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Economie

La décompensation du gaz et du sucre devra attendre

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4792 Le 10/06/2016 | Partager
Le gouvernement ne veut pas s’aventurer sur un terrain miné à quelques mois des élections
Les dossiers de réforme sont pourtant prêts, selon Louafa
4 scénarios pour le gaz butane
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 La réforme de la compensation du sucre devra distinguer entre ses différents types, notamment le granulé, le pain de sucre ou en morceaux. Une refonte du système qui devra dégager près de 3 milliards de DH, qui seront transférés, selon Mohamed Louafa, au soutien des femmes en charge de personnes à handicap grave

Après la libéralisation des prix des hydrocarbures, la suite de la réforme du système de compensation devra attendre. Certes, Mohamed Louafa, ministre en charge des Affaires générales et de la Gouvernance, a avancé que cette réforme est prête. Sa mise en œuvre, «sera prise en charge par ce gouvernement ou par celui qui sera nommé après les élections du 7 octobre», a-t-il dit lors de la séance plénière à la Chambre des représentants, tenue mercredi dernier, pour l’examen du rapport de la Commission de contrôle des finances publiques sur la Caisse de compensation. A quatre mois du scrutin, difficile pour un gouvernement de s’aventurer dans une réforme qui peut lui coûter cher en termes de voix. Surtout qu’elle devra toucher à des produits sensibles, comme le gaz butane ou le sucre, dans la décompensation est encore en suspens. Louafa a rappelé que les tentatives de réforme de la Caisse de compensation «avaient causé deux soulèvements populaires au Maroc, en 1965 et 1981». Aujourd’hui, le ministre en charge des Affaires générales et de la Gouvernance n’y va pas par quatre chemins. Pour lui, «le gouvernement ne veut pas s’aventurer dans la réforme des subventions destinées au gaz butane». Il a avancé que «la compensation du gaz a permis de libérer les femmes, surtout dans les campagnes». Un argument qui n’a pas été du goût des députés de l’opposition. Quoi qu’il en soit, Louafa a fait savoir que la stratégie de réforme des subventions du gaz butane est prête. «Nous avons élaboré 4 scénarios», a-t-il dit, en omettant de donner plus de détails. Pour l’instant, le ministre a estimé que le gouvernement dispose d’une visibilité plus claire de la structure des prix et de la part de chacun des différents intervenants. En attendant l’opérationnalisation de la stratégie du gaz naturel liquéfié (GNL) en 2030, le gouvernement mise actuellement sur le renforcement des capacités de stockage. Aujourd’hui, «le stock national en gaz butane est de 34 jours», a-t-il fait savoir. Il a avancé que c’est l’existence de stocks importants en hydrocarbures qui a «permis d’épargner au Maroc une catastrophe suite à l’arrêt de l’activité à la Samir». Les opérateurs sont appelés à respecter les mesures de stockage, notamment en exploitant les infrastructures disponibles par exemple dans le port TangerMed. Louafa a souligné que le gouvernement ne sera pas indulgent avec les opérateurs qui ne respectent pas cette orientation. Surtout que «les frais de stockage sont inclus dans les tarifs à la pompe, payés par les consommateurs», a-t-il dit.
Autre dossier également en suspens, la réforme de la subvention au sucre. Le gouvernement avait pourtant annoncé il y a quelques mois que l’activation de ce processus est imminente. Les montants qui seront dégagés de la décompensation ont été estimés à 3 milliards de DH. Devant les députés, Louafa s’est contenté d’avancer que la stratégie de réforme est prête. Dans le nouveau scénario, «nous allons distinguer entre le sucre granulé, le pain de sucre et le sucre en morceaux», a noté le ministre. Pour lui, «les montants dégagés de cette réforme seront destinés à l’appui aux femmes ayant en charge une personne à handicap grave. Ce soutien sera déployé via le système du Ramed».

Ciblage

Pour Mohamed Louafa, «il est important de poursuivre la mise en œuvre des recommandations portant sur la réforme de la compensation, contenues dans le rapport de la Cour des comptes et celui de la Commission de contrôle des finances publiques». Celles-ci sont le résultat «d’un diagnostic effectué par les équipes de la Caisse de compensation. L’essentiel des données figurant dans le rapport de la Cour des comptes ont été communiquées par les services de la Caisse», a-t-il dit. Parmi les recommandations prévues par le rapport de la Commission, la nécessité de «mettre en place un programme bien défini avec des délais fixes pour réformer la Caisse et élaborer un programme de soutien direct, ciblant les populations pauvres et la classe moyenne». La réussite de cette réforme passe par «l’adoption de moyens efficaces à même de permettre l’activation du système de ciblage».

 

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