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Culture

Musiques sacrées
Soirées «très spéciales» pour la clôture

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4772 Le 13/05/2016 | Partager
«Oum Kalthoum» et Samira Saïd, des étoiles à Bab Makina
Najat Atabou et Reda Taliyani pour attirer les jeunes à Bab Boujloud
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Najat Atabou a enflammé la scène de Bab Boujloud en présence de plus de 5.000 spectateurs dont la petite famille de Abderrafie Zouitene, président de la Fondation Esprit de Fès (Ph YSA)

Après une semaine pluvieuse, le temps est dégagé pour accueillir les trois derniers spectacles programmés ce week-end dans le cadre du festival de Fès des musiques sacrées du monde. Les deux dernières «nuits de la médina» se sont déroulées à Dar Batha et à la salle de l’ex-préfecture de Fès-Médina.
En effet, les ensembles Dialogos et Kantaduri, de Bosnie-Herzégovine, ont enchanté le public de l’Institut français. Ils ont ressuscité les «anges hérétiques» et leurs rituels et croyances populaires, en présence d’un public de marque. À travers des répertoires inédits, l’ensemble a exploré, mardi dernier, la théâtralité du jeu, le plain-chant et les premières polyphonies médiévales, avec un intérêt particulier pour les répertoires du monde slave méridional.
Mercredi 11 mai, la chanteuse ghanéenne, Joy Frempong, a retrouvé ses instruments, perdus dans son vol de la veille. A 16h30, elle monte sur scène pour «aller dans l’espace au fil d’un voyage qui l’a accidentellement projetée dans le futur sur une planète «terra-formée» par des Terriens, dénommée Space Diaspora». Joy Frempong et Lleluja-Ha ont offert aux festivaliers de la préfecture une parabole en forme d’épopée loufoque leur permettant de donner la pleine mesure d’un talent polymorphe, et de faire vivre un opus inspiré et fantaisiste, regorgeant de ballades entêtantes portées par Joy Frempong et son «flow fougueux, gorgé de soul et d’humour». A 21h, la salle de Fès-Médina, à peine reposée des musicalités électroniques, accueille le «tarab» et les «mouachate» de Lamar. Cette star palestinienne, de son nom Rula Hasna, fait partie de ces jeunes chanteuses qui, loin de la variété aseptisée dispensée par les chaînes de télévision arabes, porte encore en elle ce sentiment profond et exalté qu’est le tarab. Ses chants ont restitué l’atmosphère des salons de musique des Sultans d’antan. En l’écoutant, on songe aux compositions de Zakaria Ahmed, Farid al-Atrash ou Mohammed

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La star palestinienne Lamar fait partie de ces jeunes chanteuses qui, loin de la variété aseptisée dispensée par les chaînes de télévision arabes, porte encore en elle ce sentiment profond et exalté qu’est le tarab. Elle l’a partagé avec les festivaliers de Fès (Ph YSA)

Al Qasabji accompagnant de son luth la diva, impassible derrière ses lunettes noires. Ce fut un spectacle de «Mille et Une Nuits». De l’autre côté de la médina, le public de Bab Boujloud attendait la chanteuse populaire Najat Atabou. Accompagnée de son manager qui est également son époux, cette dernière a enflammé la scène en présence de plus de 5.000 spectateurs dont la petite famille de Abderrafie Zouitene, président de la fondation Esprit de Fès. Elle s’est déchaînée réalisant des danses sportives tout au long de la scène. Ce qui a montré qu’elle n’a pas pris une ride malgré des tubes anciens. Son succès réside, peut-être aussi, dans son répertoire légendaire «wakha jit j’en ai marre», «hadi kadba bayna», etc. Les festivaliers ont suivi d’ailleurs les chants de Najat Atabou sous la fine pluie de ce mercredi.
Et ce 12 mai, la place Moulay El Hassane, appelée également Bab El Makina, allait retrouver son public grâce à une autre création réunissant la grande tradition mevlevie et l’art du samâa andalou. Avec l’ensemble de musique andalouse de Mohammed Briouel et les derviches tourneurs d’Istanbul, cette rencontre entre deux grandes traditions musicales soufies est un hommage simultané au grand Djalal Eddine Rûmi dont la poésie est aujourd’hui l’une des plus lues au monde et au samaâ marocain. Durant le spectacle, le derviche tourneur, bras tendus, main droite dirigée vers le ciel, main gauche dirigée vers la terre, serait le passeur de la divine grâce. Il faut goûter à cette magie: femmes et hommes en ample robe blanche ou colorée dont le tournoiement symbolise la rotation des astres et des étoiles…
Par ailleurs, de grands noms animeront les sites du festival ce week-end. Ainsi, le jardin Jnane Sbille accueillera ce vendredi, à 16h30, la brésilienne Virginia Rodrigues. Sur les traces des grandes divas lyriques telle Jessye Norman ou jazz telle Billie Holiday, la chanteuse de Salvador de Bahia, bien que «noire et pauvre», présentera son répertoire des grands compositeurs afro-descendants marqué par sa justesse et son authenticité.
A 21h, l’orchestre de l’opéra du Caire fera son entrée à Bab Makina, en hommage à Oum Kalthoum. Quelques-uns des plus talentueux chefs d’orchestre et chanteurs solistes célèbreront ainsi la «Voix incomparable», ainsi que la surnommait Maria Callas en personne. Plus tard, le spectacle de Bab Boujloud promet l’apothéose avec Diego Cortés et Reda Taliyani. La prestation du chanteur algérien est très attendue par les jeunes.

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Une étoile pour la clôture

Très attendue, la star Samira Saïd est programmée pour la soirée de clôture, ce samedi 14 mai. Pour rappel, cette diva marocaine occupe une place prépondérante dans la chanson arabe et marocaine. Elle apparaît dans les plus grandes émissions consacrées à un style musical en pleine évolution. Si Samira Saïd a rompu avec le style classique de la génération Oum Kalthoum et Mohammed Abdel Wahab, elle compte pourtant comme l’une des grandes voix capables de renversantes prestations vocales.

 

 

 

 

 

 

 

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