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Accidents de la route: Une vraie guerre civile!

Par L'Economiste | Edition N°:1842 Le 30/08/2004 | Partager

. Que vaut le plan stratégique d’urgence intégré?. 4.000 personnes meurent sur la routes par an29 morts et 30 blessés dont 18 gravement, conséquence d’un coup de vitesse mal géré. C’est la “performance” survenue samedi dernier près d’Imintanout, dans la province de Chichaoua suite à un accident de la route. C’est un drame qui ne manque malheureusement pas de précédent (cf.www.leconomiste.com). C’est aussi un drame difficile à intégrer tant le problème semble de plus en plus banalisé. Tenez: vingt-neuf cadavres, vingt-neuf familles en deuil, vingt-neuf destins brisés le temps d’un déplacement…La collision est survenue entre un autocar en provenance d’Agadir et un camion semi-remorque et un grand taxi, venus en sens inverse. Les grands taxis, ceux que les usagers appellent communément les “messagers de la mort” ou les vaches folles sont connus pour être des hors-la-loi sur la route. Une enquête approfondie est ouverte. Elle déterminera les responsabilités…Mais faut-il attendre qu’il y ait mort d’hommes pour lancer ces enquêtes? Les chauffeurs, les véhicules (cars, voitures, camions, grands taxis) n’ont-ils pas fait l’objet de contrôles et été déclarés habilités à faire de la route? Que de questions auxquelles on ne répond pas à chaque hécatombe!Combien de temps allons-nous attendre encore pour que les unes des journaux, dans une quasi-indifférence générale, cessent d’en faire les titres au moins une fois par semaine?Les hécatombes de la route n’ont pas diminué. Au contraire, cette “guerre civile” fait toujours plus de victimes: 3,2% de morts en plus en 2003, selon les données officielles. La route a fait 3.878 morts l’année dernière et plus de 15.000 blessés graves. Un bilan record. En moyenne, 10 personnes décèdent tous les jours sur les routes. Les chiffres sont parlants, sont largement diffusés, mais assurément pas assez retentissants auprès de la population. Le ministère des Transports et de la Marine marchande a lancé un plan d’urgence stratégique intégré. Le Maroc a même son “Monsieur Sécurité routière”. Mais il faut croire que le caractère “d’urgence” de ce plan est un peu éclipsé par la dure réalité du terrain: corruption des agents de l’autorité, routes délabrées, chauffards en tous genres…. Réduire la vitesse de 10 km/hSelon une étude du ministère des Transports, les piétons et les conducteurs de deux roues représentent la moitié des tués suite aux accidents de la circulation. Plus du tiers des accidents de la circulation sont dus au manque de précaution des conducteurs. C’est la première cause des accidents. En deuxième position, l’excès de vitesse, la vitesse excessive et le non-respect de la priorité. Mais c’est surtout l”inobservation du code de la route due au sentiment d’impunité. “Il est reconnu de par le monde, et à travers des études internationales dans le domaine, qu’une réduction de 10 km/h de la vitesse peut entraîner une baisse de 30 à 40% du nombre d’accidents et victimes”, explique le ministère.Neuf accidents sur dix enregistrés entre 1998 et 2002 au niveau des intersections en agglomération surviennent dans les carrefours simples.Les accidents qui se produisent dans des carrefours sans feux ou sans stop représentent 62% du total des accidents. Sur les cinq dernières années, 80,7% des conducteurs de deux roues tués ne portaient pas de casque en agglomération, indique le ministère de tutelle. Hors agglomération, cette proportion se situe à 75,9%. 56,3% des conducteurs automobiles tués hors agglomération ne portaient pas de ceinture de sécurité. En agglomération, le port de la ceinture de sécurité est quasi-absent, puisque 87,7% des conducteurs automobiles tués en agglomération ne la portaient pas.


Un samedi meurtrier

Le samedi, Casablanca n’a pas échappé à son lot de morts par accident de la route. Un mort et quatre blessés, tel est le bilan d’un télescopage de voitures survenus samedi matin sur le boulevard de la corniche. Trois voitures se sont télescopées à la sortie du tunnel vers 4h25. L’imprudence et l’excès de vitesse seraient à l’origine de cet accident mortel.


Le Programme “d’urgence” du ministère

Vu le caractère urgent de certaines mesures à prendre pour limiter les accidents de la route, le ministère de tutelle a décliné un “programme stratégique intégré d’urgence de sécurité routière” (PSIU). “Il constitue le plan d’actions pour les années 2003, 2004 et 2005 et prend en compte les mesures urgentes et efficaces recommandées par la Stratégie nationale”, lit-on dans un document du ministère du Transport. Sept axes et mesures d’accompagnement sont déclinées:-Coordination et gestion de la sécurité routière à haut niveau-Législation-Contrôle et sanctions-Formation des conducteurs et réforme du système des examens du permis de conduire-Infrastructures routières et voiries urbaines-Secours dispensés aux victimes des accidents de la circulation-Communication et éducationNous sommes en droit de nous demander où se situe, dans ces axes ainsi déclinés, le caractère “urgent” du programme, surtout que le nombre de morts sur la route est en hausse! Mouna KADIRI

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