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    Un nouvel élan pour la Bourse!

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4798 Le 20/06/2016 | Partager
    Installation du conseil d’administration qui sera présidé par la CDG
    Liquidité, introductions en Bourse, transparence… les chantiers prioritaires
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    La Bourse s’est inscrite dans un mouvement baissier depuis 2008. Les nouveaux administrateurs de la société gestionnaire auront entre autres pour mission d’attirer de nouveaux prospects sur le marché et de donner plus de profondeur à la place (Ph. L’Economiste)

    L’on va pouvoir passer aux choses sérieuses en Bourse. Le processus de démutualisation du capital de la société gestionnaire a été finalisé vendredi dernier avec entre autres la signature du pacte d’actionnaires, des nouveaux statuts et la mise en place du conseil d’administration. Celui-ci sera présidé par Hamid Tawfiki, directeur général de CDG Capital. Ismail Douiri d’Attijariwafa bank, Mohamed Karim Mounir de la BCP, Khalid Nasr de BMCE Bank, Younes Benjelloun de CFG Bank, Jawad Hamri, représentant de BMCI, CAM, CDM, CIH Bank et Société Générale, Omar Lahlou de la CDG, Mohamed Hassan Bensalah, représentant les compagnies d’assurances, Mohammed Rachid de Casablanca Finance City Authority, Amine Jirari de Atlas Capital Bourse siègeront au conseil d’administration de la Bourse. Ils seront rejoints par deux administrateurs indépendants. L’une des premières décisions du conseil a été la ratification de l’augmentation de capital réservée à la CDG et à Casablanca Finance City Authority. Par ailleurs, il devrait maintenir pour l’instant sa confiance en la direction actuelle de la société gestionnaire de la Bourse.
    L’amélioration de la gouvernance de la Bourse était, selon les observateurs, un
    préalable pour donner un nouvel élan à la place. La recomposition du conseil d’administration et surtout sa diversité seront bénéfiques dans le cadre de la réforme du marché. De même, la flexibilité qu’offre le nouveau contrat de concession permettra de dépasser les contraintes que posaient le décalage entre le calendrier politique et l’évolution des marchés. L’écart s’est accentué ces dernières années. Désormais, la Bourse n’aura plus besoin de passer par le ministère avant d’introduire de nouveaux produits par exemple. La société gestionnaire du marché va se transformer en holding. Elle gèrera le marché au comptant et mettra en place la chambre de compensation et le marché à terme dans un délai de cinq ans.
    La réforme du marché doit notamment permettre de solutionner le problème de liquidité de la place. Cela revient à développer l’offre d’instruments mais aussi à attirer de nouvelles entreprises. La loi sur la Bourse, qui traîne toujours à sortir du circuit de validation, pourrait être d’un apport important pour augmenter les recrues à la cote. Il prévoit la création d’un marché pour les PME. Alors que l’accès au financement de ces entreprises pose toujours problème, la Bourse peut être en partie une solution, à condition que les critères d’entrée sur le marché soient plus souples. Un autre chantier important concerne l’amélioration de la qualité de l’information. Les manquements d’un certain nombre d’émetteurs ont altéré la confiance des investisseurs. Il faudra travailler à la rétablir et cela c’est davantage du ressort de l’autorité marocaine du marché des capitaux.

     

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