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Stratégie logistique: Ce qui reste à faire

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4802 Le 24/06/2016 | Partager
Problèmes de massification, prix élevés du foncier, faible taux d’externalisation des PME
Des mesures pour résorber le gap
700 millions de DH pour la logistique urbaine d’ici 2021

5 ans après le lancement de la stratégie logistique, le ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique a dressé un bilan d’étape. Globalement, «le cap est maintenu notamment grâce à l’AMDL». Mais les réalisations «avancent de manière assez lente», avait indiqué, en mai dernier, Karim Ghellab, ancien ministre de l’Equipement et du Transport, architecte de cette stratégie dont la mise en œuvre a été menée par Aziz Rabbah. Aujourd’hui, le ministre de tutelle et le DG de l’AMDL ont reconnu, lors d’une rencontre tenue mercredi dernier à Rabat, que certes, «l’implémentation de la stratégie évolue bien, mais il y a encore des manquements à corriger».
Les défis à relever sont multiples. A commencer par «le taux d’externalisation qui reste encore faible, particulièrement chez les PME». S’y ajoutent l’indisponibilité de certains types d’immobilier logistique, notamment les petites cellules, en plus de la rareté et le prix élevé des terrains aménagés dans certaines régions. La massification reste aussi insuffisante de l’avis de Youness Tazi, DG de l’AMDL. Or, c’est «l’un des mots clés de la stratégie. Dans la mesure où il s’agit de construire des centres logistiques comparables à des pôles d’attraction qui doivent attirer les flux», avait expliqué Ghellab (cf. www.leconomiste.com). L’inefficacité de la logistique en ville ainsi que l’usage limité des bonnes pratiques sont également des problèmes à résoudre. Des actions sont prévues dans ce sens, dont la mise à niveau de la logistique urbaine, via un nouveau programme porté par l’AMDL pour la période 2016-2021. L’idée est de mettre en place des partenariats avec les principales villes. «Le programme de Casablanca est déjà défini», a indiqué Tazi. Ce programme sera implémenté dans le cadre d’une démarche progressive et concertée avec les professionnels. Globalement, ce nouveau chantier devra se traduire par l’injection de 700 millions de DH en termes d’investissements. Cela devra être accompagné d’un «focus sur l’optimisation des pratiques logistiques en ville, surtout pour les aspects circulation, livraisons, stockage, en plus de l’adaptation des équipements et des infrastructures».
Les PME devront aussi profiter d’actions pour «rehausser le niveau des pratiques logistiques». Un programme de mise à niveau destiné aux chargeurs et prestataires logistiques est en cours de finalisation, fait-on savoir. Ce programme sera amorcé auprès de quelques dizaines d’entreprises grâce aux 15 millions de DH budgétisés cette année.
Pour ce qui est de la problématique des terrains, le DG de l’AMDL a assuré que «90% du foncier nécessaire d’ici 2030 a été identifié». En effet, «nous disposons du foncier nécessaire notamment à Casablanca, Tanger, et nous avons démarré la signature des contrats. Cela devra aussi concerner d’autres régions», a souligné Aziz Rabbah. Les deux responsables ont avancé que «le Maroc occupe actuellement une position enviable dans la région». Le secteur a enregistré une croissance moyenne de 5,2% entre 2010 et 2014. «C’est l’un des rares secteurs où le moral des patrons est bon. Ils sont confiants vis-à-vis des perspectives de développement», selon Tazi. Les investissements des entreprises de logistique et de transport sont passés de 21,4 milliards de DH entre 2005 et 2009 à 27,7 milliards entre 2010 et 2014. Le privé a couvert 74% des investissements portant sur la construction d’entrepôts logistiques.

Coûts logistiques en baisse

■ Valeur locative des entrepôts:
DH/m²/mois:
• 2010: 62
• 2015: 40
■ Coût d'entreposage:
DH/palette/jour:
• 2010: 3
• 2015: 1,9
■ Investissements des entreprises de transport et logistique (En milliards de DH)
• 2005-2009: 21,42
• 2010-2014: 27,73
■ Création d'entreprises de transport et logistique depuis 2002:
• 2002-2005: 494
• 2006-2009: 2.398
• 2010-2013: 5.046

Infrastructures

Au-delà des challenges qui restent à relever, Aziz Rabbah et Younes Tazi ont mis l’accent sur l’évolution de l’offre marocaine de logistique. La surface logistique aménagée est passée de 80 à 550 hectares entre 2010 et 2015. La surface construite, notamment les plateformes A+B dans la région de Casablanca, a atteint 700.000 m² en 2015 contre 200.000 m² en 2010. Des réalisations menées essentiellement par les opérateurs privés comme Soft Logistique, La Voie Express, parallèlement aux entrepôts publics développés, notamment par la SNTL à Zenata.

 

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