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Société

Affaire du vaccin contre l’hépatite B
L’égérie française anti-vaccin soutient Achraf

Par L'Economiste | Edition N°:2202 Le 27/01/2006 | Partager

. L’appel reporté au 20 mars prochain. Un séminaire sur l’importance de la vaccination «organisé à quelques jours de l’audience»!L’affaire d’Achraf Diouane, paralysé suite à sa vaccination contre l’hépatite B, prend des allures internationales. Son procès contre le laboratoire fabriquant SmithKline Beecham, est actuellement en appel. Lors de la séance du 23 janvier, Lucienne Foucras, une Française qui a écrit un livre intitulé «le Dossier noir du vaccin contre l’hépatite B», était présente dans la salle. Foucras s’est déplacée pour apporter son soutien à la famille Diouane et à sa défense. A la sortie de l’audience, elle s’est longuement entretenue avec les avocats du petit Achraf. Les discussions ont bien sûr tourné autour de l’existence d’un lien de causalité entre l’administration du vaccin Engerix B à Achraf et son état de santé actuel. Foucras a également communiqué les coordonnées de son avocate Gisèle Mor aux avocats de Diouane afin que les deux parties puissent échanger des informations sur le sujet. Gisèle Mor est très connue dans l’Hexagone, pour avoir déposé des plaintes concernant le vaccin contre l’hépatite B, contre trois ministres: Philipe Douste-Blazy, Bernard Kouchner et Jean-François Matteï. «SmithKline Beecham est une multinationale, elle adopte une stratégie à l’échelle internationale. Pour lui faire face, les avocats des victimes devraient s’allier même au-delà des frontières», confie à L’Economiste Foucras. Selon elle, le laboratoire fabriquant «n’hésite pas à influencer la Justice». Et ce en organisant des «séminaires sur l’importance du vaccin dans la lutte contre l’hépatite B, et sur l’inexistance d’une preuve scientifique établissant un lien entre la vaccination et la paralysie». Allusion directe au 7e congrès de l’Association casablancaise des pédiatres privés, qui a eu lieu du 6 au 8 janvier à Casablanca. Les responsables de l’Association des pédiatres ont choisi la vaccination comme thème pour cette septième édition. «Pourquoi ce choix à quelques jours du début du procès du petit Achraf en appel?» fait mine de s’interroger Foucras. Elle explique qu’en 2003, un séminaire sur les «bienfaits de la vaccination» contre l’hépatite B a été organisé par les laboratoires SmithKline et Pasteur-Mérieux-MSD à Paris. «Cette rencontre a eu lieu à quelques jours seulement de la décision de la Cour de cassation concernant cette polémique». Pour Foucras, il y a un lien (qui reste contesté) entre la décision de la Cour qui a cassé les deux arrêts rendus par la Cour d’appel de Versailles concluant à une indemnisation et l’organisation du séminaire.Au Maroc, il faudra attendre le 20 mars, date de la prochaine audience en appel, pour savoir si la Justice confirmera ou pas la décision rendue en première instance concluant à une indemnisation. Rappelons que l’affaire Diouane a commencé le 4 février 2000. Achraf, deux ans, dont l’état de santé est jugé excellent par les médecins, est conduit par sa mère au dispensaire du quartier pour être vacciné contre l’hépatite B. Deux jours après, soit le 6 février 2000, l’enfant est paralysé. Son père porte plainte le 4 avril de la même année, contre la société SmithKline Beecham Maroc, le laboratoire fabricant du vaccin Engerix B. Le procureur décide après quelques mois d’enquête d’enclencher l’action publique contre Ali Sedrati, représentant légal de SmithKline Beecham et contre l’infirmière, qui a administré le vaccin à Achraf. Les mis en examen sont poursuivis pour imprudence, maladresse et inattention sur la base de l’article 433 du code pénal. 5 ans après, le jugement en première instance tombe: le TPI condamne le laboratoire à verser 3 millions de DH, sans retenir de charge contre l’infirmière.


La quête des Foucras

Lucienne Foucras a perdu son mari en 1999. Vacciné sans raison sérieuse en 1996 à la suite du matraquage publicitaire qui a suivi la campagne de vaccination en France, il a développé immédiatement une «maladie neurologique complexe». Deux ans et demi après, il décédera d’une sclérose latérale amyotrophique. Les explications «hésitantes et contradictoires» que le corps médical donnait à Foucras et à son mari ne les convainc pas. Après la mort de son mari, Lucienne a continué sa quête de la vérité et a découvert de nombreux cas similaires: une quarantaine de décès dus à la même maladie, survenus dans les mêmes conditions et à la même période. Le tout conjugué aux très nombreux cas de scléroses en plaques, aux multiples cas de maladies auto-immunes qui lui ont été révélés. Le hasard seul peut-il être incriminé? C’est à cette question difficile et délicate en raison de l’ampleur de la polémique en France, qu’essaye de répondre «le Dossier noir du vaccin contre l’hépatite B».


Une centaine de plaintes

En France, près de 170 plaintes ont été déposées contre SmithKline et Pasteur-Mérieux-MSD, les deux plus grands fabricants mondiaux de vaccins contre l’hépatite B. Dans son livre, «le Dossier noir du vaccin contre l’hépatite B», Lucienne Foucras souligne «que la polémique n’existe pas seulement en France. Des procès ont été engagés en Allemagne, Russie, Turquie, ou encore en Italie». Dans ce dernier pays par exemple, «plusieurs actions en Justice ont été enclenchées et abouti à l’indemnisation des victimes».Naoufal BELGHAZI

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