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Bagarre autour de la succession de Ban Ki-moon

Par Salma BRIOUEL | Edition N°:4801 Le 23/06/2016 | Partager
Onze candidats en lice pour le secrétariat général de l’ONU
Les pronostics convergent vers une femme
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Helen Clark, ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande, Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco, et Susana Malcorra, ministre argentine des Affaires étrangères. Ces 3 personnalités sont citées parmi les favoris au poste de secrétaire général de l’ONU (Ph. AFP)

Le Conseil de sécurité de l’ONU désignera le 21 juillet le successeur de Ban Ki-moon au poste de secrétaire général.  Le nouveau patron de la machine administrative des Nations unies prendra ses fonctions le 1er janvier 2017. La campagne est lancée depuis plusieurs mois. Au fur et à mesure que l’on se rapproche du vote,  la bataille s’intensifie entre les différents postulants déclarés ou non. Selon les pronostics, le 9e secrétaire général des Nations unies pourrait être une femme. Cette idée séduit beaucoup car elle marquerait une avancée importante d’autant plus que l’institution est elle-même un des plus fervents défenseurs de l’approche genre. Quelques femmes figurent d’ailleurs parmi la dizaine de prétendants à la succession de Ban Ki-moon et sont toutes citées par les favoris: la ministre argentine des Affaires étrangères Susana Malcorra, sa rivale l’ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande,  Helen Clark, Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco.
La concurrence la plus menaçante pour ces candidates vient surtout d’Antonio Guterres, ex-Premier ministre portugais et ancien haut-commissaire de l’ONU aux réfugiés (HCR). L’homme connaît les arcanes de l’ONU et bénéficie de solides soutiens au sein du Conseil de sécurité. En cas de blocage, il peut représenter une solution de synthèse. Rien n’est acquis pour autant. L’ex-président slovène Danilo Türk et le ministre slovaque des Affaires étrangères, Miroslav Lajcak pourraient cependant jouer le trouble-fête.

«Le messager de la paix»

Les 15 membres du Conseil vont devoir se mettre d’accord sur un candidat qu’ils présenteront à l’Assemblée générale qui validera la recommandation. La Russie voudrait que le prochain secrétaire général soit originaire d’Europe de l’Est, d’autant plus que cette zone est la seule qui n’a pas encore été représentée à ce poste depuis la création de l’ONU.
Les membres permanents du Conseil de sécurité jouent un rôle prépondérant dans l’élection du secrétaire général de l’ONU. Il suffit qu’un d’entre eux pose son veto pour invalider tout le processus. Mais les membres non permanents ne feront pas que de la figuration. L’Angola, l’Egypte, l’Espagne, le Japon, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Sénégal, l’Ukraine, l’Uruguay et le Venezuela auront toutefois leur mot à dire dans ce choix car aucun d’entre eux ne souhaiterait faire face à un candidat qui nuirait à ses intérêts.
Le bilan de Ban Ki-moon reste très controversé. Après deux mandats, The Economist dresse un constat peu flatteur du diplomate sud-coréen. Il s’est certes illustré dans les questions écologiques mais ses fautes professionnelles l’ont rendu impopulaire,  notamment auprès de l’opinion publique marocaine qui l’accuse d’impartialité concernant l’affaire du Sahara. De plus, «le messager de la paix» n’a eu que très peu d’incidence sur les démêlés internationaux.
Mais on ne peut complètement lui en vouloir car c’est plutôt le Conseil de sécurité qui concentre l’essentiel des pouvoirs. Le principal organe de l’ONU doit se morfondre sur son incapacité à résoudre les conflits internationaux tant les intérêts de ses membres sont antagonistes. Certains Etats membres de l’ONU dénoncent une iniquité dans la composition de cet organe qui ne reflète pas la réalité géopolitique de 2016. D’où la demande pressante de sa réforme avec une cristallisation sur le droit de veto. Il s’agit surtout d’élargir le cercle de membres permanents. Mais ce processus n’avance pas à cause des rivalités régionales. De l’Asie à l’Afrique en passant par l’Amérique latine, chaque grand pays veut être celui qui va représenter sa région parmi les membres permanents du Conseil. L’Egypte, le Nigeria et l’Afrique du Sud en Afrique, le Brésil et le Mexique en Amérique latine, etc. Inutile de préciser à qui profite ce statu quo.

 

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