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    Economie

    La distribution a déjà banni le «mika»!

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4807 Le 01/07/2016 | Partager
    Prévoyez un emballage alternatif pour vos courses
    Selon les enseignes, un petit sac coûte 1,20 DH
    L’interdiction entre en vigueur ce 1er juillet
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    Le groupe Eco-Médias n’a pas attendu l’avènement de la loi pour respecter l’environnement. Les emballages qu’il utilise sont soit en carton ou en toile certifiés indemnes du plastique (Ph. F.Al Nasser)

    C’est ce vendredi 1er juillet que la loi 77-15 interdisant l’utilisation des sacs plastiques entre en vigueur. Et visiblement, le texte a toutes les chances d’être largement observé. Les grande et moyenne distributions ont anticipé la date butoir. A titre d’exemple, chez le réseau BIM, la clientèle devait se contenter, dès mercredi dernier, de sacs alimentaires très fins ou bien se payer, sur place, un emballage en tissu. Toutes les autres chaînes de distribution sont déjà passées au plan B. D’où la nécessité de se munir de son propre contenant pour faire ses courses. Sinon se payer les divers types d’emballage proposés par les distributeurs. Il faut compter 1,20 DH pour un petit sac. Le processus paraît en effet irréversible et sans dérogations mis à part celles prévues par la loi. Car, jamais un texte n’a bénéficié d’autant de soutiens aussi bien de la part du gouvernement que de la société civile.
    Et pour cause! L’enjeu est de taille: veiller à l’image du Maroc à l'approche de la COP22, éviter la colère de l’informel fortement impliqué dans la production des sacs plastiques et en finir avec le paysage désastreux du mica et de ses retombées sur la santé des humains et animaux.
    Côté gouvernement, une enveloppe de 200 millions de DH est consacrée pour accompagner les entreprises à se reconvertir dans d’autres activités. Pour les entreprises structurées qui font plus de 30% de leur chiffre d’affaires, l’Etat avance 50% de l’investissement lié au projet de reconversion. Il apporte 80% de la prestation de services à hauteur de 14 millions de DH maximum par industriel. Pour les entreprises qui produisent des sacs autorisés par la nouvelle loi mais qui ne sont pas conformes à la règlementation, l’Etat finance 50% de l’investissement nécessaire à la mise à niveau, à hauteur de 9 millions de DH maximum.
    Pour sa part la société civile a mobilisé une armée de bénévoles dans le cadre de l’opération «Zéro Mika» pour le ramassage des sacs en plastique. Une opération grand public lancée par la Coalition marocaine pour la justice climatique pour la sensibilisation à l’impact des déchets en plastique sur la santé et l’environnement. Reste à savoir si commerçants et ménages vont tous se conformer à la loi. Dans quels contenants faut-il emballer le poisson, la viande et même des fruits et légumes?  On sera fixé à partir de ce premier juillet.
    En attendant, les contrevenants doivent supporter de lourdes pénalités. Le texte de loi est en effet assorti d’une batterie de sanctions assez dissuasives. Puisqu’en 2010, la loi interdisant les sacs noirs s’est avérée peu efficace. Cette fois, le gouvernement a décidé de frapper fort avec des amendes allant jusqu’à un million de DH. L’article 9 punit la fabrication de sacs en plastique d’une amende de 200.000 à 1 million de DH. L’article 10 sanctionne tout détenteur en vue de vente ou de distribution (onéreuse ou gratuite) de sachets plastiques d’une amende entre 10.000 et 500.000 DH. Et toute personne qui détournerait l’usage des sacs, est passible d’une amende de 20.000 à 100.000 DH.

     

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