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    Economie

    PIB non agricole: Une inquiétante fébrilité

    Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:4790 Le 08/06/2016 | Partager
    Le niveau s'est établi à 1,9% en 2015 contre 2,5% en 2014
    Ralentissement de la demande intérieure
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    La part des exportations dans le PIB a quasi stagné en 2014 et 2015. En revanche, celle des importations est en baisse. L'année dernière le PIB par habitant a atteint 29.184 dirhams contre 27.735 en 2014

    Sans la suppression des subventions aux produits pétroliers, le PIB non agricole n'aurait peut-être pas augmenté en 2015. Il s'est établi à 3,5% en 2015 contre 3,2% une année plutôt. Sa croissance a été tirée en particulier par les impôts nets des subventions qui ont pris 15,8% enregistrant ainsi un accroissement de 6,1 points sous l'effet de décompensation des produits pétroliers. Mais le rythme de croissance de la valeur ajoutée du secteur non agricole est ralentie: 1,9% en 2015 contre 2,5% en 2014.
    Le secteur non agricole peine à devenir une véritable locomotive de l'économie. Les performances dans les nouveaux métiers mondiaux du Maroc ne suffisent pas encore à tirer toutes les activités. D'où la nécessité d'une convergence des différentes stratégies. D'ailleurs la CGEM n'a pas manqué de souligner(1) «que nous devons articuler notre pensée en termes de filières industrielles englobant non seulement les nouveaux métiers mondiaux du Maroc, mais également ceux qui constituent l’épine dorsale de son économie d’aujourd’hui».  
    En attendant que les plans sectoriels tournent à plein régime, l'arrêté provisoire des comptes nationaux de l'année 2015 ne fait que confirmer le constat dressé par les opérateurs économiques. La croissance de 4,5% est tirée par l'agriculture dont la valeur ajoutée a augmenté de 12,8%.
    L'année dernière la croissance économique a été surtout soutenue par la demande extérieure. Les échanges extérieurs nets ont contribué pour 3,5 points à la croissance contre seulement 1,2 point une année auparavant. Ce résultat est  attribué aux exportations de biens et services en hausse de 6% contre 8,4% en 2014. En revanche, les importations ont baissé de 3,1% sous l'effet d'un  recul des achats du pétrole brut de 25,6% en raison de l'arrêt du raffinage.
    L'approvisionnement en produits pétroliers s'est effectué via les achats de produits raffinés dont le volume des importations a néanmoins cédé 3%. Autres produits dont les importations ont connu un recul important, l'agriculture (-17,8), un secteur qui s'est bien comporté l'année dernière, ainsi que l'électricité avec une chute de 16,2%. La demande intérieure, qui  constituait jusque-là une des principales sources de croissance, connaît un net ralentissement de son rythme d'augmentation: 0,9% en 2015 contre 1,2% en 2014. Sa contribution à la croissance a été de 1 point contre 1,3 une année auparavant. Les dépenses de consommation des ménages ont pris 2,4% assurant ainsi une contribution de 1,1 point à la croissance. De son côté, la consommation finale des administrations publiques est restée sur le même niveau d'accroissement que l'année dernière: 1,9% participant ainsi pour 0,4 point à la croissance. Quant à la formation brute du capital fixe, elle a pris 1,5% et contribué pour 0,5 point à la croissance. Le taux d'investissement s'est établi à 30,2% du PIB contre 32,2% en 2014 enregistrant ainsi un recul de 2 points. Il a été financé à hauteur de 93,6% par l'épargne nationale brute contre 82,1% en 2014.
    En fait, le Maroc compte des taux d'investissement élevés sans que cela ne se traduise par des emplois. Une comparaison réalisée par la Banque mondiale révèle qu'il est classé juste derrière la Chine et la Corée en termes de taux d'investissement sur la période 2000-2013.

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    (1) Et ce, lors du séminaire organisé jeudi 2 juin à Skhirat sur «le modèle de développement pour l’entrée du Maroc dans le concert des pays émergents».

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