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Culture

Marrakech du rire
Nadia Roz rit de tout… surtout des femmes!

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4786 Le 02/06/2016 | Partager
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Nadia Roz est à l’affiche du Marrakech du rire le samedi 4 juin prochain à l’Institut français, avec son spectacle «Ça fait du bien» (Ph. MDR/F. Darmigny)

Nadia Roz a l’humour dans le sang. Sûrement, comme elle l’avoue, grâce à ses origines berbères, des gens bien connus pour leur amour du rire. Cette fille de parents originaires d’Essaouira est à l’affiche du festival le 4 juin prochain avec son spectacle «Ça fait du bien». Un moment partagé avec une femme aussi drôle qu’engagée.

- L’Economiste: Vous revenez cette année avec «Ça fait du bien», vous pouvez nous en parler?
- Nadia Roz:
Tout d’abord, ce qui s’est passé pour moi l’année dernière pendant le festival est l’un de mes plus jolis souvenirs. J’ai été portée par le public. Alors revenir cette année avec mon spectacle est un honneur. J’oscille entre pression, joie et beaucoup d’excitation. J’ai hâte d’y être. Le but de ce spectacle est, comme son nom l’indique, de passer un bon moment et de se faire du bien. Oublier les problèmes et faire la fête ensemble. Je chante, je danse, je fais des imitations, j’improvise… en fait, ça part un peu dans tous les sens! «Ça fait du bien» est une galerie de personnages et de femmes d’aujourd’hui. Je parle de ma cousine comme de ce mannequin qui me permet de dénoncer cette absurdité du diktat de la beauté, de ce que l’on subit et de ce que l’on fait pour ressembler à quelque chose qui n’existe pas. Étant une grande fan de cinéma, je raconte aussi tous les films que je me fais dans la tête allant du film d’action à la romance. Et une petite surprise à la fin avec un sketch plus personnel sur la maternité puisque je suis une jeune maman.

«On peut rire de tout, mais pas tout le temps»

- Parler des femmes est l’occasion de faire passer quelques messages à leur bénéfice?
- Évidemment! Il est grand temps que le féminisme ne soit plus un gros mot, qu’il ne fasse plus peur. Aujourd’hui, les gens assument sans complexe le fait d’être racistes, de faire de la ségrégation raciale, alors pourquoi avoir honte de défendre les droits des femmes? Si je n’ai aucun problème avec ça, ce n’est, pour autant, pas un drapeau pour moi. Je suis une femme et je défends mes droits naturellement, comme je vais défendre par exemple les personnes qui ont été délogées à Saint-Denis suite aux attentats de Paris, et dont certains sont sans papiers. Lorsque l’on est touché par une injustice, il faut en parler. Rien de plus normal.

- L’improvisation est une seconde nature chez vous. Comment faites-vous avec les textes que l’on vous donne pour les tournages des séries télévisées où vous participez?
- Je pense que l’on est venu me chercher pour cette raison. En ce moment, je tourne pour M6 la série courte «Commissariat central». C’est de la comédie, on a donc besoin de fraîcheur et de spontanéité, du coup beaucoup d’improvisations sont gardées, et j’en suis ravie.

- Vous avez pris des cours de théâtre très tôt, jouer dans un film dramatique ça vous tente?
- Bien sûr! Avant tout, je me définis comme comédienne. Comme un peintre qui ne se limite pas à une seule couleur, je souhaite toucher à tous les genres. J’adorerais tourner dans un film dramatique, même si je n’en suis pas là aujourd’hui. Pour moi, le principal est de toujours faire ce que l’on aime.

- Votre premier métier de secrétaire doit fortement inspirer votre écriture?
- Le monde du travail avec bureau, costume et tailleur est en effet une vraie source d’inspiration.
Un microcosme où l’on retrouve toute la société avec sa hiérarchie, ce qu’il faut faire ou ne pas faire, le regard des autres... un ensemble de rapports humains très intéressants et inspirants. Mais ce métier m’a également aidée à me structurer en tant que comédienne et à avoir des méthodes de travail. Je suis ma propre petite secrétaire aujourd’hui.

- Même si vous n’abordez pas de sujets trop graves, comment la susceptibilité ambiante sur certains thèmes impacte votre écriture?
- Pour moi, il n’y a pas de sujets interdits. Après, il y en a qui m’intéressent plus que d’autres. Si l’on me demande si l’on peut rire de tout, je réponds oui mais pas tout le temps. Cela dépend du moment, de la période et des tensions. Après les événements en France, j’ai modifié certaines choses dans mon spectacle, que je trouvais drôles avant, puis tristes suite à ce qui s’est passé.
Le plus important est que je sois la première à rire de ce que je raconte pour pouvoir le partager avec les autres. Ces textes que j’ai enlevés, je les remettrai plus tard. Il faut un temps pour digérer et redevenir costaud sur certains sujets.

- Vous avez une méthode pour écrire?
- L’écriture peut me prendre n’importe quand. J’ai un flash, une idée, une vanne qui m’a fait rire, et je l’écris tout de suite sur mon petit carnet. Quand j’ai un moment de calme, je développe. En général, je pars toujours d’un personnage que je croise ou que j’imagine, l’important est qu’il me fasse rire. Je vais ensuite me demander tout ce que j’ai envie de lui faire vivre, de lui faire dire. Voilà, tout part de là!
Propos recueillis par
Stéphanie JACOB

 

 

 

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