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Légère baisse des IDE au Maroc

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4800 Le 22/06/2016 | Partager
3,2 milliards de dollars en 2015 contre 3,6 milliards en 2014
L’automobile et l’aéronautique, deux locomotives
L’Egypte en train de rattraper son retard
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Malgré le léger recul du flux des investissements directs étrangers (-11,2%) en 2015, le Maroc se situe dans le top 5 des pays d’accueil en Afrique. Un petit rebond a été enregistré côté des sorties. Plusieurs pays affectés par les tensions rattrapent leur retard, comme c’est le cas en Egypte

Les flux d’IDE vers le Maroc sont restés plus ou moins stables à 3,2 milliards dollars en 2015 (contre 3,6 milliards de dollars en 2014). Le pays continue à servir de base de fabrication pour les investisseurs étrangers en Afrique, selon le «World Investment Report 2016» publié le 21 juin par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Ces investissements sont concentrés dans l’automobile et l’aéronautique, en particulier de la France. Et les projets de groupes ne manquent pas comme PSA, Stelia, Figeac Aero, Delfingen… outre les programmes du Bombardier ou Yazaki... D’après les chiffres de l’Office des Changes à fin mai 2016, le flux des investissements directs étrangers a reculé de 22,5% (cf, notre édition N° 4798 du lundi 20 juin 2016).
L’Egypte et le Maroc figurent parmi les 5 premiers pays d’accueil d’IDE. Au Caire, les flux d’investissements directs étrangers ont augmenté de 49% à 6,9 milliards de dollars. Ceci en raison principalement de l’expansion des filiales étrangères dans le secteur financier (CIB Bank et Citadel Capital) et de produits pharmaceutiques (Pfizer). D’importants investissements ont été aussi réalisés dans le secteur télécoms et dans l’industrie du gaz. La Cnuced relève une amélioration du cadre macroéconomique en Afrique du Nord, ce qui redonne confiance aux investisseurs. Les flux d’IDE ont augmenté de 9% à 12,6 milliards de dollars en 2015. La reprise de l’activité dans la région a été plus que compensée par la diminution des flux en Afrique subsaharienne, en particulier en Afrique occidentale et centrale. Les flux vers l’Afrique ont chuté à 54 milliards dollars en 2015, soit une baisse de 7% par rapport à l’année précédente. La faiblesse des prix des produits de base en est la première cause.
Pour 2016, la Cnuced prédit une hausse modérée en raison des mesures de libéralisation et les privatisations prévues des entreprises d’Etat. Certains pays africains ont même adopté ou révisé des lois sur l’investissement. Ce rebond est déjà en train de devenir visible dans les projets Greenfield annoncés sur le continent. Au cours du premier trimestre de 2016, leur valeur s’élevait à 29 milliards de dollars, de 25% de plus que la même période en 2015.
La faiblesse des prix des matières premières ont pesé sur les IDE en Afrique subsaharienne. Contrairement à l’Afrique du Nord, les entrées  vers l’Afrique de l’Ouest où les investisseurs marocains sont très actifs, ont diminué de 18% à 9,9 milliards de dollars. Ceci principalement en raison d’un effondrement des investissements au Nigeria. La plus grande économie du continent est accablée par la baisse des prix des produits de base, une monnaie locale défaillante et des retards dans certains grands projets.

Mais explosion au niveau mondial

Les investissements directs étrangers (IDE) à travers le monde ont bondi de 38% pour atteindre 1.762 milliards de dollars leur plus haut niveau depuis la crise économique et financière mondiale de 2008-2009. Cette croissance était en grande partie attribuable aux fusions et acquisitions transfrontalières, passant de 432 milliards de dollars en 2014 à 721 milliards en 2015. La valeur des investissements Greenfield annoncés est restée à un niveau élevé, à 766 milliards de dollars. En outre, une partie des flux d’IDE a été liée à des reconfigurations d’entreprises impliquant de grosses sommes mais peu de mouvements en termes de ressources réelles.
Les perspectives de la Cnuced ne sont pas bonnes pour 2016 et 2017. Les flux d’IDE devraient diminuer de 10 à 15% cette année, ce qui reflète la fragilité de l’économie mondiale. Il faudrait s’attendre à une légère croissance en 2017 et en 2018 (1.800 milliards de dollars), reflétant la reprise attendue de la croissance mondiale...

 

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