juge nécessaire, la livraison des eaux aux agriculteurs. La réalisation de ce projet a nécessité, selon ses encadrants, un investissement de 10,34 millions de Dirhams. L'USAID contribue à hauteur de 70%. Les 30% restants sont financés par l'Erac.

(1) Pérennité des Ressources en Eau du Maroc Cf l'Economiste du 22 novembre 1999.

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