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    Economie

    Le gouvernement tancé encore une fois sur son bilan

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4803 Le 27/06/2016 | Partager
    Endettement des établissements publics, croissance faible, crédibilité des chiffres
    Des économistes anticipent une ardoise lourde pour le prochain gouvernement
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    La bonne tenue du solde budgétaire reste l’un des points forts du mandat du gouvernement Benkirane. Elle n’a en revanche pas suffi pour rassurer sur son bilan économique

    Driss Azami et Mohamed Moubdie ont passé un mauvais quart d’heure lors du débat sur le bilan du gouvernement Benkirane(1)  jeudi dernier. La virulence des critiques du binôme, composé des économistes Abdelkader Berrada et Najib Akesbi, a révélé l’ampleur du fossé qui sépare l’exécutif du monde universitaire. Premières critiques: les chiffres des finances publiques. Pour Abdelkader Berrada, elles posent problème.  Pour convaincre, il donne l’exemple de la valeur du PIB en 2015 «avec une différence de 13 milliards de DH entre les chiffres du HCP et ceux des Finances». Sans surprise, la question de la croissance faible est aussi passée sous le scalpel.  Une faiblesse attribuée à trois facteurs, dont notamment la politique monétaire «accommodante de Bank Al-Maghrib qui assume une responsabilité dans la mesure où elle n’a pas levé les barrières d’accès au crédit en faveur des PME». Dans le prolongement du dernier rapport de la Cour des comptes,  Abdelkader Berrada identifie des zones de risque au niveau des établissements publics dont les recettes fiscales ont tendance à baisser. Pis, «leur endettement a augmenté de 23% entre 2012 et 2015 sans que cela ne se traduise par une hausse des investissements», a-t-il indiqué, avant d’alerter sur  la crise des finances publiques qui se profile. «La nouvelle majorité qui se dégagera des prochaines élections  héritera d’un passif lourd», a-t-il pronostiqué.  Pour Najib Akesbi, la couverture des dépenses par les recettes fiscales est de 62% seulement, un taux jugé «insuffisant». Le reste sera forcément couvert par l’endettement, «le gouvernement n’ayant rien fait pour combler cette lacune».
    L’économiste constate que sur les 60 recommandations des Assises de la fiscalité de 2013, aucune de la commission équité n’a été retenue. Idem pour la commission efficacité. Pour Akesbi, «la réduction des taux de la TVA pour les unifier à 2 est régressive». «Le gouvernement a raté une occasion pour évoluer vers un système fiscal plus juste», a-t-il dit.

    Fraude fiscale

    Le gouvernement a été pris à partie sur son impuissance à lutter contre la fraude fiscale. Pourtant, le PJD, qui conduit l’exécutif depuis 2012, avait fait de la lutte contre la prévarication et la corruption son cheval de bataille. Or, la fraude fiscale, un délit pénal tellement encadré dans loi, n’a jamais été utilisée. «Le projet de loi de finances de 2016 comportait une mesure qui permettait d’activer ce dispositif. Face à la pression des lobbys, cette mesure a disparu de la loi de finances», a regretté Najib Akesbi.

     

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