×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Entreprises

    Gestion des déchets
    Averda: L’expérience au cas par cas

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4788 Le 06/06/2016 | Partager
    Casablanca, l’un des périmètres les plus difficiles
    Densité, rejets anarchiques, terrains vagues devenus dépotoirs…
    Le groupe libanais veut se renforcer en Afrique

    Au terme de plus de 4 années de services au Maroc, le délégataire des services de propreté Averda fait son bilan. Présent à Casablanca, Rabat, Nador et Berkane, l’opérateur libanais se targue aujourd’hui de servir 4 millions de personnes au Maroc. Avec ses 4.000 salariés et 450 véhicules sur le terrain, le groupe opère principalement dans les métiers de collecte des déchets ménagers, des déchets verts et inertes, le balayage et le lavage des voiries. L’opérateur a d’ailleurs organisé jeudi 2 juin une journée portes ouvertes (JPO), dont l’objectif était de faire le point sur ses activités au Maroc. Des prestations qui diffèrent d’un territoire à l’autre. Sur Rabat, le délégataire est chargé depuis août 2015 (au terme de son contrat de collecte des déchets ménagers à Yacoub Mansour) du balayage (technique et manuel) et du lavage des voiries sur l’ensemble du territoire.
    A Casablanca, la tâche est plutôt complexe. Averda y exerce l’ensemble de ses activités avec des résultats mitigés. L’opérateur a en effet hérité de quartiers à forte concentration démographique (Aïn Chock, Hay Hassani, Sidi Bernoussi, Sidi Moumen, Aïn Sebaâ, Roches Noires et Hay Mohammedi). «Casablanca est l’une des villes les plus difficiles sur lesquelles nous opérons aujourd’hui», explique Rami El Sayyed, directeur des opérations à Averda. Tout d’abord en raison de la densité des populations, mais aussi les rejets anarchiques, le nombre de terrains vagues transformés en dépotoirs… «Malgré ces contraintes, nous avons tout de même pu réaliser des avancées», tient à préciser le manager. Elle est loin donc la période de crise qui a prévalu de mars à septembre 2014 à Casablanca, avant l’arrivée du nouveau matériel (cf. édition du 25 août 2014). Aujourd’hui, plus de 2.200 salariés d’Averda opèrent sur la métropole.
    Certes, chaque ville a ses spécificités, mais le groupe tente d’adapter son savoir-faire en fonction des besoins locaux. A son arrivée en 2012, Nador était un grand challenge, selon les termes du management. A l’époque, Veolia avait quitté la ville en laissant un cumul considérable de déchets derrière elle. Dans l’Oriental, Berkane, composée d’une quinzaine de communes dispersées, n’est pas un marché des plus aisés non plus.
    Aujourd’hui, le groupe libanais brigue d’autres marchés au Royaume, mais aussi à l’échelle régionale. «Nous avons une grande expérience dans la gestion des déchets et nous sommes prêts à en faire bénéficier nos partenaires au Maroc, mais aussi en Afrique», confie Ella Minty, directrice de communication du groupe Averda. D’ailleurs, le groupe, qui vient d’obtenir 3 nouveaux marchés en Afrique en 2016 (Congo, Gabon et Afrique du Sud), est en négociations pour 4 nouvelles implantations. A l’échelle internationale, Averda opère déjà dans plusieurs pays dont la Jordanie, l’Irlande, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Royaume Uni….

    Un marché de 600 millions de DH/an

    Rien qu’à Casablanca, le marché de la propreté s’accapare plus de 18% des dépenses  en 2016. En effet, les deux délégataires qui se partagent la métropole (Sita Blanca et Averda) facturent plus de 600 millions de DH/an à la ville. Les prestations sont payées en fonction du tonnage des ordures ramassées. Quant au tarif à la tonne, il varie selon la nature des déchets. Ainsi, une tonne d’ordures est rémunérée entre 165 et 280 DH et la même quantité de gravats à 111 DH. Les déchets verts sont les plus chers: 530 à 560 DH la tonne. Les délégataires sont aussi payés pour leurs prestations de balayage mécanique et manuel (en fonction du kilométrage).

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc