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    Baccalauréat: Six candidats sur dix à profil scientifique

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4789 Le 07/06/2016 | Partager
    Mais une minorité termine le cycle universitaire
    3 millions de copies, 40.000 correcteurs
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    L’enseignement public concentre la part la plus importante des profils scientifiques et techniques. Mais une minorité parvient à décrocher le diplôme universitaire
    (Source: Ministère de l’Education nationale)

    Baisse du nombre des candidats à l’examen du baccalauréat mais hausse des profils scientifiques. C’est le premier constat qui se dégage des chiffres publiés par le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle. Globalement, la part des branches scientifiques et techniques s’élève à 53% (228.482 candidats). Cette proportion passe à 61% dans le public. Au total, les postulants au diplôme qui ouvre la porte à l’enseignement supérieur s’élèvent cette année à 431.934 dont 45% de filles. Pas moins de 40.000 professeurs vont assurer la correction de plus de 3 millions de copies, alors que près de 50.000 cadres seront chargés de la surveillance des examens. Si bien que plusieurs mesures ont été mises en place pour parer aux tentatives de triche avec à la clé des sanctions fort dissuasives.
    Au-delà, quel enseignement tirer des effectifs et de l’avenir des futurs bacheliers? Tout d’abord, la baisse du nombre de candidats n’est-il pas un signe de la crise de confiance vis-à-vis de l’école, en ce sens qu’elle ne s’érige plus comme ascenseur social. Surtout que celui des candidats libres a plongé d’un tiers. Alors que le secteur public a vu ses candidats reculer de 6%.  C’est peut-être aussi l’effet de la baisse de la population en âge de scolarisation. Seul le privé reste sur sa lancée constatée sur la dernière décennie: +5%. C’est proche du taux d’accroissement qu’a enregistré l’ensemble des postulants durant la période 2001-2014.
    Certes plusieurs initiatives et réformes ont été mises en place mais l’abandon en cours de route reste important. Le dernier rapport du Conseil supérieur de l’éducation nationale et la formation est on ne peut plus édifiant à cet égard. Environ, 64% des étudiants quittent le système sans diplôme. Le quart de ces abandons survient déjà à la première année,  40,2% après deux années et 20,9% après trois années passées dans le système.

    bac_filieres_2_089.jpg

    Après une progression soutenue du nombre de candidats à l’examen du baccalauréat, il est constaté cette année une baisse de 10%. Recul qui touche les secteurs public et privé avec un grand plongeon pour les candidats libres

    Les étudiants restants passent jusqu’à 6 années consécutives, sans toutefois décrocher de diplôme.
    Par disciplines, c’est dans le domaine des sciences juridiques, économiques et sociales où le taux d’abandon est le plus élevé (68%) et l’obtention de diplôme et la plus basse. C’est la catégorie qui grossit généralement les rangs de diplômés chômeurs.
    Mais le phénomène d’abandon sans diplôme touche beaucoup plus l’université. Du moins le nombre de diplômés en fin de cycle reste très faible: moins de 10%.
    L’enseignement supérieur demeure marqué par sa dualité avec la coexistence de deux systèmes, l’un «régulé», l’autre «ouvert». Ce dernier faisant face à une forte croissance de ses effectifs et enregistrant les déperditions les plus massives, car considéré non adapté au marché du travail. Pourtant, le nombre des étudiants dans l’enseignement supérieur a pratiquement doublé sur la période 2001-2013. Avec des flux de bacheliers techniques et scientifiques toujours en  forte hausse: plus de 17% de croissance annuelle. Mais combien parviennent à boucler le cycle supérieur avec un titre universitaire? C’est la grande inconnue que toutes les initiatives et réformes menées jusqu’à présent peinent à résoudre.
    Pour le Conseil supérieur, «il est nécessaire de s’attaquer à un facteur qui fait sérieusement obstacle à la réalisation des objectifs de la Charte de l’enseignement: le manque d’articulation entre l’éducation nationale et la formation professionnelle. Chaque sous système fonctionne comme une entité fermée, ce qui limite les passerelles qui pourraient offrir aux jeunes de multiples possibilités de réorientation selon les vocations et les aptitudes.

     

     

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