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    Economie

    Qualité des eaux de baignade: Evitez les plages de Tanger!

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4798 Le 20/06/2016 | Partager
    Ses stations sont les plus polluées, déconseillées aux estivants
    374 plages conformes aux exigences de la qualité des eaux de baignade
    Les côtes casablancaises plus propres
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    Près de 97% des 386 stations contrôlées répondent aux normes de qualité requises à la baignade. Seules les plages de la zone de Tanger sont déconseillées, notamment à cause de la pollution liée aux rejets des eaux usées

    Pour cette saison estivale, il est conseillé d’éviter les plages de Tanger, les plus polluées de tout le littoral, selon le dernier rapport sur la qualité de l’eau de baignade, préparé conjointement par les ministères de l’Environnement et du Transport. Ce document, présenté vendredi dernier, a dressé l’état des lieux de 386 stations contrôlées, au niveau des trois zones, à savoir Méditerranée et Atlantique Nord et Sud. Il en ressort que 12 stations, soit 3,11% du total, sont déclarées non conformes pour la baignade lors de cette saison. Elles sont concentrées dans la préfecture de Tanger-Asilah. 7 d’entre elles sont situées à Tanger ville, tandis que les autres concernent les plages de Markala et Jbila. Ces stations polluées, relevant des catégories C et D en termes de qualité microbiologique, subissent l’influence des rejets d’eaux usées. Ce sont également des plages qui connaissent souvent une forte concentration des baigneurs conjuguée à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène. Globalement, les autres plages sont déclarées conformes aux exigences réglementaires relatives à la qualité de baignade. Cette année, 22 plages ont été labellisées au Pavillon bleu. Que ce soit pour la façade méditerranéenne ou atlantique, toutes les plages sont de bonne ou de moyenne qualité microbiologique, soit les catégories A et B. Pour la façade méditerranéenne, les plages les plus propres sont celles de Saïdia Med, Karïat Arekmane, Quemado et Oued Laou. Pour l’Atlantique Sud, comme chaque année, la quasi-totalité des plages relève de la catégorie A, sauf celles de Sidi Ifni et Lghzira.

    Il faut également noter l’amélioration de la qualité des eaux de baignade au niveau de plusieurs stations dans la façade atlantique nord, surtout dans la zone allant de Kénitra à Casablanca, qui concentrait plusieurs points noirs l’année dernière (cf.www.leconomiste.com). Cette année, les plages de Saâda, Chahdia et Petit Zenata, souvent déconseillées à la baignade, ont fait leur entrée dans la catégorie B, avec des eaux de baignade de qualité moyenne.   
    Pour les responsables du département de l’Environnement, l’amélioration de la qualité des eaux au niveau de plusieurs plages est le résultat d’une série de mesures menées en partenariat avec les ONG. Par exemple, «le programme national de l’assainissement liquide a favorisé cette amélioration suite à la limitation des rejets des eaux usées dans la mer», a expliqué Abdelouahed Fikrate, secrétaire général du ministère de l’Environnement. Cela est lié à la mise en place de 102 stations d’épuration en plus de 6 unités de traitement préliminaire reliées aux canaux marins au niveau de Tanger, Tétouan, Rabat, Casablanca, El Jadida et Agadir. La protection et l’amélioration de la qualité des eaux au niveau des deux façades maritimes du Maroc devront aussi être renforcées grâce à la mise en place de la loi sur le littoral. Ce texte interdit les rejets des eaux usées ou des déchets dans la mer. Après l’entrée en vigueur de ce texte, le rapport annuel sur la qualité des eaux de baignade ne sera plus élaboré conjointement par les deux ministères. Il sera pris en charge, dès l’année prochaine, par le département de l’Environnement. Celui de l’Equipement et du Transport devra se concentrer, quant à lui, sur la valorisation du domaine public maritime, notamment via la préparation d’un schéma directeur, favorisant une visibilité globale de ce patrimoine.

    Pas de risque pour les baigneurs

    Le rapport annuel sur la qualité des eaux de baignade est généralement accompagné d’un document retraçant les résultats du contrôle du sable des plages. Ceci est d’autant plus important que les déchets comme les tessons de bouteilles, les seringues et autres objets coupants représentant des risques pour les estivants. La grande affluence des vacanciers, se traduisant par une éventuelle contamination du sable par la flore fongique, pourrait aussi constituer une source de transmission d’agents pathogènes. Cette année, les échantillons de sable prélevés dans les plages prospectées ne présentent pas de contaminations ni par les métaux lourds ni par les hydrocarbures. Les analyses mycologiques ont aussi montré que le sable des plages contrôlées ne présente pas de contaminations par les dermatophytes ni par les moisissures.

     

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