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    Dossier Spécial

    Les filières pour s’assurer un emploi

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4804 Le 28/06/2016 | Partager
    L’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire, des chevaux gagnants
    Energies renouvelables, IT, communication 2.0, santé et tourisme, les métiers de demain
    Les formations collent aux nouveaux besoins des entreprises
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    Les chiffres de l’Unesco sur les taux bruts de scolarisation dans l’enseignement supérieur (en %) montrent l’intérêt grandissant des jeunes pour la poursuite de leurs études. Un regard croisé entre les femmes et les hommes

    Difficile aujourd’hui de camper sur les objectifs d’hier: décrocher un poste dans la fonction publique, et ainsi s’assurer une tranquillité d’esprit et d’emploi. Le monde de plus en plus connecté d’un pays à l’autre, mais aussi aux nouvelles technologies, change la donne. Et tout va très vite. Un peu moins pressées à changer, les consciences semblent tout de même prendre le chemin de la flexibilité. Filles et garçons prennent donc de plus en plus le chemin de l’enseignement supérieur pour multiplier leurs chances de réussite. En tout cas, c’est ce qu’ils espèrent. D’autant que les universités publiques et privées entament des stratégies de rapprochement avec le milieu du travail pour former en adéquation avec les besoins des entreprises, qu’elles soient nationales ou internationales.
    L’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire sont des secteurs forts d’emplois présents et futurs pour le Maroc. Parler des métiers mondiaux de demain, c’est aussi miser sur les énergies renouvelables, l’IT, la communication version 2.0 ou le tourisme. Des secteurs qui font miroiter une nouvelle génération de postes à forte valeur ajoutée, de techniciens spécialisés aux informaticiens, en passant par les formateurs, logisticiens, auditeurs ou consultants.
    Dans cet objectif, l’Université internationale de Rabat propose de nouvelles formations avec la faculté de médecine dentaire et l’école d’ingénierie automobile, et des filières comme l’ingénierie aérospatiale, les énergies renouvelables ou l’architecture. Même démarche pour l’Université internationale de Casablanca et ses formations en génie civil, électrique, industriel, des masters en gestion internationale des ressources humaines, en psychologie et psychothérapie, et celles liées aux métiers de la santé.
    Mais pour accéder à tout ce beau monde, l’étudiant n’a plus d’autre choix que de booster sa maîtrise d’au minimum 2 langues étrangères, et particulièrement de l’anglais. La bonne nouvelle est que, d’après la 2e enquête socio-éducative, réalisée par le groupe L’Etudiant marocain, en partenariat avec HEM Business School et le ministère de l’Education nationale, sur les 5.236 élèves de la 2e année du baccalauréat, sondés dans 16 régions, 95,7% pensent que l’apprentissage des langues étrangères est nécessaire. Par contre, moins prometteur, cette même enquête révèle que 60% d’entre eux espèrent toujours décrocher après le bac une place paisible et sans surprise dans le secteur public. Comment le leur reprocher quand le chômage fait rage? Et que dire des risques et des défis inhérents à l’entrepreneuriat? Travailler les esprits donc, et bien avant le bac, pour agir à la source.  L’orientation étant en effet une étape décisive dans la vie des étudiants. Reste à leur donner accès à une information claire, efficace et en phase avec les réalités de terrain. Et bien sûr des situations d’emploi qui correspondent à leur niveau d’éducation. Car s’ils étaient un peu plus de 300.000 étudiants dans l’enseignement supérieur en 2000, 506.000 en 2010-11, les estimations faites à partir des données du ministère de l’Enseignement supérieur parlent de 800.000 étudiants en 2020, soit 2.235 pour 100.000 habitants.

    Diplômés mais au chômage!

    Entre le 3e trimestre 2014 et celui de 2015, l’économie marocaine a créé 41.000 postes d’emploi. Mais ces nouvelles créations d’emploi sont en deçà de la demande additionnelle d’emploi estimée à 107.000 personnes au niveau national. Le taux de chômage est ainsi de 10,1% au niveau national, de 9,6% pour les hommes et de 11,1% pour les femmes. Toujours selon la dernière publication du Haut commissariat au plan, au 3e trimestre 2015, le taux de chômage concernant les diplômés de l’enseignement supérieur atteignait 21%, 1 point de plus que le même trimestre de l’année précédente. Avec l’augmentation du nombre d’inscrits dans les facultés, les grandes écoles et les instituts supérieurs, plus de temps à perdre pour développer de nouvelles stratégies d’action.

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