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Economie

Une nouvelle baisse du taux directeur peu probable

Par Franck FAGNON | Edition N°:4799 Le 21/06/2016 | Partager
BAM devrait renvoyer les opérateurs à la rentrée
Aujourd'hui, le coût de l'argent n'est pas le principal frein à l'investissement
BAM, patronat et banques interpellent le gouvernement sur les réformes
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Les mesures de Bank Al-Maghrib pour relancer la demande de crédit et l'activité économique ont eu peu d'effet jusqu'ici. Présidé par Abdellatif Jouahri, le conseil de BAM qui se réunit aujourd'hui pourrait annoncer de nouvelles mesures de soutien à l'économie, mais une nouvelle baisse du taux directeur serait une surprise (Ph. Bziouat)

La politique monétaire accommodante de Bank Al-Maghrib ne suffit pas à redresser la demande de crédit. La progression de l'encours s'est limitée à 2% à fin avril. «Nous avons tout fait pour soutenir l'activité. Mais nous ne pouvons nous substituer aux opérateurs», avait déclaré Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib devant les membres de l'APSF à leur assemblée générale en début du mois.
Le conseil de politique monétaire qui se tient ce mardi 21 juin, pourrait annoncer de nouvelles mesures de soutien à l'économie. Cependant, les professionnels de marché écartent une nouvelle manipulation du taux directeur d'autant plus que les dernières baisses n'ont pas donné les résultats escomptés. Une autre révision du taux mère ne changera donc pas fondamentalement la donne. Le coût de l'argent n'est pas forcément le principal frein à l'investissement aujourd'hui.  L'action menée par la Banque centrale est nécessaire pour relancer l'activité, mais elle n'est pas suffisante. Ce sur quoi le wali continue d'insister. Tous les leviers seront nécessaires pour atteindre les objectifs. La balle semble davantage dans le camp du gouvernement auquel Bank Al-Maghrib, le patronat et les banques demandent d'accélérer les réformes. Un mémorandum sur les actions menées par les trois parties et celle que doit conduire le gouvernement est actuellement sur la table du Premier ministre. Les difficultés dans certaines branches industrielles, les délais de paiement... les sujets à débat sont nombreux. Il va falloir une analyse plus fine pour apporter des réponses adéquates. Ce travail sera dévolu à l'Observatoire marocain de la TPME. Ses premières productions sont annoncées pour 2019, mais en attendant, il faudra apporter des réponses aux maux des opérateurs et surtout leur redonner l'envie d'investir. Il y a un frémissement depuis le début de l'année avec une hausse à deux chiffres des importations de biens d'équipement et une légère amélioration des crédits d'investissement. Mais ces opérations sont surtout le fruit de quelques grands groupes même s'ils profitent aussi à un certain nombre de PME. Il faut espérer que le mouvement s'amplifie.
Au-delà du comportement des opérateurs, ce qui importe pour la Banque centrale est l'évolution des prix. L'inflation a été de 1,6% en avril en glissement annuel après 1,8% le mois précédent. Les prix progressent plus vite que les anticipations de Bank Al-Maghrib en mars dernier. En revanche, l'inflation sous-jacente qui reflète la tendance réelle des prix est demeurée inchangée à 0,6% en avril et reste en ligne avec les prévisions.

 

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