×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Agadir: Engorgement au service de l'enregistrement et du timbre

Par L'Economiste | Edition N°:1824 Le 03/08/2004 | Partager

. Il faut au moins 15 jours pour une déclaration de versement aux guichets du receveur comptable. Le manque de personnel à l'origine de cette situation Il ne faut pas être très pressé ces derniers temps quand on se rend au service de l'enregistrement et du timbre du département des Finances à Agadir. Il faut patienter plusieurs jours, même des semaines, avant de se voir délivrer sa déclaration de versement aux guichets du receveur comptable. ‘'Cela fait une vingtaine de jours que je fais le va-et-vient entre mon étude et ce service pour obtenir ce document'', déplore un adoul qui se résigne à son sort bon gré mal gré. Les notaires, de leurs côtés sont dans la même situation et ont tout le mal du monde pour contenir leur clientèle qui ne veut rien savoir de la situation. Ceci sans compter les pénalités de retard auxquelles ils risquent d'être astreints si le délai imparti selon la particularité de l'acte concerné est clos. ‘'Auparavant, 48 heures suffisaient pour boucler la démarche. Aujourd'hui, il faut se lever de bonheur et certains usagers n'hésitent pas à venir faire la queue devant le service en question. Cela dure parfois deux heures avant l'ouverture des bureaux'', précise le dirigeant d'une fiduciaire qui ne sait plus à quel saint se vouer devant tant de lenteur. Une fausse note, souligne un observateur, qui va à l'encontre de la rapidité des transactions, une des caractéristiques du droit commercial et les grands discours prônant l'incitation à l'investissement. Le processus devrait pourtant être plus rapide après la mise en place des nouvelles technologies depuis deux ans dans le service connecté par réseau à une unité centrale. Actuellement, le traitement de la procédure d'enregistrement est entièrement informatisé. Cependant, selon un intervenant du service, c'est la lenteur du réseau qui ralentit l'application et le nombre réduit des ressources humaines freine le processus. Après de nombreux départs à la retraite, non remplacés, le service compte à peine 16 personnes (8 au niveau de la cellule de l'ordonnancement et 8 dans la cellule comptable). Un nombre insuffisant pour faire face à la charge de travail malgré toute la bonne volonté des employés qui n'hésitent pas à commencer le travail dès sept heures du matin et à faire souvent des heures supplémentaires. Au sein de cette équipe, une seule personne prend en charge les dossiers déposés par les notaires et adouls. Plus de cent par jour. Auparavant, du temps où le travail se faisait manuellement, les heures en plus à la maison était chose courante pour les intervenants de l'établissement, mais depuis l'informatisation cela n'est plus possible. Aujourd'hui, la solution repose surtout sur un renforcement des ressources humaines et dans la rénovation de l'unité centrale. Selon un représentant des Finances, le changement de cette dernière n'est pas envisagé avant un an.De notre correspondante, Malika ALAMI


Inondations

Parallèlement à l'engorgement du service, les employés de l'institution font face à un autre problème. Depuis plusieurs jours les locaux abritant les archives sont inondés quotidiennement en raison d'un rejet d'eaux usées. Difficile de faire des recherches et répondre aux demandes des usagers dans ces conditions. Plus d'une cinquantaine d'années d'archives sont ainsi en danger. Selon un représentant du service, le problème a surgi à la suite de l'aménagement du siège du Conseil régional, mitoyen du service, opération au cours de laquelle probablement une conduite a dû être cassée. Plusieurs hauts responsables dans la ville ont été alertés depuis plus d'une semaine, mais la situation jusqu'à présent reste la même. M.A.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc