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    Economie

    Accidents de la route : Le Ministère se mobilise

    Par L'Economiste | Edition N°:193 Le 17/08/1995 | Partager

    Les futurs chauffards n'ont qu'à bien se tenir, avant d'aller semer la panique sur les routes meurtrières du Maroc. Ils devront tout d'abord subir l'examen du permis de conduire sous sa formule new look. Une commission créée à l'initiative du Ministère des Transports va dorénavant veiller à ce que l'octroi du permis de conduire se fasse selon les critères établis.

    Cette commission tripartite sera composée d'un représentant du Ministère des Transports, d'un représentant de la Gendarmerie Royale ainsi que d'un représentant de la police. Il faut rappeler qu'au Maroc les taux de réussite aux examens de permis de conduire sont anormalement élevés. A titre d'exemple, en 1994, 197.436 permis ont été délivrés aux 206.710 candidats qui se sont présentés aux examens, soit un pourcentage de réussite de 95,51 %.

    Par ailleurs, une autre mesure instituée par le Ministère de tutelle va dissuader les conducteurs de goûter à l'ivresse de la vitesse. Cette mesure consiste en la parution au Bulletin Officiel d'un décret portant sur le contrôle de vitesse.

    Ce décret prévoit dans un premier temps d'obliger tous les véhicules utilitaires, camions et cars transportant des voyageurs, et dont la charge dépasse 5,5 tonnes, d'installer des tachygraphes. Outre le contrôle de la vitesse, ces appareils plus connus sous le nom de mouchards permettront également de s'assurer que les conducteurs ont respecté un certain nombre de pauses. Les informations recueillies sur les mouchards seront traitées au niveau central grâce à des systèmes informatiques.

    Ces mesures de sécurité routière tiennent à coeur au nouveau Ministre des Transports qui rappelle "qu'en plus des déchirements sociaux, l'impact financier des accidents de la route n'est pas négligeable". En 1994, le coût en était estimé à plus de 1 milliard de DH.

    Enfin, autre paradoxe qui devrait justifier les mesures ci-dessus, c'est le phénomène d'élasticité des accidents de la route. En effet, lorsque des campagnes de prévention sont menées, des baisses de 50% sont enregistrées. Dès que les campagnes sont arrêtées, le nombre d'accidents reprend sa courbe exponentielle.

    M.B.

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