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    Affaires

    Affaire Slimani & Laâfoura
    Toujours pas de débat sur le fond

    Par L'Economiste | Edition N°:2021 Le 16/05/2005 | Partager

    . Nouveau report au 27 mai. La liberté provisoire toujours refusée LES audiences du procès Slimani, Laâfoura & Co se suivent et se ressemblent. Mustapha Fares, président du collège en charge de ce sulfureux dossier, a ordonné un énième report. La prochaine audience aura lieu le 27 mai. Nouvellement introduite dans ce procès, suite à la demande du plaignant Jean-Victor Lovat, la commune urbaine de Casablanca a demandé un délai pour étudier le dossier. Lors de la séance du vendredi 13 mai, la majorité des avocats de la défense ont encore demandé la liberté provisoire. Mais rien ne semble ébranler l’intime conviction du juge qui a encore refusé toutes les demandes et renvoyé les accusés derrière les barreaux où ils croupissent depuis 15 mois. Cette audience était marquée par l’absence de nombreux témoins (une centaine), qui avaient reçu l’ordre du président de l’audience de ne se présenter que le jour qui leur a été indiqué dans la convocation. D’ailleurs, la salle d’audience n° 5 de la Cour d’appel de Casablanca était à moitié vide ce 13 mai. Les premières auditions de témoins commenceront à partir de juin. Hormis les plaidoiries pour la liberté provisoire, le principal sujet de discussion concernait les originaux des pièces d’accusation que la défense continue de réclamer. Cette fois-ci, ce sont les originaux des métrés justificatifs des travaux (documents établis par les bureaux d’études pour les constructions) que les avocats de la défense ont voulu consulter. Selon Mustapha Boudhar, avocat de Slimani, ces métrés constituant des pièces maîtresses dans le dossier d’accusation, «il faut donc que la Cour exige leur insertion dans le dossier». Suite à cette demande, l’avocat de Abdellatif Chraïbi, architecte poursuivi dans cette affaire, mais en état de liberté provisoire, a pris la parole et déclaré que «tous les métrés justificatifs dont la Cour aura besoin sont en possession de son client Chraïbi». La salle a eu droit à une petite altercation entre Boudhar et deux de ses confrères. Ces derniers lui ont reproché d’intégrer dans sa demande de liberté provisoire leurs clients (Boujemaâ El Youssoufi et Abdelaziz Laâfoura), alors qu’ils ne souhaitent pas la formuler pour l’instant.Rappelons que les accusés doivent répondre à de graves accusations telles que le vol, la dilapidation de deniers publics, la corruption, la trahison et abus de pouvoir. Le rapport du juge d’instruction cite également le faux et usage de faux, l’abus de confiance et le dol en matière contractuelle et sociale et la destruction de documents administratifs. Naoufal BELGHAZI

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