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Société

Affaire Slimani & Co
Dénouement d’un procès fleuve

Par L'Economiste | Edition N°:2261 Le 24/04/2006 | Partager

. L’ex-président de la CUC écope de 10 ans de prison ferme et 50.000 DH d’amende. Une expertise déterminera les préjudices et fixera les dommages et intérêts . Les parties disposent d’un délai de 10 jours pour interjeter appel Les larmes d’Abdelmoughit Slimani, ex-président de la commune de Roches Noires, ne l’ont pas sauvé. Il a été condamné à 10 ans de prison ferme, à la saisie de tous ses biens et à payer une amende de 50.000 DH. Il s’agit de la plus lourde peine prononcée pendant la soirée du jeudi 20 avril à la Cour d’appel de Casablanca. Ce jour-là, à la salle n°5, le collège judiciaire présidé par Mustapha Farès a entendu les derniers mots des accusés avant de prononcer le verdict. La peur au ventre, la gorge nouée, les 17 accusés de la désormais fameuse affaire Slimani & Co (Abelaziz Laâfoura, ex-gouverneur d’Aïn Sebaâ a bénéficié du privilège judiciaire d’être jugé par la Cour Suprême) sont passés un à un à la barre pour clamer leur innocence. «Un dernier baroud d’honneur», lâchait, désabusé, un avocat. Slimani n’a pas pu contenir son émotion et a fondu en larmes devant Mustapha Farès. «Je n’ai pas peur de la prison votre honneur, mais de l’injustice», s’efforçait-il d’affirmer. «J’ai été victime d’un système, mais je n’ai porté préjudice à personne. Si vous pensez que je suis coupable, jugez-moi et mettez-moi en prison pour 5, 10 voire 20 ans, mais ne la faites pas sans avoir la preuve tangible des allégations faites à mon encontre», poursuit l’ex-président de la communauté urbaine de Casablanca (CUC). Outre l’intervention de Slimani, celle de Lahssen Hirouf, bien que courte, a également été très saisissante. «Tout ce que je peux me reprocher, votre honneur, c’est que j’ai été élu dans des circonstances très particulières qui obéissaient à des critères autres que ceux de la bonne gouvernance», indiqua-t-il avant de balbutier, «il vous appartient de juger cette affaire en votre âme et conscience». Vers 17h30, Farès lève la séance pour délibérer et ordonne aux accusés poursuivis en état de liberté provisoire de ne pas quitter la salle. Une longue et pénible attente commence alors pour les accusés et leurs proches venus nombreux. Les délibérations dureront 5 heures, puisque la Cour ne reviendra à la salle que vers 22h30. Farès commence par les acquittements. Deux accusés ont été innocentés et 4 autres condamnés à la période passée en détention provisoire. Mohamed Boudhir, Khalil Doghmi, Taâloucht Lhefiane et Abdelhamid Belkoura ont ainsi été libérés hier soir après avoir passé 26 mois en détention provisoire. Un grand cri déchira la salle au moment de l’annonce du verdict concernant Abderrahim Kanir, ingénieur de travaux publics, qui a écopé de 7 ans de prison ferme et de la saisie de tous ses biens. «La Cour a eu la main lourde sur Kanir. C’est la deuxième peine après celle de Slimani… Cela donne à réfléchir», confie un avocat présent dans la salle. Allusion faite aux dernières déclarations de Kanir concernant Hicham Basri (cf.www.leconomiste.com).Impatients, les proches de Slimani ne seront délivrés qu’à la fin. Mais les 10 ans de prison ferme et la saisie des biens plonge la famille dont Othman, fils de Slimani, dans un grand désarroi. D’ailleurs, Othman a quitté la salle précipitamment après l’annonce du verdict. Le président du collège a enfin précisé que les dommages et intérêts réclamés par les parties civiles devraient faire l’objet d’une expertise technique. La Cour a d’ailleurs désigné trois experts pour réaliser une évaluation technique (bancaire et immobilière) pour quantifier les préjudices causés par Slimani & Co. Cette expertise coûtera 200.000 DH au conseil de la ville de Casablanca, principale partie civile dans ce dossier qui a réclamé 231 millions de DH à Slimani & Co. Si l’on en croit plusieurs avocats de la défense, le ministère public interjettera certainement appel contre les décisions rendues en première instance. En tout cas, il dispose de 10 jours à partir de vendredi 21 avril pour le faire.Naoufal BELGHAZI

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