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    Economie

    Accord d’Agadir
    Processus encore trop lent

    Par L'Economiste | Edition N°:2754 Le 11/04/2008 | Partager

    . Beaucoup de retard dans l’intégration Sud-Sud. Les pays signataires réunis à BruxellesIls étaient plus de 200, lors du premier forum d’investissement des membres de l’accord d’Agadir, organisé par l’ATU (Unité technique de l’accord d’Agadir), mardi dernier à Bruxelles. Officiels et membres du patronat des 4 pays signataires de l’accord (Maroc, Tunisie, Jordanie et Egypte) se sont livrés à un véritable concours de beauté. Vantant la qualité du climat d’investissement et les opportunités d’affaires propres à leur pays, tous ont bien montré leur ferme intention de jouer des coudes pour attirer des capitaux européens. Latifa Akharbach, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, accompagnée de Hammad Kassal, vice-président de la CGEM, se sont chargés de faire la promotion du Maroc. «Le commerce réciproque au sud de la Méditerranée s’affiche aujourd’hui à un niveau dérisoire, d’où la nécessité d’accroître le niveau d’intégration régionale», explique la secrétaire d’Etat.Un préalable pour atteindre cet objectif consiste en l’établissement d’un climat d’affaires favorable. Car «si l’investissement ne se décrète pas, il peut être stimulé», selon Akharbach. La secrétaire d’Etat a, à cet effet, rappelé les efforts entrepris par le Maroc pour améliorer son attractivité. «Favoriser une politique d’ouverture, conforter une stratégie de développement sectorielle et consolider l’infrastructure physique déclinent les efforts du Maroc pour créer des conditions favorables aux investisseurs».Le Maroc s’inscrit en droite ligne des recommandations du commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson. «Le défi aujourd'hui est de répondre aux attentes du monde des affaires en matière de sécurité et de visibilité». Les investisseurs veulent un marché réellement intégré, martèle-t-il. Et cela ne se limite pas à la levée des barrières tarifaires. Celles non tarifaires comptent aussi. Le commissaire explique par ailleurs que l’établissement d’une zone de libre-échange dans le pourtour méditerranéen ne pourra se faire qu’à deux conditions: «l’instauration d’un libre-échange bilatéral entre l’UE et chaque pays du sud de la Méditerranée» et «la construction d’un marché régional intégré sur le modèle du marché unique européen». Sur le premier axe, «d’importantes avancées ont été constatées», concède Mandelson. En effet, explique-t-il, sur la dernière décennie, les accords d'association ont permis à certains pays du sud de la Méditerranée de créer des emplois, de doubler le volume de leurs échanges avec l’UE et de réduire le déficit commercial de moitié avec la communauté. Sur le second axe, en revanche, les progrès laissent à désirer. «Comme nous nous y attendions, l’intégration s’est avérée être un défi politique majeur», révèle Mandelson. «Pas besoin que je vous rappelle le retard accumulé», «le sud de la Méditerranée est caractérisé par le taux d’intégration le plus bas au monde»… Le commissaire ne mâche pas ses mots. «Vous n’échangez pas avec vos voisins», interpelle-t-il. Il enfonce le clou. «En dépit de leur proximité et de perspectives économiques prometteuses, les pays du sud de la Méditerranée n'ont attiré que 1% des IDE européens depuis 7 ans», souligne Mandelson. Ce qui explique, selon lui, «que du côté sud de la Méditerranée, on a le sentiment que le processus Euromed ne produit pas les effets escomptés».«L’avenir économique de la région dépendra des efforts fournis pour changer cet état de fait, et l’accord d’Agadir est un pas dans la bonne direction», résume Mandelson. Pourquoi? La réponse tient en un chiffre: 120 millions. C’est le nombre de consommateurs que compte le marché sud-méditerranéen.Mais il ne s’agit là que d’un potentiel, relativise Mandelson.Pour le moins, la Commission européenne se dit prête à soutenir les efforts de promotion entrepris par chacun des pays signataires. «Nous allons investir 8 millions d’euros pour appuyer l’accord d’Agadir. Le Maroc, la Tunisie, l’Egypte et la Jordanie peuvent, désormais, compter sur un outil de facilitation des échanges et sur une institution de pilotage qui permet de suivre la mise en œuvre de l’accord», explique Eneko Landaburu, directeur général des relations extérieures à la Commission européenne.R. H.

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