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    Culture

    Musique, danse, BD... l’Uzine, l’incubateur de talents à Aïn Sebaâ

    Par Aïda BOUAZZA | Edition N°:4800 Le 22/06/2016 | Partager
    L’espace artistique a été lancé par la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi
    Lieu de travail, d’échange et de programmation culturelle à Aïn Sebaâ
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    L’espace lecture met à disposition des adhérents de beaux livres qu’ils peuvent consulter. Il abritera bientôt un atelier animé par l’association «Let’s read»

    Niché en plein quartier de Aïn Sebaâ, l’immeuble de cinq étages (sous-sol inclus), qui abrite aujourd’hui l’Uzine, est à la base un immeuble bureaux, dont Karim Tazi à donné les clés à des musiciens afin qu’ils puissent avoir un lieu de travail. Il y a environ un an et demi, l’idée a germé d’en faire un véritable espace artistique pluridisciplinaire. Ce vivier créatif, qui est d’abord un lieu de travail dédié aux artistes, est soutenu et financé à 100% par l’association Touria et Abdelaziz Tazi.
     «Le gros problème qui se pose aujourd’hui pour les artistes est qu’il n’y a pas de lieux de travail. Les musiciens, les danseurs, les troupes de théâtre ne trouvent pas où répéter.

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    Le concept store donne de la visibilité aux artistes qui y exposent et vendent leurs créations

    C’est pour cela que nous offrons un espace pour toutes les disciplines», précisent Maria Daïf, directrice de l’Uzine et de la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi.   
    L’Uzine s’articule en plusieurs espaces mis à disposition  des jeunes artistes et artistes confirmés dont l’adhésion fonctionne sur le principe d’une inscription à 200 DH l’année qui leur donne aussi accès à toutes les activités. L’immeuble bureau, à la base brut, propose aujourd’hui à ses adhérents des espaces équipés afin d’accueillir les artistes dans des conditions optimales. Dès le rez-de-chaussée, le visiteur est imprégné de l’énergie créative du lieu où même les murs blancs sont offerts aux artistes afin qu’ils puissent s’exprimer.  Le graffiti étant une discipline très appréciée, des fresques géantes ornent tout l’espace. Y figurent notamment des œuvres de street artistes comme Kalamour ou encore Ed, «un enfant de l’Uzine».
    Toujours au même niveau, un concept store invite le visiteur à découvrir des jeunes créateurs ou encore des ouvrages de maisons d’éditions. Ce dépôt-vente leur octroie avant tout une visibilité. Des créations de Aicha El Beloui, la seule BD marocaine de Skef kef  entièrement produite à l’Uzine, des albums et bien d’autres créations y sont présentés. Le fruit des ventes est remis une fois par mois aux artistes. En revanche, pour

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    Le graffiti est une discipline très appréciée à l’Uzine, cet art de rue est omniprésent à l’extérieur comme à l’intérieur

    les maisons d’éditions, un accord a été établi afin que l’Uzine puisse bénéficier de 20% des ventes. Nouveauté, depuis hier, le concept store présente pour la première fois des bijoux créés en exclusivité pour l’Uzine. «Vieux jeux» est une collection de Mouna Belgrini, une jeune artiste qui fabrique des bijoux à base de pièces de scrabble.
    Le rez-de-chaussée abrite aussi une cafétéria, un espace d’exposition, une terrasse et une salle de spectacle. «Le joyau de la couronne», comme aime le décrire Maria Daïf, comprend 120 places assises et peut aller jusqu’au  220 en configuration concert grâce à un système télécommandé qui rétractent les sièges sous la régie. Concerts, spectacles, théâtres, cirque, cinéma, conférences-débats…  y sont programmés.

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    La salle de spectacle comprend entre 120 et 220 places. En fonction de l’évènement, les sièges peuvent se ranger sous la régie

    L’étage musique se trouve au sous-sol et comporte pas moins de 9 studios entièrement équipés de manière à ce que les musiciens puissent répéter dans les meilleurs conditions possible. Chacun emporte ses instruments mis à part les batteries qui sont mises à disposition (3 batteries disponibles) car elles sont plus difficiles à transporter. L’objectif est que chaque studio dispose d’une batterie d’ici 2 ans. Une cinquantaine de groupes venant de Casablanca, Rabat, Settat et Mohammedia y répètent. Les Hoba Hoba Spirit y ont leur studio, et font partie des premiers artistes qui ont investi les lieux.
    «Les espaces sont multidisciplinaires, mais ont aussi pour vocation d’être interdisciplinaires. La transversalité des disciplines est très importante, il n’y a plus de frontières», précise la directrice. En effet, tous les espaces de l’Uzine sont ouverts à tous, cela fait partie de l’esprit du lieu comme un «chez soi artistique». En plus d’ateliers de danse, de théâtre, de musique, de montage, un espace est dédié à la consultation de beaux livres. Celui-ci va commencer à recevoir l’association «Let’s read» qui animera des ateliers de lecture. Par ailleurs, le lieu dispose d’une salle polyvalente qui a accueilli récemment un atelier de gravure, un espace de stock (décors et costumes), une très grande salle qui

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    La  terrasse au dernier étage est également un espace de création. Ici l’on y crée des décors pour une pièce de théâtre à base de récupération

    accueille les ateliers d’écriture théâtrale (bientôt transformée et équipée en espace de coworking), une autre où se trouve une machine pour faire de la sérigraphie… Pour ce qui est de l’atelier photographie, l’Uzine compte renforcer cette discipline en montant un projet autour de «Aïn Sebaâ». Une dizaine d’artistes ont été invités à porter un regard sur ce quartier. En plus de l’expo photo qui est prévue pour novembre, des films, des grafs, des t-shirts, etc. seront produits dans le cadre de «Aïn Sebaâ ghir bel fan».
    Ce lieu de création et de partage se veut aussi un lieu de transmission qui organise plusieurs ateliers de théâtre, de danse, d’écriture théâtrale, de photographie… et ce, tout au long de l’année. «Nous essayons d’être des facilitateurs de rencontres entre des artistes de différentes disciplines mais aussi de différentes générations afin qu’ils puissent travailler ensemble et passer le flambeau», explique Maria Daïf. En plus d’offrir un espace de diffusion, la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi accompagne de jeunes artistes et des artistes confirmés en apport financier et soutien notamment des évènements comme le Fidadoc ou encore des projets comme Ouled Mogador du festival d’Essaouira. La Fondation mise sur de nombreux partenariats dans l’esprit du «travailler ensemble». L’Uzine accorde également une grande importance au suivi des artistes. En effet, la Fondation aspire à soutenir et accompagner au moins un artiste par discipline à travers toutes ses démarches.
    Durant le mois de Ramadan, l’Uzine propose une programmation diversifiée et quasi gratuite intitulée «Chbe3 fen f’ramdane». Théâtre, cinéma, concert et jam session animent les soirées ramadanesques et déplacent les foules dans une ambiance bon enfant, à découvrir sans modération….

     

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