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Entreprises

Actis mise 100 millions de dollars sur Mundiapolis

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4778 Le 23/05/2016 | Partager
Le fonds britannique accompagnera le déploiement de l’université en Afrique
Il s’agit de son premier investissement au Maroc
Accréditations internationales, partenariats, recrutement d’enseignants… de nombreux défis
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Amine Bensaïd, président de Mundiapolis: «La qualité requiert des moyens financiers, mais aussi des ressources humaines et du savoir-faire. Et Actis, avec ses projets en Chine et au Brésil, dispose d’un bassin extraordinaire d’expertise» (Ph. L'Economiste)

L’université Mundiapolis ne pouvait espérer mieux pour son 20e anniversaire, célébré jeudi dernier à Casablanca. Un financement de 100 millions de dollars (plus de 971 millions de DH) du fonds britannique Actis, l’un des plus grands investisseurs dans les pays émergents (6,6 milliards de dollars gérés). Le montant, qui sera déployé sur une période de 5 à 7 ans (le montage n’a pas encore été détaillé), servira à financer le plan de développement de l’université privée en Afrique. «Nous disposons aujourd’hui d’un modèle qui a fait ses preuves, et nous souhaitons saisir l’opportunité de devenir leader dans l’accompagnement des jeunes vers l’employabilité au niveau du continent», explique Amine Bensaïd, président de Mundiapolis. «Notre rêve est d’offrir une nouvelle éducation aux jeunes afin de leur apprendre à résoudre les problèmes qui se posent sur le continent», relève, quant à lui, Rick Philips, associé du fonds.
C’est le premier investissement d’Actis au Maroc, alors qu’il a déjà injecté 3 milliards de dollars dans une vingtaine de pays africains, dans plusieurs secteurs (énergie, immobilier, biens et services, santé, industrie...). Mais ce ne sera probablement pas le dernier. «Le Maroc est un pays qui, de par son positionnement sur le continent, nous intéresse. Si des opportunités s’y présentent, et qu’elles sont en adéquation avec nos critères d’investissement, nous y seront ouverts», confie Hichem Omezzine, directeur. «Pour Mundiapolis, nous mettrons à contribution notre expertise Sud-Sud. Nous lui apporterons les moyens de se développer à l’international, de concevoir de nouveaux programmes de qualité, notamment dans la santé, à même d’augmenter l’employabilité des lauréats», poursuit-il.
Pour mener à bien son projet, Mundiapolis devra relever de nombreux défis. Avec son programme Mundiatawjih, l’établissement a réussi une belle performance, en faisant grimper le taux d’employabilité de ses lauréats à 93%. Cela dit, pour exporter son modèle à l’international, il faudra s’aligner sur des standards internationaux. D’autant plus que la concurrence sur le continent est des plus ardues. Le premier challenge est celui des enseignants, «des accompagnateurs des étudiants et non des éducateurs». Il sera question, grâce au réseau et à l’expertise d’Actis, de puiser plus de ressources à l’international.
Mundiapolis s’ouvrira également aux accréditations internationales afin de certifier la qualité de son offre (Equis, Epas…). «Nous envisageons aussi de sélectionner et de recruter plus de partenaires, à la fois dans le Nord et en Afrique», rajoute Bensaïd.   
Actis dispose d’une longue expérience dans le domaine de l’éducation. Il a déjà accompagné des écoles et de grands groupes d’enseignement supérieur en Chine et au Brésil. Son appui pour le leader chinois de «l’overseas education» en 2011, EIC, a par exemple permis à l’opérateur de doubler le nombre de ses étudiants en seulement 3 ans, passant de 14.000 à 27.000. Il a également apporté en 2013 son soutien à l’un des plus importants centres de langue anglaise au Brésil, CNA, dont le nombre d’établissements est passé de 400 à 600 en l’espace de 18 mois.

 20 ans, 4.800 lauréats, 6 pôles d’enseignement,…

L’histoire de Mundiapolis a démarré en 1996, avec le lancement par le groupe El Eulj d’une école supérieure de finance, Polyfinance. Une seconde, cette fois-ci spécialisée en droit, Imade, a vu le jour en 1999. Le groupe ne s’arrête pas là et crée en 2002 une école d’ingénieurs, Emiae. Les trois établissements fusionnent ensuite pour donner naissance en 2009 au premier campus pluridisciplinaire privé à Casablanca, Mundiapolis. En 2015, l’université a rajouté une nouvelle corde à son arc, avec une faculté des sciences de la santé.
Mundiapolis compte 6 pôles d’enseignement, un centre de recherche, 38 filières accréditées et 21 parcours internationaux avec 12 partenaires. Elle compte à ce jour 4.800 lauréats. Près de 20% des ses enseignants sont internationaux, et 19% de ses étudiants sont subsahariens. Au total, l’université compte 31% d’étudiants étrangers de 17 nationalités. Avec les entreprises, elle compte quelque 43 partenariats.  
Grâce à son programme d’accompagnement des étudiants, Mundiatawjih, 93% de ses lauréats trouvent un emploi en moins d’un an. Au niveau des ingénieurs, ce taux est de 91% après 3 mois de la diplomation.

 

 

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