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    Agadir: Le programme de résorption de bidonvilles piétine

    Par L'Economiste | Edition N°:2835 Le 06/08/2008 | Partager

    . Les ménages concernés de la commune d’Anza font de la résistance. Le maire défend leur dossier . 2.000 logements en projet pour endiguer le phénomène AGADIR sans bidonvilles à fin septembre? Le défi lancé par les autorités locales et les élus de la ville sera difficile à relever. Comme on s’en doutait, les ménages concernés dans la commune d’Anza font de la résistance. Dans cette localité à quelques kilomètres de la station balnéaire, si certains d’entre eux démolissent de leur propre chef leur baraque et déménagent ailleurs en attendant de construire leur lot, pour d’autres il n’est pas question de bouger du site tant qu’un logement ne leur a pas été attribué. Ceux qui campent en fait sur cette position sont les habitants du bidonville bloc B. «Cela fait 48 ans que nous vivons ici et aujourd’hui on veut nous jeter à la rue sans solution valable de rechange. Nous voulons un logement car nous n’avons pas les moyens de construire ni de louer ailleurs en attendant l’aménagement du lot de terrain», répètent en chœur les représentants des habitants du bloc B d’Anza. Pour eux, l’option logement au lieu du lot de terrain est tout à fait possible puisque la solution avait déjà été proposée en 2001. En effet, à l’époque la municipalité s’était lancée dans un programme de logements pour le recasement de ces ménages. De ce projet inachevé seuls 36 appartements ont été construits et jusqu’à aujourd’hui encore inoccupés car non encore attribués. Chose curieuse également, «les ménages du bidonville en question ne voulaient pas entendre parler de logement et réclamaient plutôt des lots de terrain», indique un proche du dossier. Tarik Kabbage, maire de la commune d’Agadir, connaît bien cet historique mais aujourd’hui il soutient tout de même les citoyens d’Anza. Démarche politicienne de la part de l’élu pour éviter de se mettre à dos les concernés comme c’était le cas lors de la démolition du bidonville Day Day (cf.www.leconomiste.com). Kabbage s’en défend. «J’ai longtemps exposé lors des rencontres de la commission en charge du programme de recasement que l’attribution de lots de terrain n’est pas une solution suffisante pour endiguer le phénomène. Mais les autres intervenants dans le programme n’ont pas pris en compte mes remarques», lance-t-il. Ce que préconise le maire aujourd’hui c’est, entre autres, la construction des logements sur les lots attribués pour ceux qui n’ont pas les moyens. Une suggestion qui apparemment n’a pas séduit le ministre de l’Habitat. Mais le département semble avoir trouvé une solution intermédiaire au dossier. Selon les responsables régionaux de l’habitat, un programme de 2.000 logements sociaux est en projet à Anza Ouliya et les premières habitations seront livrées en décembre prochain. Ce sera donc soit le lot de terrain ou un logement social mais pas de construction pour le compte des bénéficiaires sur les lots attribués.De notre correspondante, Malika ALAMI

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