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    Années de plomb: Bibliographie commentée
    Les Oufkir, retentissement mondial

    Par Nadia SALAH | Edition N°:4801 Le 23/06/2016 | Partager
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    Ici une réédition en français en livre de poche, puis une autre en 2000, chez Grasset.  Au moins trois autres membres de la famille ont publié leurs mémoires

    La détention de la famille Oufkir eut un retentissement mondial. Aujourd’hui encore, des livres et des articles sont publiés. Les témoignages ont été traduits en près d’une dizaine de langues, en anglais bien sûr, mais aussi en portugais, en espagnol, en allemand, en hollandais…
    Le succès de ces livres a été très important.
    Dans plusieurs des pays de publication, la détention de la famille Oufkir est à peu près la seule référence que les gens ont sur le Maroc. Le plus traduit, le plus réimprimé est celui de Malika Oufkir, «La Prisonnière». Il fut aussi le premier à sortir, dès l’élargissement/fuite de la fille du général Oufkir. Aujourd’hui encore, nul ne sait pourquoi toute la famille du général félon  a été emprisonnée, de manière totalement inique, pendant 19 ans, de décembre 1972 jusqu’en 1991.
    L’épouse, Fatéma Oufkir dans «Les jardins du Roi» (réédité en livre de poche, très disponible) fait la part belle à sa vie de quasi-princesse avant la tentative de coup d’Etat. La famille était courtisée par le Tout-Rabat, du monde politique, quelle que soit la couleur, au monde administratif.
    Raouf Oufkir, le fils aîné, décrit le poids politique de son père dans le système marocain, puis  raconte ses dix années d’isolement total: «Les invités», dont il existe une version illustrée. Cet ouvrage est très disponible. Les invités de la famille sont les hauts responsables qui faisaient antichambre, avec un repas servi, dans la villa familiale  pour obtenir une «intervention» favorable de l’homme le plus puissant du Royaume, après Hassan II. A la lecture de ces pages, on se dit que les contrôles de gouvernance ou ceux de la Cour des comptes ont vraiment du bon. Le témoignage de Raouf Oufkir aurait mérité un plus grand succès auprès des sociologues ou des juristes  pour ce qu’il dit de la gestion publique.
    Plus récemment, la cadette des filles Oufkir, Soukaïna, a publié chez Calmann-Lévy 2008, «La vie devant moi», dont il reste quelques exemplaires chez les librairies en ligne. Soukaïna avait huit ans quand elle a été emprisonnée. Elle en a 33 quand, libérée cinq ans plus tôt, elle peut retrouver sa liberté de voyager. C’est, peut-être, le plus sincère, le moins apprêté des témoignages.

                                                                       

    De multiples traductions

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    Quelques-unes des éditions internationales du témoignage de Malika Oufkir, écrit avec la plume de la journaliste Michèle Fitoussi. Le succès a été quasiment mondial. Ce témoignage, dont personne ne conteste l’exactitude, continue de marquer durement la réputation du Maroc.

     

     

     

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