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    Régions

    Béni Mellal-Khénifra
    La forêt, un patrimoine menacé

    Par Jamal Eddine HERRADI | Edition N°:4763 Le 02/05/2016 | Partager
    Près de 532.000 ha à pré- server
    Lutter contre le braconnage
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    La cédraie de l’Atlas: plus qu’une forêt, un patrimoine qu’il faut absolument protéger contre la détérioration causée par les hommes (Ph. CRI)

    C’est connu, la région de Béni Mellal-Khenifra est essentiellement à vocation agricole. Mais, on oublie souvent qu’elle est également à vocation forestière. En effet, la forêt y occupe une superficie de 531.445 ha. A l’échelle nationale, elle représente 32% du territoire. Peuplées de chêne vert, thuya, pins, cèdre et genévriers, les forêts de la région produisent en moyenne 70.000 stères de bois de chêne de qualité chaque année.
    En outre, le caroubier constitue une richesse à valeur ajoutée, hautement productif, exploité dans plusieurs industries agroalimentaires et dont la qualité est aux premiers rangs mondiaux. Le poids des graines, par rapport à la pulpe, est de 24% supérieur à celui de l’Espagne (8%) et du Portugal de 10 à 12%.  Quant aux plantes aromatiques et médicinales, elles fournissent une importante production régionale (verveine, menthe, ail, coriandre, persil, fenouil…), dont une partie est issue de peuplement spontané en forêt.Cela, sans oublier le cèdre de l’Atlas dont la Région Béni Mellal-Khénifra compte d’immenses étendues à telle enseigne que la cédraie est considérée comme un enjeu stratégique qu’il faut préserver. Toutefois, cette forêt, importante à la fois sur le plan écologique et économique, est menacée. La déforestation prend de plus en plus des proportions inquiétantes. Les écosystèmes forestiers de la région sont dans un état de dégradation avancée à cause des défrichements et des abattages excessifs des bois de chauffe. Et aussi à cause d’une activité d’extraction et de transformation de matériaux très importante dans la région. Elle s’effectue sans aucune remise en état des lieux et, par conséquent, constitue une menace réelle et directe sur la préservation de l’environnement notamment à cause de la destruction de la faune et de la flore...
    Parallèlement, l’érosion des sols due à la dégradation du couvert végétal pose un autre problème. Elle entraîne la perte de fertilité des sols de montagne et augmente le risque d’inondation de certaines localités situées dans les zones inondables.
    Autre facteur de dégradation: une pression pastorale excessive. Le surpâturage est une des principales causes de dégradation du patrimoine forestier. La région compte 2,5 millions de têtes de bétail qui pâtissent pratiquement toute l’année dans ces forêts. A cela s’ajoutent les délits forestiers responsables de la dégradation de l’écosystème forestier. La recrudescence du braconnage est en train de mettre en péril le gibier. Des chiffres forts inquiétants montrent que les prises des braconniers dépassent de loin celles de tous les chasseurs. Il y a donc péril en la demeure surtout que le taux moyen de boisement et de reboisement est à peine de l’ordre de 5%. Un taux bien loin du taux optimal (15 à 20%) nécessaire à l’équilibre écologique et environnemental.
    A noter que la production des forêts dans la région est estimée à 70.000 stères/an de bois de feu, 8.000 quintaux/an de caroube et 200 quintaux/an de thym. Les recettes forestières générées sont en moyenne de 2,8 millions de DH/an. Très peu, certes, malgré les efforts et les investissements consentis par l’Etat et les communes. D’où la nécessité d’un plan d’action pour la préservation du patrimoine forestier et la valorisation de la biodiversité et des écosystèmes.

    Barrages et économie d’eau

    Deux petits barrages et la mise en œuvre du programme de protection contre les inondations sont prévus. Ils nécessiteront un investissement de 54 millions de DH.  Quant au programme national d’économie de l’eau d’irrigation, il bénéficiera d’un budget qui s’élève à 118,68 millions de DH. En outre, les projets de l’agriculture solidaire bénéficieront d’une enveloppe budgétaire de 85 millions de DH.

                                                     

    Ouzoud réaménagé

    La  première tranche de la mise à niveau de ce site est en cours de réalisation dans le cadre d’un partenariat entre la Région et la province d’Azilal et l’Agence du bassin hydraulique Oum Rabiaa pour un montant de 50 millions de DH. Il reste à régler le problème d’acquisition des terrains nécessaires pour l’aménagement des entrées du site. Site de renommée internationale, il est le plus visité de la région. Vastes chutes d’eau de plus de 100 m de hauteur, environnement de qualité (température modérée, vallée verdoyante, moulins à eau, vergers ombragés…).
    Le site forme avec les gorges de l’Oued El Abid et la célèbre Zaouia de Tanaghmelt, un circuit touristique exceptionnel. Ce site est classé par Dahir du 8 février 1943. Il est en même temps retenu par l’administration des eaux et forêts comme Site d’intérêt biologique et écologique (SIBE). Il s’étend sur une superficie de 85 hectares environ.

    De notre correspondant, J. E. HERRADI

     

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