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    Analyse

    Akhannouch au Club de L’Economiste
    Comment faire bouger les lignes rouges

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4767 Le 06/05/2016 | Partager
    Respecter les formes tout en allant à l’essentiel
    Travailler main dans la main avec les professionnels

    «Les réformes qui réussissent doivent être menées avec l’implication des professionnels». Cette règle, que s’est fixée Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime comme ligne de conduite, explique en partie les succès qu’il engrange. Cette approche a été activée lors de l’avant dernier Conseil de gouvernement qui avait programmé un projet de loi sur la police dans les ports, proposé par Aziz Rabbah. Akhannouch a contacté et obtenu du Chef du gouvernement de différer l’examen et l’adoption du texte en raison d’une disposition qui pénalise le secteur des pêches. Le ministre de l’Equipement et du Transport a été contacté pour le sensibiliser à la faille du projet. En effet, selon ce texte, les autorités peuvent saisir un bateau qui reste stationné au port pendant six mois. Le gouvernement ne peut adopter un tel projet sans disposer d’ateliers pour la maintenance des navires. Le projet a été finalement retiré du circuit en attendant de trouver une solution avec la participation des professionnels.

    Cette séquence révèle la démarche du ministre, tournée sur le règlement immédiat et concret des problèmes. Le respect des formes tout en allant à l’essentiel pour faire bouger les lignes a été également observé lors de la polémique autour du Fonds de développement rural, il y a quelques mois. A l’époque, Abdelilah Benkirane avait pris à partie son ministre de l’Agriculture, en l’accusant de lui avoir retiré la signature en tant qu’ordonnateur du Fonds. Une histoire qui venait à la suite de l’annonce d’un gigantesque programme royal de plus de 50 milliards de DH destiné à la mise à niveau du monde rural. A l’issue de cette polémique,  Aziz Akhannouch, attaché à la hiérarchie, est resté respectueux du Chef de gouvernement.
    Et quid de la politique? Par la même occasion, le ministre a démenti les spéculations sur un possible retour pour reprendre en main les destinées de son ancienne formation le RNI.
    Pour les prochaines élections législatives, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime ne compte pas se représenter. Il a été à la fois élu local, président de la région de Souss et député aux couleurs du RNI. A la veille de la nomination du gouvernement Benkirane, il s’est retrouvé dans l’obligation de démissionner de son parti, qui avait choisi alors la voie de l’opposition.
    Objectif: son maintien à la tête du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. D’ailleurs, Aziz Akhannouch ne dissimule pas sa fierté d’avoir été choisi par le Souverain pour être, pendant deux mandats, à la tête de ce département. «C’est l’une des meilleures expériences vécues», reconnaît-il. Il précise toutefois que son maintien visait la poursuite de la réalisation des programmes lancés dans le cadre du plan Maroc Vert.

    Fonds de développement rural: Un faux problème

    Le Fonds de développement rural est doté de seulement 1,6 milliard de DH, selon la loi de Finances en vigueur et destiné à la lutte contre la sécheresse. Le ministre de l’Agriculture apporte quelques précisions: «La signature était un faux problème. Car, la tradition veut qu’on prépare le programme d’emploi avant de l’envoyer au Chef du gouvernement». D’autant que pour la gestion de ce fonds, la signature a toujours été déléguée aux gouverneurs pour la réalisation des projets.  C’est un problème qui a été amplifié politiquement.

     

     

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