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Affaires

Agadir: L’hôpital Hassan II toujours en sous-effectif

Par L'Economiste | Edition N°:2263 Le 26/04/2006 | Partager

. L’établissement souffre d’un déficit de 17 médecins et de 39 infirmiers. Des services en cours de rénovationINSUFFISANCE des effectifs, faible subvention d’exploitation, approvisionnements incomplets en médicaments et dispositifs médicaux… les maux de l’hôpital Hassan II d’Agadir sont nombreux. C’est du moins le constat qui a été fait lundi dernier lors de la réunion du comité de gestion de l’établissement. D’une capacité de 570 lits, le centre hospitalier d’Agadir (CHA), qui a une vocation régionale, souffre en effet, entre autres, d’un manque de ressources humaines. «Le déficit en personnel est de 39 infirmiers et 17 médecins», précise Dr Mohamed Abdelwahab Cherradi, délégué de la santé dans la région. Aujourd’hui, le CHA compte 73 médecins et 301 infirmiers. Ce qui n’est pas suffisant pour encadrer le nombre de malades que draine l’établissement de tous les coins de la région. A lui seul, le service des urgences a enregistré plus de 73.000 cas en 2005. Même s’il a chuté comparativement aux années précédentes (85.000 cas) en raison de l’ouverture d’autres centres tels que celui de Biougra, ce chiffre est lourd à gérer pour un personnel médical restreint. Ce dernier est également confronté à des retards dans la livraison des médicaments. «Plus de 34% des médicaments commandés en 2005 auprès de la centrale d’achat n’ont pas été livrés», déplore un médecin. Mais ce ne sont pas les seuls problèmes que vit l’hôpital. La subvention annuelle attribuée de 7 millions de DH, dont cinq millions de DH couvrent l’approvisionnement en médicaments et deux millions de DH pour l’oxygène, est jugée trop faible. Même si aujourd’hui les recettes de l’hôpital ont augmenté, 80 % des usagers ne paient pas en raison de leur situation précaire. L’ensemble de ces handicaps n’a pas freiné la mue entamée par l’hôpital depuis cinq ans environ. La restructuration, qui devrait être bouclée cette année, a nécessité une enveloppe de 80 millions de DH, un montant financé par un prêt de la Banque mondiale. L’objectif est de renforcer l’autonomie de l’hôpital. Il s’agit également de mettre en place une organisation hospitalière adaptée aux besoins de la population, afin d’améliorer l’efficacité et l’efficience des soins. Sur le plan local, la restructuration de ce service public permettra de consolider sa vocation régionale. De même, elle contribuera à dépasser les difficultés dont souffre cet organe. L’hôpital a été, selon ses responsables, dans ce cadre équipé de nouveaux lits et relooké, une démarche à laquelle de nombreux mécènes ont prêté main forte, à travers la prise en charge de rénovation de pavillons. Par ailleurs, pour répondre à la demande croissante aujourd’hui, l’établissement fait beaucoup appel à la sous-traitance pour de nombreuses tâches. Il en est ainsi pour l’hygiène, le jardinage et le gardiennage ainsi que l’alimentation des malades. La mise à niveau des plateaux techniques n’est pas en reste. Pour améliorer la qualité des soins, des appareils dernier cri ont été installés. Enfin, la rénovation de ces services devrait être achevée l’été prochain.De notre correspondante, Malika ALAMI

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