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Agadir mobilisée contre la violence à l’université

Par L'Economiste | Edition N°:2731 Le 10/03/2008 | Partager

. Lancement d’une campagne de communication . Au programme, plusieurs manifestations culturelles de mars à mai «ENSEMBLE pour enraciner le comportement civique chez les étudiants» tel est le slogan de la campagne de communication lancée, cette semaine, dans les facultés de l’université Ibn Zohr d’Agadir. L’objectif est, selon Abdelfadel Bennani, président de l’université, de juguler un fléau de plus en plus important. Pour ce faire, plusieurs manifestations culturelles sont organisées jusqu’en mai. Les gestionnaires de l’université, qui ont tiré la leçon des événements qui ont secoué l’établissement en 2007, prennent aujourd’hui le taureau par les cornes (www.leconomiste.com). Et la démarche est plutôt innovante car jusque-là l’accent a été surtout mis sur le développement du contenu pédagogique. Aujourd’hui, il s’agit de faire découvrir aux étudiants des cultures différentes.Dans une université qui couvre les besoins en formation de tout le Grand Sud du Royaume, soit quatre zones différentes, l’intégration et la cohésion entre les étudiants n’est en fait pas chose aisée. D’autant plus quand il s’agit de gérer plus de 23.000 étudiants. La situation est encore plus difficile en raison d’une guerre de leadership qui oppose les étudiants de différentes origines. A l’université Ibn Zohr, contrairement à ce que l’on peut penser, ce ne sont pas les islamistes qui sont les plus «populaires» au sein des étudiants, même si le nombre impressionnant de filles en hijab dans les facultés d’Agadir pourrait laisser croire le contraire. Celui qui draine le plus d’adeptes, c’est certainement le Mouvement culturel amazigh (MCA). Les facultés de la capitale du Souss sont également marquées par la présence d’un grand mouvement d’étudiants sahraouis. Ce groupement a des revendications plus politiques que syndicales. D’ailleurs, il fait beaucoup parler de lui, notamment lors de ses affrontements assez réguliers avec les forces de l’ordre. Pour ces étudiants, qui constituent la frange la plus choyée de l’université (bourses, logements et transport gratuits...), tous les prétextes sont bons pour défendre le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. «Parfois, ce sont des incidents dans les provinces du Sud qui les poussent à l’action dans le milieu universitaire», juge un observateur. Enfin, la gauche radicale représentée par les Taouriïne, dits aussi trotskistes, et les Quaïdiïne (marxistes léninistes) est également très active.De notre correspondante, Malika ALAMI

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