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    Dossier Spécial

    Promotion de l’emploi
    Le pari des assises régionales

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
    Territorialiser les programmes d’emploi via des initiatives locales et des synergies interrégionales
    L’Anapec présente une panoplie de mesures d’accompagnement
    Objectif, débusquer des niches propres à chaque région et les rendre accessibles

    Avec ses nouvelles prérogatives, la Région pourra jouer aujourd’hui, en partenariat avec l’Etat, le rôle de locomotive dans le développement du territoire sur le plan économique et social, et par conséquent contribuer à la promotion de l’emploi au niveau de son territoire. «Après l’adoption de la stratégie nationale de l’emploi, nous avons jugé opportun d’inscrire son déploiement dans le grand chantier de la régionalisation avancée», indiquait Abdeslam Seddiki, ministre de l’Emploi, lors des Assises régionales de l’emploi de la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce dernier rappelle que parmi les axes de cette stratégie figure la territorialisation des programmes d’emploi à travers la promotion des initiatives locales et des synergies interrégionales. Pour ce faire, «notre agence propose aux régions un éventail de mesures complémentaires aux mesures nationales de promotion de l’emploi, rappelle Anass Doukkali, DG de l’Anapec.
    La mise en place de ces mesures nécessite pour chaque région la réalisation d’un diagnostic partagé de l’emploi qui sera débattu avec l’ensemble des acteurs lors des assises régionales d’emploi programmées. Après Souss Massa, la caravane fait escale dans la région de Rabat-Salé-Kénitra.
    Premier constat du diagnostic de cette région est la forte population inactive qui avoisine 1,8 million de personnes avec un taux d’activité de 46,4%, un niveau en dessous de la moyenne nationale, soit 47,4%. Un autre élément inquiétant, celui du taux de contribution de la femme dans le marché de l’emploi qui est de 25,1% contre plus de 69% pour les hommes. En plus du travail du diagnostic, les assises vont permettre aussi pour chaque région la mise en place d’un dispositif pour la promotion de l’emploi. Et également un cadre de gouvernance et de financement des mesures de l’emploi complémentaires aux mesures nationales. «Ces mesures ont pour but l’insertion professionnelle des non-diplômés via la formation, l’encouragement de la mobilité des chercheurs d’emploi, l’amélioration de l’employabilité aux diplômés chômeurs de longue durée et l’accompagnement des porteurs de projets», indique Anass Doukkali, DG de l’Anapec. Ce dernier rappelle que les premiers diagnostics effectués ont mis l’accent sur l’importance de la promotion du développement des secteurs et niches économiques créateurs d’emploi, l’accompagnement du secteur de l’économie sociale et solidaire et le développement des services de proximité.
    La réalisation de ces mesures va nécessiter des budgets qui seront mobilisés par le fonds régional de promotion de l’emploi avec une forte contribution des régions et éventuellement celle du secteur privé. A l’issue de ces assises, plusieurs recommandations ont été adoptées pour la promotion de l’emploi au niveau de la région de Rabat: accompagnement pour la création d’emplois dans les secteurs de l’export et agriculture ainsi que les nouvelles niches comme l’automobile, l’offshoring ou le recyclage des déchets.
    Au menu également, l’amélioration des programmes de développement des compétences au profit des jeunes en tenant en considération des besoins du marché. Tout cela pour permettre de tirer profit des potentialités de cette région qui, en plus de sa vocation agricole, se positionne comme un nouveau pôle industriel spécialisé notamment dans l’automobile.
    Pour Abdessamad Sekkal, président de la Région Rabat-Salé-Kénitra, le grand défi pour la région reste donc sa capacité de mobiliser les acteurs et réussir la convergence des politiques publiques de l’Etat au sein de son territoire.

    A Rabat, les chiffres du chômage inquiètent!

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    A l’instar des autres régions du pays, le problème des diplômés chômeurs est sérieusement posé au niveau de la Région de Rabat-Salé-Kénitra

    Le chômage des diplômés est sérieusement posé dans la région de Rabat-Salé-Kénitra avec un taux de 10%, supérieur à la moyenne nationale, soit 9,7%. Une situation qui interpelle sérieusement les deux universités de la région, Rabat et celle de Kénitra, pour mieux adapter leur offre de formation aux besoins du marché. Mais Saaïd Amzazi, président de l’université de Rabat, soulève d’autres facteurs qui contribuent à cette situation, à commencer par le niveau du taux de croissance de l’économie nationale qui ne permet pas d’absorber une grande partie des diplômés, y compris les ingénieurs. Il pointe du doigt la qualité de l’enseignement dans le primaire et le secondaire qui se traduit négativement sur le profil de nos bacheliers.
    Avec un handicap linguistique, ces derniers se trouvent dans l’obligation de poursuivre leurs études supérieures dispensées en majorité en langue française pour les cursus technique et scientifique. Toujours dans le même registre, on soulève également le problème de l’autonomie et celui de la gouvernance de l’université.

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