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    Politique

    Résultats détaillés des élections
    Une visibilité laborieuse

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4797 Le 17/06/2016 | Partager
    Difficile d’avoir une idée globale sur la répartition des voix au niveau national
    Les détails des voix exprimées disponibles uniquement au niveau des circonscriptions
    Problème de maniabilité du moteur de recherche et bugs sur certaines requêtes
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    L’analyse des profils des élus locaux confirme la faible présence des femmes, dont la part ne dépasse pas 21,18% au niveau national. Une tendance confirmée au niveau des régions. La présence des jeunes reste également timide. Plus de la moitié des élus sont âgés de plus de 45 ans

    Après plusieurs mois d’attente, le ministère de l’Intérieur a finalement livré les résultats détaillés des élections locales, tenues en septembre 2015. Le département de l’Intérieur a été interpellé à plusieurs reprises par les partis politiques pour mettre en place la data relative à ces scrutins. Une matière généralement exploitée par les états- majors des formations politiques pour préparer leurs prévisions pour les élections suivantes ou pour élaborer leurs stratégies en fonction des éléments qu’offre la nouvelle carte politique au niveau local.
     Néanmoins, avec les données mises en ligne sur le site dédié aux élections, ça sera un travail laborieux. Certains membres de partis politiques se sont prononcés sur cette opération via les réseaux sociaux. Ils ont considéré qu’il s’agit de données brutes, qui nécessitent un travail minutieux afin d’analyser la reconfiguration de la carte politique après les scrutins communal et régional. Il faut dire que cette data, en dépit des différents aspects traités, ne donne pas une vision d’ensemble sur l’évolution des rapports de force entre partis politiques au niveau national. Cela est particulièrement vrai pour le nombre de voix obtenues par chaque parti. Un sujet de controverse, souvent exploité dans des surenchères politiciennes. Lors des meetings partisans, les dirigeants du PJD font souvent référence au nombre important de voix qu’ils auraient obtenues même si le nombre de sièges ne suit pas.

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    Le taux de participation est en légère hausse par rapport à 2009. La même tendance est observée au niveau national, avec quelques variations comme pour Casablanca-Settat ayant connu une participation de 45,26% au moment où Rabat-Salé-Kénitra a enregistré 51,57%

    Or, difficile de vérifier la véracité de ces propos. Les données livrées par le département de l’Intérieur ne permettent pas d’avoir une visibilité concernant le nombre de voix obtenues par chaque formation au niveau national, ni régional. Pour avoir une idée claire, il faut affiner la recherche à la plus petite dimension du découpage électoral. Il ne s’agit ni de la préfecture ni de la commune. Il faut réduire la zone de recherche à la circonscription. Ce qui ne facilite pas la tâche de compréhension des changements de la carte politique. Même en cherchant circonscription par circonscription, ce n’est pas toujours aisé d’obtenir des résultats. Dans certains cas, il faut refaire l’opération à plusieurs reprises pour obtenir les éléments recherchés. Dans d’autres, les tentatives restent sans succès. Nous l’avons pointé dans un article sur notre site web le jour même de la publication de ces données, «la tâche est rendue ardue par un moteur de recherche capricieux et peu maniable» (cf.www.leconomiste.com). Un exercice auquel s’est livré L’Economiste. La requête a abouti dans certains cas, comme dans l’arrondissement de Souissi dans la région de Rabat. Selon les données détaillées, c’est le PAM qui arrive en tête avec la liste conduite par Adil Al Atrassi, ayant raflé 1.575 voix.
     La liste du Pjdiste Mohamed Tahiri est arrivée en 2e position avec 1.436 voix au moment où celle du Rniste Larbi Bouarda a occupé la 3e position avec 793 voix. Idem pour la région de l’Oriental où les recherches ont permis d’avoir les détails des voix au niveau de la 1re circonscription de la commune d’Oujda, de la préfecture d’Oujda Angad. Là aussi le PAM arrive en tête avec 23.398 voix, suivi du PJD avec 22.272 voix et de l’Istiqlal avec 5.031 voix. Cependant, cette opération n’a pas abouti au niveau des circonscriptions d’autres régions comme celle de Casablanca-Settat ou de Tanger-Tétouan-El Hoceima.

    Répartition des sièges (8 premiers partis)

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    Les données détaillées livrées par le ministère de l’Intérieur ont conforté les résultats annoncés au lendemain des élections locales. En l’absence de visibilité globale sur le classement des partis en termes de voix exprimées, rien n’a changé quant au nombre de sièges obtenus.
    Au niveau national, c’est le PAM qui arrive en tête, suivi de l’Istiqlal et du PJD. Une configuration déclinée au niveau des grandes régions où la course était serrée, avec le même trio au podium. A Tanger-Tétouan-El Hoceima, par exemple, le PAM est arrivé en tête avec 1.002 sièges. Le PJD et l’Istiqlal sont arrivés derrière avec respectivement 477 et 426 sièges. Idem pour Casablanca-Settat où le PAM a obtenu 916 sièges, l’Istiqlal est arrivé 2e avec 661 sièges et le PJD en troisième position avec 650.

     

     

     

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