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    Entreprises

    PPP autour des terres de l’Etat
    Des réussites et des défaillances

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4795 Le 15/06/2016 | Partager
    Plus de 90% de l’investissement prévu réalisé
    81 projets en retard et 5 risquent la résiliation
    Un tiers des superficies irrigué au goutte-à-goutte

    Bilan globalement positif du partenariat public-privé autour des terres de l’Etat (PPP). Les objectifs stratégiques ont été, pour l’essentiel, réalisés en ce qui concerne la majorité des projets. C’est le cas des plantations arboricoles, de l’élevage, de l’économie d’eau, de la valorisation et de l’investissement. Les capitaux injectés dans les projets, validés par la Commission en charge des attributions, ont atteint 14 milliards de DH sur 15,2 milliards prévus initialement. Sauf que sur les 110.000 ha cédés en location longue durée, 11.000  frappés de mise en demeure lors de la première évaluation sont en cours de redressement. Et 5 contrats risquent d’être résiliés s’il n’y a pas conformité avec le cahier des charges (voir encadré).
    Les chiffres publiés par le ministère de l’Agriculture indiquent que la totalité de l’opération PPP a porté sur 835 projets. Et les investissements concernent, en particulier,  la production végétale (2,2 milliards de DH), l’élevage (1 milliard de DH), et les unités de valorisation (1,3 milliard de DH). S’ajoute le coût des actions transverses liées à la mise à niveau des exploitations concernées: 4,7 milliards de DH. Un montant supporté par l’Etat puisque qu’il a couvert les frais d’aménagement hydro-agricole et du foncier. Il n’empêche que ces actions ont permis la création de 42.000 emplois à profils qualifiés: 687 ingénieurs et 1.563 cadres de maîtrise.
    L’économie d’eau et la sauvegarde de l’environnement constituent également les principaux piliers de l’opération. Elle a ainsi contribué à l’extension du système d’irrigation économe d’eau. Avec à la clé l’équipement de 37.500 ha au goutte-à-goutte  et la mise en place de l’infrastructure hydro-agricole, notamment les bassins de stockage d’eau dont la capacité totale est de 9,5 millions de m3. La mécanisation des exploitations n’est pas en reste. Pas moins de 1.600 unités ont été acquises dont un millier de tracteurs, 126 semoirs, et 385 pulvérisateurs.
    En ce qui concerne la production végétale, l’opération PPP  a permis la plantation de 16.000 ha d’agrumes et 13.000 ha d’oliviers. Ce qui dégage une production additionnelle de 260.000 tonnes de petits fruits et oranges. Celle d’olives se situe à 57.000 tonnes. Mais l’ensemble de ces plantations n’est pas encore entré entièrement en pleine production. A terme, la production agrumicole issue des terres couvertes par le PPP devrait atteindre 650.000 tonnes et celle des olives 211.000 tonnes.
    Pour le moment, l’impact de ces deux produits phares sur l’export n’est pas encore visible. Il en est de même du contrat-programme signé avec l’interprofession agrumicole qui a atteint ses objectifs avant terme sans pour autant produire d’effet sur le niveau des exportations. Celles-ci représentent aujourd’hui moins du quart de la production contre 50 à 60% avant le lancement de la stratégie agricole. Plus grave, la filière connaît un déséquilibre alarmant. Les oranges affichent un recul gravissime à l’export (100.000 tonnes en 2014-2015) alors que leurs importions,  sous forme de jus, portent sur 120.000 tonnes.   Cependant, le trafic illicite et non normalisé d’agrumes sur l’Afrique subsaharienne connaît un essor sans précédent. Pour ce qui est des olives de table, la situation n’est pas reluisante non plus. Avec 1,4 million de tonnes de production, l’export peine à dépasser le niveau d’il y a deux décennies: 60.000 tonnes.  
    Une note d’optimisme vient de la tendance que prend la valorisation. L’opération de partenariat a permis jusqu’à présent l’installation de près de 100 unités modernes dont 59 unités de fruits et légumes et 26 de trituration des olives.
    Par contre l’élevage se porte bien. Du moins au niveau de la ferme. Quelque 9.000 vaches laitières ont été acquises dans le cadre du PPP autour des terres de l’Etat  et le double pour ce qui est des ovins. Le tout a généré la construction d’étables et de bergeries modernes. Mais il faut attendre la réforme du système d’abattage pour espérer une meilleure valorisation.

    Redressements et mise en demeure

    Selon le ministère de l’Agriculture, les projets de partenariat font l’objet d’un suivi régulier par la commission interministérielle, et bénéficient de l’accompagnement de l’Agence pour le développement agricole. L’objectif est   de permettre aux partenaires de surmonter les contraintes rencontrées lors de la mise en œuvre de leurs projets. Cet accompagnement a permis l’assainissement de projets portant sur 43.000 ha. La même approche a sauvé 43 projets sur   11.000 ha, ayant été mis en demeure lors de l’évaluation de la première tranche.
    Pour le moment, 5 projets défaillants sont frappés de mise en demeure. Le verdict a été prononcé par la commission interministérielle réunie le 8 juin sous la présidence du ministre de l’Agriculture. Les cinq partenaires concernés ont trois mois de répit pour lancer les investissements sous peine de résiliation des contrats.
    Des avertissements ont été également adressés à 81 partenaires dont les projets enregistrent du retard. Ils ont un délai d’un an pour mettre leur projet en conformité...

     

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