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    International

    Elections espagnoles
    Fixation de Podemos sur le Sahara

    Par Amine ATER | Edition N°:4798 Le 20/06/2016 | Partager
    Le «conglomérat» de la gauche radicale durcit le discours anti-marocain
    Catalogne, corruption et dette monopolisent le débat général

    Les Espagnols devront revenir aux urnes le 26 juin, dans l’espoir de voir le parti gagnant réunir une majorité. Une situation qui s’explique par le blocage issu des résultats des élections du 20 décembre 2015. Un scrutin remporté par le Partido Popular (PP) avec 123 députés contre 186 en 2011, mais sans atteindre la majorité établie à 176 lui permettant de gouverner seul. Les socialistes du PSOE ont pour leur part enregistré le pire score de leur histoire, avec seulement 90 députés contre 110 en 2011. Emanation des fameux indignés (indignados) de Madrid et Barcelone, le parti hybride Podemos (situé à gauche du PSOE) reste le grand vainqueur de ces élections en réussissant à élire 69 candidats. Un score qui le propulse pour la 1re élection législative de son histoire à la troisième place et comme interlocuteur incontournable pour former la majorité. L’autre nouveau-né, Ciudadano’s (centre droit) a pour sa part réussi à placer 40 de ses candidats. Un scénario inédit dans un pays habitué au bipartisme (PP vs PSOE) depuis la démocratisation de l’Espagne. Malgré plusieurs tentatives de conciliation, notamment du PSOE, aucune majorité n’a pu être formée, poussant Felipe VI à prononcer la dissolution du Parlement en avril dernier et à ordonner la tenue de nouvelles élections législatives. En plus de consacrer la fin de la bipolarisation du paysage politique espagnol et l’émergence de nouveaux partis, cette élection générale a vu disparaître le volet Sahara. Véritable marronnier utilisé par les différents partis pour capter le maximum d’électeurs, l’affaire du Sahara passionne l’opinion publique espagnole. Il n’empêche qu’en 2015, les débats, sorties fracassantes et autres polémiques portaient essentiellement sur la corruption, l’austérité et la question catalane ou encore la situation au Venezuela. Un scénario qui semble se répéter lors de cette précampagne pour le «26 J» (Juin).
    Au niveau des programmes électoraux, le parti d’Albert Rivera (Ciudadano’s) n’a rien prévu par rapport au Sahara, préférant se concentrer sur l’Union européenne et le Tafta. Podemos, rebaptisé Podemos Unidos suite au rapprochement avec Izquierda Unida (extrême gauche et principal soutien aux thèses indépendantistes en Espagne), a considérablement durci ses propositions sur le Sahara: «Nous assumerons un rôle plus actif au Conseil de sécurité de l’ONU… permettre que le Conseil de sécurité sanctionne les parties ayant obstrué le processus…». Le parti de Pablo Iglesias  prône également l’élargissement des prérogatives de la Minurso au respect des droits de l’Homme, l’augmentation des aides aux «réfugiés», l’accès à la nationalité pour les sahraouis résidant en Espagne ou encore la nomination d’un représentant spécial de l’UE pour le Sahara. Ce parti pris a obligé le PSOE  à «réaménager» sa proposition sur le sujet pour ne pas se faire déborder sur sa gauche en inscrivant dans son programme: «l’Espagne pèsera pour le suivi du respect des droits de l’Homme tant au Sahara que dans les camps de Tindouf». Le PP de son côté continue à prôner le respect des résolutions onusiennes. Cette élection bis constitue définitivement une rupture à tous les niveaux avec un glissement des «dossiers brûlants» vers la corruption, la gestion de la dette, la Catalogne ou le Venezuela pour les questions internationales.

     

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