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Economie

Entrepreneuriat féminin
La Banque mondiale renouvelle son programme

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4812 Le 13/07/2016 | Partager
«Women for Resilience» sera élargi à une dizaine de villes dont une ou deux marocaines
Un fonds d’aide, géré par le public et le privé, est en préparation
Le nombre de bénéficiaires sera multiplié par dix d’ici la fin de l’année
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Selon une étude publiée en septembre 2015 par le cabinet McKinsey, le monde pourrait gagner 26% de PIB supplémentaires (+47% dans la région Mena), soit plus de 28 billions de dollars d’ici 2025, si les femmes venaient à participer, autant que les hommes, à l’économie. Ce gain pourrait être de près de 12 billions de dollars (+11% de PIB), si les mauvais élèves s’alignaient sur les bons en matière de parité dans leurs régions respectives

L’inclusion économique et sociale des femmes et des jeunes est au cœur de la nouvelle stratégie de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. L’institution de Bretton Woods considère qu’il s’agit de l’une des clés de la stabilité de la région Mena. En attendant son programme pour les jeunes, qui devrait être lancé très prochainement, la Banque mondiale vient d’annoncer le démarrage de la seconde phase de celui en faveur des femmes, Women For Resilience (W4R), initié en 2015. Le programme a pour objectif l’autonomisation des femmes, celles qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat et celles qui projettent de fructifier leur business, ainsi que le renforcement de leurs capacités à travers des formations. Il vise aussi l’aide à la résilience dans les villes, qui va du développement des infrastructures urbaines aux services de santé. Le W4R prévoit également une compétition de startups créées par des femmes. Avec à la clé un accompagnement et un accès au financement. Cela permettra, par ailleurs, de constituer un réseau de businesswomen. 
Un fonds est également en gestation. Le montant n’a pas encore été dévoilé, mais il sera «important», selon la Banque mondiale. «Il sera géré à la fois par le secteur public, j’entends par là la Banque mondiale, et le privé. Avec une partie pour soutenir les PME, et une deuxième pour le développement d’infrastructures en PPP», explique Olivier Lavinal, conseiller du vice-président de la Banque mondiale pour la région Mena et Afrique du Nord, Hafez Ghanem.   
Après le Caire, Beyrouth et Djibouti, W4R sera élargi à une dizaine de villes, dont une ou deux marocaines. «Nous sommes en discussion avec les partenaires marocains afin de choisir des villes. Casablanca, Rabat et Marrakech sont à l’étude. Ce seront des villes pilotes. Nous comptons par la suite monter en cadence», révèle Lavinal. 
Jusqu’à présent, 250 femmes ont bénéficié du programme. Dès cette année, le nombre sera multiplié par dix. La Banque mondiale ambitionne de le multiplier encore par dix durant la troisième phase prévue en 2017.

 

 

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