×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Vous êtes ici

    Entreprises

    B to B in Africa
    Le Maroc veut exporter ses écosystèmes

    Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:4785 Le 01/06/2016 | Partager
    100 entreprises en prospection en Côte d’Ivoire
    Un cadre conventionnel paraphé à Abidjan
    bto_b_africa_085.jpg

    Pour relancer l’économie, le gouvernement ivoirien a misé sur l’effet multiplicateur des travaux d’infrastructure. L’extension et la réhabilitation du réseau routier sont un des piliers de ce programme (Ph. AFP)

    Les organisateurs du forum d’affaires en Afrique subsaharienne veulent passer à la vitesse supérieure: initier des partenariats d’investissement. Le ton a été donné lundi 30 mai à Abidjan, première étape de la caravane co-organisée par Maroc Export et le groupe Banque Populaire. Les discours d’institutionnels marocains et ivoiriens convergent. Les uns présentant les opportunités d’affaires existantes en Côte d’Ivoire, les autres mettant en relief, l’accompagnement que peut apporter la Banque Atlantique, notamment l’ABI (Atlantic business international) aux entreprises. La holding créée en juin 2012 avec le groupe Banque Populaire est présente dans 11 pays du continent.  
    Pour les organisateurs, le concept B to B in Africa a pour objectif premier de développer «l’internationalisation de l’entreprise marocaine, en particulier la PME». Ceci, à travers les écosystèmes industriels lancés dans le cadre du plan d’accélération industrielle. Sept écosystèmes sont d’ailleurs représentés dans la mission actuelle sur les 39 identifiés à ce jour. L’automobile, le textile, les matériaux de construction, les industries métalliques et métallurgiques, le cuir, TIC et offshoring, la chimie et la parachimie ainsi que d’autres secteurs, tels les services, l’électricité, énergie, le transport et la logistique.  Ce qui se recoupe avec la liste de la centaine d’entreprises participantes. Seulement, la plupart, pour ne pas dire la totalité, affiche d’autres intérêts. Leurs demandes s’orientent plutôt vers la recherche d’importateurs ou de distributeurs. Il n’empêche que quelques-unes ont ouvert des représentations  en Côte d’Ivoire pour des raisons de proximité. Mais à l’image du plan d’accélération industrielle, l’idée «est de créer un schéma dans lequel les entreprises championnes puissent tirer dans leur élan de croissance le tissu des PME et des TPE qui gravitent tout autour», explique la directrice générale de Maroc Export. Un modèle qui peut être transposé sur les marchés africains. D’autant plus que le continent dispose d’immenses ressources naturelles et  humaines  et déjà d’un savoir-faire industriel et de services.  Néanmoins, le manque d’intégration lui fait perdre plusieurs points de valeur ajoutée. Et la notion d’écosystème est une réponse appropriée.
     L’opportunité d’initier ce concept en Côte d’Ivoire est à saisir grâce à la présence de quelque 570 entreprises ivoiriennes et marocaines. Avec à la clé 1.288 rendez-vous qui étaient programmés. Des institutionnels, notamment le Centre de promotion des investissements de la Côte d’Ivoire, la Chambre de commerce et d’industrie et la Banque Atlantique étaient présents pour conseiller et informer les entreprises.
    Du côté marocain, il faut noter également la présence de l’Agence pour  l’énergie solaire, la Société nationale des transports et logistique. Un signal fort pour montrer que le Maroc dispose également de gros projets à vendre. Sans oublier la Fédération des technologies de l’information et celle de l’industrie automobile, toutes deux signataires de contrats pour la mise en place d’écosystèmes pour leurs secteurs respectifs.
    Une convention tripartite a été signée par Maroc Export, le groupe Banque Populaire et le Centre ivoirien de promotion des investissements. En vertu de l’accord, les parties s’engagent à déployer les efforts nécessaires pour «le développement des relations économiques et commerciales entre le Maroc et la Côte d’Ivoire». Les domaines de coopération concernent l’échange d’information, de l’expertise et des activités promotionnelles.  Pour sa part, la Banque Populaire s’engage à financer les projets portés par les entreprises marocaines ou ivoiriennes au niveau des deux pays. Elle s’engage également à associer ses experts métiers pour l’animation d’interventions organisées dans les deux pays. Une contribution financière à la promotion sera aussi apportée par la banque.

                                                                         

    La deuxième économie régionale

    LA Côte d’Ivoire a enregistré un taux de croissance de 8,4% en 2015 et compte maintenir ce niveau en 2016. Tous les secteurs ont tiré profit  de cette embellie alors que la situation était inquiétante dans ce pays avant 2012. Le gouvernement a adopté un nouveau programme de développement sur la période 2016-2020 qui doit permettre au pays d’accéder au statut d’économie émergente.  Mais déjà, il tient le premier rang au niveau de l’Union économique et monétaire  ouest-africaine dont il représente 40% du PIB. La Côte d’Ivoire est également la deuxième économie de la communauté des états de l’Afrique de l’Ouest, derrière le Nigeria. Plusieurs projets d’envergure y sont actuellement lancés. Il s’agit à titre d’exemple de la dépollution et de l’aménagement de la baie lagunaire de Cocody (sur lequel sont impliquées plusieurs entreprises marocaines), de la réalisation d’une ville aéroportuaire et de la création d’une nouvelle cité touristique et commerciale.Les échanges commerciaux entre le Maroc et la Côte d’Ivoire ont connu un dynamisme soutenu depuis 2009 à l’avantage du Maroc. En 2014, nos exportations ont porté sur 1,2 milliard de DH alors que l’import a été limité à moins de 100 millions de DH.

    DNES à Abidjan, Aziz Ghouibi

     

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc