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    Courrier des Lecteurs

    Casablanca: Le chaos urbain continue

    Par L'Economiste | Edition N°:4776 Le 19/05/2016 | Partager
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    ■ Y a-t-il vraiment un nouveau maire?
     Cela fait déjà presque 8 mois que le maire de Casablanca a pris ses fonctions. Mais contrairement à ce qu’il avait promis lors de sa campagne électorale, les habitants n’ont toujours pas remarqué de différence entre les deux mandats. Les déchets continuent de joncher la voie publique. Casablanca est devenue une ville de plus en plus sale. Les chaussées sont devenues impraticables à cause des nids de poule qui tardent à être réparés. Il y a de plus en plus de marchands ambulants qui occupent le domaine public. Je me demande si l’on doit encore continuer de les qualifier d’ambulants puisqu’ils font de leurs charrettes des points de vente fixes. Les trottoirs sont squattés par les cafés et autres commerces. Les gros camions et les containers continuent de circuler en ville aux heures de pointe sur des axes qui sont actuellement paralysés à cause des travaux. Ce qui complique la circulation. Le phénomène de la mendicité et des malades mentaux sur la voie publique continue de prendre de l’ampleur.
    J.K

    ■ Réaménagement de la corniche d’Aïn Diab
    Ce qui est en train de se passer à la côte est un vrai scandale. On a arraché du marbre pour y mettre de l’asphalte. Où sont passées les tonnes de marbre qu’on a retirées? De plus, le rythme des travaux est trop long! A mon sens, ce n’est pas l’œuvre d’une société de développement local mais bien d’une société de destruction locale. En effet, enlever du marbre pour placer du ciment à la place, c’est du vol en plein jour! Il aurait plutôt fallu aménager des parkings et chasser les enfants de la rue qui harcèlent les touristes. On jette l’argent public par la fenêtre! Aussi, une enquête de votre journal ou d’Assabah  serait très utile pour mettre la lumière sur ce grand scandale. A suivre !
    M.K. 

                                                                 

    ■ Produits de la mer: Valoriser pour éviter les déchets

    Votre article sur la valorisation des produits de la mer du 11 mai est tout simplement remarquable. L’on apprend que l’innovation et l’optimisation des ressources dans le secteur de la pêche sont essentielles et constituent un avantage concurrentiel évident. Selon le plan halieutique, le poisson représente la nourriture de demain et ce secteur doit faire l’objet d’un véritable respect des conditions de durabilité et de régénération. Tout d’abord, il est conseillé de rechercher le produit qui soit le plus naturel possible et qui ne soit pas trop énergétique. L’endroit où l’on pêche est également essentiel. Il ne doit en aucun cas contenir de produits toxiques, d’insecticides ou encore de pesticides pouvant provoquer des maladies. Mais l’innovation, c’est également réduire le taux de déchets au maximum. Pour cela, il faudrait revaloriser le manque à gagner et réutiliser voire récupérer les déchets. L’on apprend ainsi que ces derniers, appelés coproduits, peuvent être vendus à part entière et parfois même plus chers que les produits directement propres à la consommation humaine! Près de 30% de la sardine comprenant notamment la queue ou encore la tête peut être utilisée pour fabriquer des pâtés ou saucisses de sardine! Je pense personnellement que cette vision durable des produits de la pêche est essentielle pour un pays comme le Maroc. La pêche est en effet l’un des secteurs les plus importants du pays et toute l’économie marocaine en dépend. Assurer son développement durable et la qualité des produits pêchés est essentiel pour la santé de ses habitants. Quant à la récupération, elle est primordiale puisqu’elle permet d’éviter le gaspillage.
    H.P.

                                                                 

    ■ Festival international du théâtre  à Oujda: Un moyen de donner goût aux arts
    J’ai particulièrement apprécié votre article sur la neuvième édition du festival international du théâtre d’Oudja qui a récemment eu lieu. L’évènement, qui vise avant tout à redonner au public goût à l’art et au théâtre, comportait une présentation de la pièce «Popol-Vuh» avec une adaptation dramatique de Josué Gabrera et la participation d’une dizaine de comédiens oujdis. En parallèle à cette présentation était organisé un séminaire sur le rôle du théâtre ainsi que des ateliers sur la mise en scène et l’écriture théâtrale animés par des spécialistes de la scène.
    Je pense que cet évènement est une véritable aubaine pour l’art. Il permettra tout d’abord aux amateurs de théâtre de découvrir de nouvelles expériences venues tout droit du Mexique ou encore d’Espagne et donc de s’ouvrir à la discipline. Autre avantage et non des moindres, le festival contribuera à créer des emplois pour différentes carrières artistiques dont notamment la dramaturgie, les décors ou encore le montage. Et ce n’est pas tout. La rencontre constitue également un moyen de contribuer à l’essor artistique de la ville.  
    A l’heure où la culture dans l’Oriental est considérée comme le parent pauvre, je suis persuadé qu’il faut multiplier ce genre d’initiatives pour le développement même du pays.
    A.G.

