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Culture

Affaire des 14 rockers: Une première bataille gagnée par la société civile

Par L'Economiste | Edition N°:1475 Le 13/03/2003 | Partager

. En attendant que les 14 musiciens et leurs familles soient réhabilités C'est sûr, l'affaire des 14 rockers a pris aujourd'hui une dimension internationale. Hier, en début de matinée, une radio allemande a contacté L'Economiste pour connaître les derniers rebondissements du dossier. D'autres médias européens et arabes s'intéressent également à l'affaire. Chose qui a amené plusieurs associations et personnalités connues à s'inquiéter pour l'image du Maroc en matière des droits de l'homme. Rappelons dans ce sens la position du Comité arabe des droits de l'homme, basé à Paris, qui a pointé du doigt le «glissement que le pays est en train de connaître dans le domaine du respect des libertés individuelles«. Le Comité avait considéré les 14 artistes comme des «prisonniers d'opinion«. Ici au Maroc, l'indignation investit la rue. Pour Khadija Rouissi du Forum Justice et Vérité, tout le monde est unanime sur le fait que le verdict prononcé à l'encontre des 14 rockers porte atteinte à la liberté individuelle. La militante a aussi tenu à attirer l'attention sur la nécessaire réhabilitation des 14 musiciens et leurs familles. «Leurs frères et soeurs qui vont à l'école se sentent profondément gênés par tout ce qui se colporte sur leur compte«. Mohammed Mghari, régisseur à la FOL, pense que le procès n'a pas lieu d'être. Pour lui, c'est plutôt la foi et l'attachement au pays des quatorze jeunes qui ont été d'une manière ou d'une autre ébranlés. Quant à Bichr Bennani, membre de la délégation qui a rencontré le ministre de la Justice lundi dernier à 18h30, il a affirmé que le ministre a perçu l'importance de l'affaire. La délégation a remis au ministre les résultats de sa propre enquête sur l'affaire.. Ce procès est une honte Les membres de la délégation sont allés à la rencontre des familles des jeunes artistes. Ils ont recueilli des témoignages et constaté de visu que rien ne prédisposait ces jeunes au moindre manquement aux bonnes moeurs. «Ce procès est une honte«, ont-ils dit au ministre. Bennani ajoute que la justice marocaine ne doit pas rester sourde face à la mobilisation qui se fait autour de «cette injustice«. Pour Noureddine Ayouch du Comité de soutien, le fait que déjà 11 parmi les 14 jeunes musiciens soient mis en liberté provisoire est un aboutissement heureux. «Une première bataille gagnée par la société civile«. Ayouch affirme que les arguments qui ont été développés par les membres de la délégation, lundi dernier, ont eu pour résultat de faire évoluer le point de vue du ministre de la Justice sur l'affaire. «C'est aussi la première ou la deuxième fois que la société civile se mobilise d'une telle manière, pour redresser la barre«, ajoute-t-il. Le but reste quand même de totalement innocenter les 14 musiciens. En tout cas, le sit-in et la soirée musicale programmés le 12 mars constituent sans doute une autre preuve de la capacité de mobilisation de la société civile. A l'heure où nous mettions sous presse, plusieurs militants du Comité de soutien ont affirmé que les deux manifestations étaient toujours maintenues. Mghari a avancé la sélection d'une douzaine de groupes et plusieurs têtes d'affiche dont le chanteur Malek, Younes Migri, Omar Sayed…


Enquête

Plusieurs amis et cousins des 14 jeunes musiciens ont exprimé leur déception face à l'évolution qu'a connue l'affaire. Il y en a même qui pensent sérieusement quitter le Maroc pour aller sous d'autres cieux où leur liberté individuelle sera respectée. Selon Ayouch, pour que ces jeunes reprennent confiance, l'Etat se doit de diligenter une enquête pour mettre à nu les soubassements d'«une affaire qui a porté préjudice à l'image du pays«. Et d'ajouter qu'il faut rester vigilant pour qu'à l'avenir, il n'y ait plus de tels dérapages.Mostafa BENTAK

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