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    Régions

    Settat: L’Agence urbaine sous les foudres des élus

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
    Principal reproche: le blocage des dossiers
    Khouribga réclame sa propre agence
    Les rapports moral et financier adoptés

    C’est sans grande surprise que le conseil d’administration de l’Agence urbaine de Settat a adopté, vendredi dernier, les rapports moral et financier de cet organisme en charge des questions de l’urbanisme. Dans la foulée, le conseil a également validé ceux de l’année 2015 lors de cette session, la 14e, au titre de 2016.
    Sans grande surprise certes, mais la session n’a pas été de tout repos pour Mourad Amil, directeur de l’agence. Il a dû faire face aux remontrances et critiques de certains membres du conseil d’administration. Ces derniers ont ouvertement reproché à l’agence qu’il dirige de «bloquer» bon nombre de projets pour des «raisons futiles». Les critiques les plus acerbes sont venues des  présidents des communes urbaines de Khouribga et d’Oued Zem. Elles ont porté sur deux volets. Le premier concerne directement l’antenne de l’agence installée à Khouribga. Et, c’est le président du conseil municipal de cette ville, Charki Gholami (du PJD), qui a été le plus véhément. Il s’est interrogé, entre autres, sur la fin de non-recevoir réservée par le département de tutelle à sa requête d’ouvrir une agence urbaine dans la province de Khouribga. Mais ses critiques les plus dures ont concerné surtout les plans d’aménagement «imposés» à la ville. Là, il n’y est pas allé de main morte en se demandant si «leur concepteur connaissait réellement son métier et si les études de faisabilité nécessaires qui les ont précédés ont été menées de manière professionnelle et sérieuse». Il a indiqué à cet égard que ces plans ont été établis «alors que de nombreuses zones dans la ville avaient été ouvertes à la construction et des immeubles y ont été édifiés».
    Autre motif, qui a provoqué une véritable colère du président de la commune de Khouribga: l’extension urbaine de la ville. Le conseil communal réclame quelque 350 hectares (qui sont disponibles) à cet effet. Mais, le département de tutelle, par le biais de l’Agence urbaine de Settat, n’a accordé à la ville que 13 hectares et dont une bonne partie a été réservée aux espaces verts.
     Son homologue de la commune urbaine d’Oued Zem, Khalifa Sayri (également du PJD), n’a pas été tendre, lui non plus, avec les services de l’Agence urbaine et a reproché à son directeur le «diktat du responsable de son antenne». «Il bloque systématiquement tous les dossiers des citoyens», a-t-il fait savoir.
    Le deuxième volet des critiques a surtout porté sur les autorisations accordées par l’agence. Il lui est reproché de «pratiquer une politique de deux poids deux mesures». Un troisième membre du conseil d’administration, Al Mostapha Al Kassimi, parlementaire (du Parti de l’Istiqlal) et président du conseil provincial de Settat a dénoncé cette politique. «Comment se fait-il qu’une autorisation de sous-sol soit accordée pour un immeuble et pas pour un autre distant d’à peine une vingtaine de mètres?» s’est-il demandé.
    Une fois les esprits calmés, le conseil d’administration a débattu du bilan de l’agence au titre de 2015. Cette année a été caractérisée, note-t-on, par plusieurs activités déclinées en 4 axes par son directeur. Ce dernier a, notamment, indiqué que l’Agence urbaine de Settat a accordé un intérêt particulier à l’achèvement des études urbaines, à l’augmentation du taux de couverture de la région en documents d’urbanisme et au traitement des problèmes liés aux logements insalubres et aux logements non réglementaires et sous-équipés. L’Agence a également renforcé son rôle dans la mobilisation des zones ouvertes à l’urbanisation. Ainsi, on apprend que 7 nouveaux documents d’urbanisme ont été homologués alors que 35 autres sont arrivés à des étapes avancées dans le processus d’homologation.
    Autre axe: la gestion urbaine. L’Agence a, souligne-t-on, multiplié les efforts pour la réduction des délais d’étude des dossiers, la simplification des procédures d’instruction des dossiers de demande d’autorisation…
    L’Agence a également assuré l’encadrement et l’orientation de la construction de l’habitat social et en milieu rural.
    On note aussi que l’année 2015 a connu une baisse des recettes des services fournis par l’Agence. Elles sont effectivement passées de près de 6,70 millions de DH en 2014 à près de 4,5 millions de DH en 2015. Soit donc une baisse de 26,5%.

    Plan d’action

    L’Agence urbaine de Settat a tracé son plan d’action au titre de l’année 2016. Un plan qui ambitionne, du moins au niveau de la planification urbaine, d’accompagner le suivi et la réalisation des documents d’urbanisme en cours d’étude ou en instance d’homologation. Ce sont ainsi 36 documents qui sont en phase de finalisation, alors que 24 autres sont en cours d’achèvement et 12 en attente d’approbation. En outre, il sera procédé au lancement de 15 documents d’urbanisme au cours de cette année dans le cadre des conventions avec les communes territoriales.

    Grands projets

    En 2015, l’Agence a émis un avis favorable dans 3.323 dossiers sur les 4.295 qui lui ont été soumis. Soit un taux de 77%. En outre, une importance particulière a été accordée aux grands projets, notamment ceux objets de dérogations, avec 52% d’avis favorables (13 projets sur 25). Ces projets vont générer des investissements de près de 448 millions de DH et pas moins de 12.739 postes d’emploi.

    De notre correspondant,
    Jamal Eddine HERRADI

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