    ■ Autoroute de contournement de Rabat: Un projet gigantesque époustouflant
    Epoustouflant. C’est le mot juste pour désigner le projet futuriste du pont à haubans de l’autoroute de contournement de Rabat. En effet, les images et les informations de votre reportage sur le sujet paru le 13 mai dernier m’ont laissé sans voix. L’immense pont en question fait tout d’abord l’objet d’un design futuriste. Inspiré de l’architecture musulmane marocaine, la construction allie à la fois modernité et tradition. Le pont s’avère également être une véritable prouesse sur le plan technique. Le projet a en effet nécessité 100.000 m2 de coffrage, 12.000 tonnes d’aciers et a mobilisé un total de 200 personnes durant plus de 60 mois ! Etant donné la hauteur d’environ 200 mètres des pylônes, la société des Autoroutes du Maroc a fait appel à une équipe d’inspecteurs «ninjas». Paraissant sortir tout droit d’un film hollywoodien, ces derniers escaladent notamment les structures les plus inaccessibles. Pour couronner le tout, les gestionnaires de ce projet ont également pensé à harmoniser la construction avec son environnement naturel. Je suis clairement bluffé par ce projet titanesque. Cela fait plaisir qu’un pays comme le Maroc parvienne à créer de telles constructions à la fois impressionnantes, respectueuses de leur environnement et sophistiquées. Chapeau bas…
    F.E.

    ■ Comptables agréés: Et les exclus dans tout ça ?
    Je trouve que votre article sur les comptables agréés est bien fait. Toutefois, il reste incomplet parce que je pense qu’il faut aussi donner la parole aux exclus de cette liste.
    Tout d’abord, saviez-vous qu’il y a des comptables qui ont exercé pendant plus de dix ans et auxquels il manque quelques mois seulement pour être sur la liste. Est-ce que vous trouvez normal que dans un pays on laisse des gens travailler des années et des années en toute légalité pour ensuite venir leur imposer un examen qui s’avère en fait être une sorte d’exclusion déguisée. Sans oublier l’état de démoralisation générale chez ces exclus qui n’y croient plus.
    N’est-il pas plus judicieux d’inclure tout le monde tout en imposant des formations mensuelles ou trimestrielles à l’ensemble du corps comptable sachant que chaque loi de Finances amène des nouveautés.
    Quel est ce ministre ou ce député ayant passé un seul examen pour pouvoir juger de son aptitude à gérer ou décider de la destinée de tout un peuple ?
    Ziad Abdellaziz

                                                                 

    ■ Le secrétariat général du gouvernement en deuil
    Mort de Abdelhamid Hajji El Azizi, doyen des légistes marocains

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    Le dimanche 15 avril 2016, le secrétariat général du gouvernement a perdu l’un de ses éminents juristes et doyen des légistes marocains, en la personne de M. Abdelhamid Hajji El Azizi, l’inspecteur général des services administratifs au sein de ce secrétariat général. Ce grand commis de l’Etat travaillait dans l’ombre, mais il était connu de tous les chefs de gouvernement, de tous les ministres, de tous les hauts responsables, et généralement de tous les intervenants dans le processus de l’élaboration des textes législatifs et réglementaires. Et pour cause! Il a servi au sein du secrétariat général du gouvernement depuis plus d’un demi-siècle et était l’éminence grise en matière d’élaboration des textes juridiques.
    C’est par lui que transitaient tous les textes législatifs et règlementaires, C’était lui qui supervisait, à la tête d’une équipe de conseillers juridiques des administrations, la vérification de la constitutionnalité ou légalité desdits textes, ainsi que leur mise en forme finale, jusqu’à leur publication au Bulletin officiel. Faut-il citer à titre d’exemple, la supervision et l’implication active dans la mise en œuvre de la Constitution de 2011, notamment à travers la préparation de toutes les lois organiques prévues par cette constitution et dont la plupart sont publiées au Bulletin officiel. Il était simplement la mémoire vive du droit marocain, grâce à sa compétence et sa parfaite maîtrise de l’intégralité de l’arsenal juridique marocain.
    Toutes les personnes qui avaient connu ou côtoyé M. Hajji peuvent témoigner qu’il avait la sagesse, le sens de la rigueur juridique et du pragmatisme et la modestie des grands. Il avait le savoir d’un érudit, la fermeté d’un dirigeant et la bonté d’un père de famille. Il avait l’art de convaincre et la facilité de trouver la solution juridique adéquate aux problématique et problèmes posés. Avec la mort de M. Hajji, nous avons perdu un maître et un grand frère.
    M. Hajji peut reposer en paix! Son devoir a été bien accompli! Les larmes aux yeux, le cœur serré, nous te disons: Merci Monsieur Hajji, tu resteras toujours notre bien-aimé et ton œuvre continue !
    Adieu Ssi Abdelhamid !
    Ahmed Zejjari, directeur de la législation
    et de la réglementation au SGG

     

     

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