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    Finances-Banques

    Crédits aux grands comptes
    BAM relève les exigences

    Par Franck FAGNON | Edition N°:4797 Le 17/06/2016 | Partager
    Les intentions d’émission de dette privée sur douze mois doivent figurer dans le dossier d’instruction
    Pour l’instant, BAM ne touche pas au coefficient de division des risques
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    La concentration sur certains clients constitue l’un des points faibles du secteur bancaire. Bank Al-Maghrib veut mieux encadrer les opérations avec les groupes et apparentés pour réduire le risque

    Les banques s’intéressent de plus en plus aux toutes petites entreprises et aux PME, mais doivent en même temps mieux gérer leur exposition sur les grands comptes. La faillite de la Samir et les difficultés d’un certain nombre d’entreprises dans l’immobilier ou encore dans la sidérurgie ont poussé la banque centrale à réviser les conditions d’octroi de crédit aux groupes et aux apparentés dans une nouvelle directive.
    Il s’agit surtout de nouvelles exigences en matière d’informations pour l’instruction d’un dossier de crédit. Elles vont s’appliquer aux contreparties dont la dette bancaire est au moins égale à 500 millions de DH. Les groupes concernés doivent entre autres fournir la liste complète des entreprises qui font partie du périmètre de consolidation et dresser une situation de leur endettement bancaire ainsi que de leurs encours de dette privée. En outre, ils doivent donner une visibilité sur douze mois sur leurs opérations sur le marché de la dette privée.
    Pour l’instant, la banque centrale n’a pas jugé opportun de toucher au coefficient de division des risques qui est fixé à 20% des fonds propres. L’exposition d’une banque sur une contrepartie ou un groupe de clients ne doit pas excéder ce ratio. La banque centrale peut exiger le respect d’un ratio contraignant pour certaines contreparties. La réglementation marocaine est plus dure comparée aux normes européennes qui fixent le coefficient de division des risques à 25% des fonds propres.
    Au-delà du renforcement des exigences en matière d’informations sur leurs contreparties, la banque centrale exhorte les établissements à s’accorder sur les gros dossiers afin de fractionner le risque.  
    A fin 2014, l’encours des crédits aux grands débiteurs - les clients ou groupe de clients dont l’encours des crédits est supérieur à 5% des fonds propres - totalisait 377 milliards de DH, soit 3,4 fois leurs fonds propres prudentiels. Les engagements sur les grands comptes représentent pratiquement la moitié du portefeuille de certains établissements. La concentration sur certains clients constitue l’un des points faibles du secteur bancaire, disent des analystes. C’est l’un des risques qui est surveillé de près par les agences de notation financière. En tout cas, c’est un point noir dans leur évaluation du système bancaire. «Nous pensons que ce risque de concentration restera élevé malgré la diversification des banques sur les PME», relevait dans nos colonnes Solena Gloaguen de Fitch Ratings (Voir L’Economiste du 4 septembre 2015). Il faut dire aussi que la ventilation de l’encours des crédits bancaires est en partie le reflet de la structure de l’économie. Faiblement structurées, de nombreuses TPME ne peuvent accéder aux crédits.

     

     

     

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