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Culture

Peinture et photographie
Grande tournée pour la tolérance

Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4801 Le 23/06/2016 | Partager
Près de 20 artistes marocains d’ici et d’ailleurs ont pris part au projet du CCME
L’exposition se poursuit jusqu’au 13 juillet à la Galerie Bab Rouah
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Les photographies tirées de la série «Nopasara» de Leïla Alaoui conversent ici avec celle de Mounir Fatmi (Ph. Bziouat)

Quoi de mieux que l’art et la culture pour bannir les frontières et véhiculer un message de tolérance et de paix. Suite à tous les évènements dramatiques qui ont frappé l’humanité récemment à Paris, Ouagadougou ou encore Orlando pour ne citer que ces trois villes, le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) a tenu à transmettre un message positif de respect et de vivre ensemble. A travers l’exposition organisée par le CCME jusqu’au 13 juillet à la Galerie Bab Rouah. L’idée est de dire non à la haine et au terrorisme en créant une «alliance artistique contre le terrorisme aveugle». «L’art de la tolérance» ce sont près de 20 artistes marocains d’ici et d’ailleurs, de confessions, de cultures et de générations différentes qui s’expriment autour d’une même thématique afin de démontrer que le Marocain est une valeur ajoutée pour l’humanité et un exemple de savoir-vivre ensemble. En effet, «le Maroc est riche par son histoire, attaché au dialogue des religions et des cultures. Nous sommes un peuple uni en faveur de la paix et du vivre-ensemble contre le terrorisme et toute sorte d’idéologie qui rejette l’autre», souligne Abdellah Boussouf, secrétaire général du CCME.
Cette exposition, qui a pris source au Maroc, voyagera à travers les continents en diffusant ce message de paix. A travers 12 étapes, elle sera présentée dans plusieurs pays arabes en Europe puis aux Etats-Unis. La prochaine escale l’amènera au

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Abdellah Boussouf, secrétaire général du CCME, en présence de Linda Goldman, commissaire et scénographe de l’exposition

siège des Nations unies, ensuite elle sera montrée à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris.
Chaque œuvre invite à la réflexion et au questionnement, autant les unes sont très expressives d’autres font dans la symbolique et l’abstraction. L’exposition s’ouvre sur un pionnier de l’art plastique contemporain, Mohamed Melehi, qui a réalisé deux toiles aux couleurs très vives imprégnées de sa touche unique. Au-delà de l’histoire que raconte chacune des œuvres, la scénographie confiée à Linda Goldman, en raconte une autre en faisant dialoguer toiles et photographies. C’est notamment le cas de la cimaise portant un regard sur le traditionnel et le moderne où les photographies réalisées au mausolée de Kairouan par Majida Khattari  font échos aux œuvres de Abdelkébir Rabi. L’exposition se poursuit avec deux tableaux de Mehdi Qotbi qui a accompagné ses œuvres d’une phrase de Anthony Burgess «L’amour et la tolérance… c’est la seule voie». Le visiteur pourra ensuite découvrir la fragilité et la douceur  des œuvres d’un blanc immaculé de Safaa Erruas et celles de Najia Mehadji où la délicatesse d’un bleu roi ondule sur la toile blanche. Un autre parallèle fait dialoguer une peinture de Mouna Bensaid exprimant l’intolérance et une photographie de Fouad Maazouz intitulée «L’intolérance? Il y a des artistes pour ça!» mettant en scène des jeunes faisant la fête dans une ambiance bon enfant. Face à cela, deux œuvres de Khalid El Bekay qui présentent un amour abstrait. Cet évènement ne pouvait avoir lieu sans un hommage à Leïla Alaoui qui a perdu la vie face à l’horreur de l’intolérance. Ses photographies tirées de sa première série professionnelle «Nopasara» sur les migrants,

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«Sublimons la tolérance», est le titre des œuvres de Moa Bennani qui côtoient celles de André Elbaz, Mahi Binebine et Dominic Besner

témoignent de sa capacité à «être en  avance sur son temps», comme l’a précisé sa mère Christine Alaoui, présente lors du vernissage. Ses photographies côtoient celle de Mounir Fatmi, un de ses photographes préférés qui voyait en elle la relève des photographes marocains. La symbolique de ce dialogue est très forte avec les bougies présentes dans les œuvres de Fatmi. La scénographie de la prochaine cimaise a également été très réfléchie et présente la tolérance avec des œuvres d’un artiste juif, deux musulmans et un chrétien. Quand celle de André Elbaz exprime «l’intolérable» en mettant en scène l’inquisition espagnole, Moa Bennani sublime l’intolérance à travers ses œuvres en invitant les peuples à s’accepter les uns les autres. Des œuvres de Mahi Binebine et Dominic Besner s’invitent également sur ce tableau où le titre des toiles de Moa Bennani a été repris. Dans l’univers de Abdallah Sadouk, dans lequel les personnages vivent en harmonie, le panorama de la ville qui fait sa signature dissimulent des symboles religieux des écritures en arabe ou encore des lettres en tifinagh. Tout aussi expressive, les peintures de Abdelaziz Charkaoui qui a opté pour l’harmonie ethnique du Maroc ou encore les photographies de Deborah Benzaquen mettant en scène des personnes aux apparences «différentes» qui prônent chacun le respect et l’acceptation de l’autre.

 

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