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    Le GPIF ne craint pas l’onde de choc du Brexit

    Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:4805 Le 29/06/2016 | Partager
    Le plus important fonds de pension mondial maintient sa stratégie boursière
    Il compte doubler les investissements en actions dans son portefeuille
    Le management table sur une stabilisation des cours des actions après le Brexit
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    Pour Norihiro Takahashi, président du fonds de pension public japonais (GPIF), il ne faut pas céder à la panique causée par le Brexit. D’ailleurs, le fonds qui reste prudent maintient sa stratégie de doubler ses placements en action  (Ph. DR)

    Le Brexit ne fait pas que des sceptiques. Le plus important fonds de pension au monde devant celui de la Norvège ne cède pas à la panique et maintient sa politique en Bourse. Le fonds de pension public japonais (GPIF) garde donc le cap de sa nouvelle stratégie boursière. Et pour cause, Norihiro Takahashi, président du fonds, écarte tout «risque d’une panique similaire au choc Lehman Brothers (en 2008)». Pour lui, contrairement à la période Lehman où les institutions financières faisaient faillites, la crise politique générée par la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE ne s’est pour le moment pas muée en «crise financière». Sans pour autant verser dans l’excès d’optimisme, Takahashi pense que «les cours des actions vont bientôt se stabiliser». Il faut dire que le fonds qui gère des actifs de près de 1.240 milliards d’euros, en 2015, s’est lancé il y a deux ans déjà dans le doublement progressif de la part des actions dans son portefeuille (de 25 à 50%), au détriment des obligations, moins risquées mais moins lucratives. Au terme du dernier trimestre 2015, l’objectif est en passe d’être réalisé puisque plus de 46% de son portefeuille était composé d’actions. Ce revirement radical de politique de placement du GPIF, qui gère la partie publique des retraites des salariés nippons, est censé lui donner plus de marge de manœuvre financière.
    La dette publique du Japon qui représente quelque 250% du PIB, qui est due aux programmes de soutien massifs lancés par les autorités après l’explosion de la bulle financière au début des années 1990, devrait s’accroître dans les années à venir dans un archipel confronté au vieillissement de sa population, compte tenu des dépenses sociales exponentielles.
    Aujourd’hui, les turbulences des marchés, sur fond de ralentissement en Chine, puis d’inquiétudes sur la croissance mondiale, posent un sérieux défi au fonds de pension. Fin 2015, GPIF avait vu s’évaporer des dizaines de milliards d’euros en trois mois du fait du plongeon des places boursières mondiales. N’ayant pas encore publié ses derniers résultats financiers, le fonds est exposé à de possibles nouvelles pertes.
    Toujours est-il, Takahashi va, tout en surveillant les conséquences européennes autour du Brexit, continuer à investir avec «prudence», plutôt que d’adopter une attitude «conservatrice».

     

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