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    Economie

    L'huile d'olive cherche positionnement à l’international

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4763 Le 02/05/2016 | Partager
    Récompenser les meilleures productions et les promouvoir
    L’apport de la fédération interprofessionnelle, Interprolive
    Des actions menées en faveur de 70% des acteurs de la filière

    Le Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM) constitue une belle occasion pour promouvoir les différentes filières. Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture, en a profité pour remettre les prix de la 8e édition du concours national pour la sélection de la meilleure qualité d’huile d’olive extra vierge au titre de la campagne 2015-2016. Parmi les détenteurs du titre «huile d’excellence», figure la Société des huiles de Saïss. Son propriétaire n’est autre que Rachid Benali, le président de la fédération interprofessionnelle de la filière de l’olivier, Interprolive. Créée en 2009, celle-ci mène différentes batailles pour promouvoir le secteur et défendre ses intérêts. Son ambition est de positionner le Maroc sur le marché mondial. Surtout après la chute de production (2015) en Espagne et en Italie, due à la sécheresse pour l’un et à une bactérie pour l’autre. «Notre pays, encore tout petit acteur du marché, bénéficie déjà de la remontée des prix du litre d’huile», explique Benali. Et d’ajouter, «le Maroc a profité d’un effet prix à la hausse. Ainsi, l’huile vierge marocaine se vend aujourd’hui à 35 DH le kilo contre 24 DH l’année dernière».
    L’ambition du plan Maroc Vert est d’exporter 120.000 tonnes d’huile d’ici 2020, soit 5 fois plus qu’aujourd’hui. Si les objectifs en termes de superficie plantée sont aujourd’hui pratiquement atteints (1 million d’hectares, contre 1,22 prévu par le PMV), la production devrait augmenter progressivement d’ici 3 à 4 ans. En fait, grâce à l’appui de l’Etat en amont, les verges sont de plus en plus modernes. «Nous sommes passés d’une plantation classique à des plantations de haute densité avec des variétés importées ou locales donnant de meilleurs rendements», souligne Benali. Cependant, il reste des barrières qui bloquent le développement de cette filière. Outre une main-d’œuvre dont le coût est très élevé, il faut appuyer davantage le coût des intrants (engrais et surtout l’électricité). «Ces facteurs sont responsables de la baisse des rendements chez les petits agriculteurs qui préfèrent, tout simplement, ne pas les utiliser. Pour ce qui est des grands exploitants, ils engendrent des coûts de reviens très élevés». En ce qui concerne la production globale, elle ne peut qu’augmenter d’une façon importante car la superficie ne cesse d’évoluer, passant de 773.000 ha en 2009 à 1.000.000 actuellement. Mais les résultats restent très mitigés. En bour, la moyenne à l’hectare est très faible. Elle est de 1 à 2 tonnes contre une moyenne de 5 à 7 tonnes en irrigué. Par ailleurs, en aval, et pour accompagner cette monté en puissance de la production, l’activité industrielle s’est très bien développée. Grâce aux partenariats public-privé, des projets intégrés (exploitation agricole + unité de trituration + mise en bouteille) ont vu le jour. Idem, quelque 500 unités modernes sont créées en remplacement des anciennes unités et des maassara traditionnelles, sans oublier l’appui du programme MCA qui a doté les groupements de coopératives GIE d’une vingtaine d’autres unités modernes.
    En tout cas, depuis le lancement du PMV, la filière oléicole marocaine ne cesse de s’améliorer. Seul bémol, la convention de la commercialisation. A ce titre, malgré la loi sur les ventes en vrac de l’huile d’olive, le consommateur marocain achète à 85% son huile en vrac. Or, pour des raisons sanitaires, ce commerce est interdit. «Pour remédier à cette situation, les professionnels et le ministère de l’Agriculture vont lancer prochainement une campagne pour sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de consommer un produit non conforme», annonce le président de l’Interprolive. Et de conclure: «Nous ne disons pas que le produit en vrac est de mauvaise qualité, loin de là… mais le consommateur doit savoir ce qu’il consomme. Le produit acheté doit comporter une étiquette montrant l’origine, la date, la qualité (vierge, extra vierge,…) et surtout le contenant doit être fermé».

    L’Interprolive en chiffres

    L’Interprolive est une fédération interprofessionnelle née en 2009 et régie par la loi 3/12. Elle regroupe la fédération des producteurs d’olive composée de 5 associations régionale, la fédération des triturateurs d’huile d’olive et la fédération des industriels de la conserve. Ses adhérents représentent plus de 70% de la production nationale d’olive, de la trituration nationale et de la conserve d’olive. Cette association coiffe également plus de 80% des exportations d’olive et d’huile d’olive. La filière oléicole marocaine représente 55% de la superficie arboricole nationale, soit 1 million d’ha au niveau de 400.000 exploitations et une production moyenne de 1.300.000 tonnes par an.

     

     

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