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Politique

Le PAM prépare ses alliances

Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4802 Le 24/06/2016 | Partager
Ilyas El Omari n’a pas dissimulé sa proximité avec l’USFP
Appel à l’ouverture d’un débat serein sur le cannabis
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Ilyas El Omari a rejeté l’idée d’un gouvernement d’unité nationale. Pour lui, on a recours à cette formule lorsque le pays est plongé dans une crise. Au Maroc, aucun indicateur ne le confirme (Ph. Bziouat)

Le SG du PAM n’a pas dissimulé sa proximité idéologique et affective avec l’USFP, une donnée qui sera prise en compte dans les alliances du parti au lendemain des législatives du 7 octobre. Ilyas El Omari n’a pas commenté le récent rapprochement de l’Istiqlal, se limitant à parler de «décision souveraine». Il a par contre considéré la «Koutla morte avec le gouvernement d’alternance conduit par Abderrahman Youssoufi».  Il n’a pas non plus cité le RNI. Invité mercredi soir de la Fondation de réflexion et d’études de l’USFP, le secrétaire général du PAM a fait le distinguo entre la coordination et les alliances entre les partis. Pour convaincre, il a cité l’eau, l’électricité, le nettoyage des rues,… autant d’activités qui relèvent des collectivités locales. Dans ce domaine, le PJD et le PAM «travaillent ensemble dans 100 communes, sans exclure personne», a-t-il affirmé. C’est aussi une manière de démonter l’argumentaire de Abdelilah Benkirane qui cherche à diaboliser la formation d’Ilyas El Omari, en l’accusant d’hégémonie. Dans ces affaires locales, où la coordination entre les partis joue à fond, le chef du gouvernement avance les alliances. Lors des dernières communales, il avait sorti la carte de la majorité alors que dans la pratique, il avait fait cavalier seul. «Dans les circonscriptions où le PJD était la principale force, il n’a rien partagé avec les partis de la coalition gouvernementale, préférant garder le tout pour lui», a noté El Omari. Ce dernier a réclamé au ministère de l’Intérieur, sans l’obtenir, la liste des personnes qui ont changé de parti en 2015: «1.000 personnes du PAM sont allés vers le PJD et personne n’en parle», a-t-il affirmé.
Sur un sujet sensible, Ilyas El Omari a été catégorique: «Je n’ai jamais été favorable à la légalisation de la vente du cannabis. Par contre, je milite pour l’ouverture d’un débat serein et public, afin de trouver une solution à cette activité dont vivent 1,5 million de personnes». Pour lui, il s’agit d’étudier toutes les expériences tentées par des pays comme les Pays-Bas où les drogues légères se vendent dans des cafés en toute légalité. L’idée est de «laisser les chercheurs et les scientifiques travailler sur cette question avant que les politiques la prennent en charge. Je suis surpris par le refus de la classe politique d’ouvrir le débat alors qu’il est central». Au niveau de la région dont il préside les destinées, Ilyas El Omari a proposé un financement pour lancer des études sur le dossier du cannabis.
 

 

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