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Economie

Pour s’équiper, les ménages tournent le dos au crédit

Par Franck FAGNON | Edition N°:4785 Le 01/06/2016 | Partager
L’option d’autofinancement est largement préférée
Le taux d’endettement moyen tourne autour de 30%
Les prêteurs redoublent d’effort pour séduire la clientèle des particuliers
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Les ménages préfèrent épargner pour acquérir leurs biens plutôt que d’emprunter auprès des banques ou des sociétés de financement. Même pour l’acquisition d’un logement ou d’une voiture, le recours aux fonds propres reste important

Le mode de financement envisagé par les ménages pour l’équipement domestique (Etude Wafasalaf(1); voir aussi L’Economiste du 25 mai 2016) devrait donner plus de travail aux directions marketing et commercial des établissements de crédit. Lorsqu’ils le peuvent, les ménages préfèrent s’autofinancer que d’aller pousser la porte des agences bancaires ou sociétés de financement avant de s’équiper. Pour les investissements lourds comme le logement ou la voiture, le recours au crédit est plus important sans être incontestable. Seulement quatre ménages sur dix choisissent d’emprunter.
Il y a donc matière pour les banques à développer l’activité retail. Dans un contexte de ralentissement de l’activité économique, les ménages sont plus attentifs à la gestion de leur porte-monnaie. Mais l’on observe depuis plus d’un an une remontée de leur dette financière  soutenue notamment par la détente des taux d’intérêt et des prix des biens immobiliers. Plus solvables (baisse de 1,5% des créances en souffrance sur un an à fin avril), les ménages sont aussi mieux perçus par les banques qui sont prêtes à prendre un peu plus de risque surtout que le marché des entreprises n’est pas très porteur en ce moment. Le rythme de progression de l’encours des prêts aux particuliers et aux MRE est trois fois supérieur à la croissance globale des crédits (5,8% contre 2% à fin avril).

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Les ménages sont relativement peu endettés, ce qui laisse entrevoir un gisement de croissance non négligeable pour la banque de détail. A fin 2014, la dette financière des ménages représentait 31% du PIB, un niveau similaire à celui de plusieurs économies émergentes

Au-delà de l’amélioration de leur situation, les ménages présentent un autre avantage. Ils sont relativement peu endettés. Le taux d’endettement moyen tourne autour de 30%. Une charge de la dette y compris le crédit immobilier contenue à 55% des revenus est un niveau optimal, disent les professionnels. Hors la traite pour le logement, elle ne devrait pas dépasser 40%, conseillent-ils.
Sur certaines catégories de clientèle comme les jeunes de moins de 30 ans, le recours au crédit est encore limité et n’absorbe qu’environ le quart du revenu. Ce sont généralement des jeunes qui viennent de démarrer leur carrière et dont la relation avec la banque devrait s’intensifier. Cette clientèle est devenue hautement stratégique pour les établissements. C’est l’un des marchés d’avenir de la banque de détail. Pour certaines enseignes, la volonté est d’approcher les jeunes dès le collège avec des offres adaptées.

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(1) Etude menée auprès des chefs de famille âgés de 25 à 67 ans et émargeant entre 2.500 et 20.000 DH nets par mois. L’échantillon est composé de 2.508 ménages.

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