×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Analyse

    COP22 : Comment le Maroc veut éviter le «greenwashing»

    Par Safall FALL | Edition N°:4763 Le 02/05/2016 | Partager
    Cinq institutions en lice pour le Fonds vert
    Le privé saisira la COP22 pour accélérer l’accompagnement
    cop_22_greenwoshing_063.jpg

    Le leitmotiv est clair: La COP du concret. Au-delà des aspects organisationnels, Marrakech veut aussi résolument se démarquer par la portée des travaux qui s’ouvriront à partir du 7 novembre prochain. Si la COP21 a permis d’arracher des engagements pour rester en deçà de la barre significative du 1,5°, celle que s’apprête à accueillir la ville ocre servira plutôt à la mise en œuvre de ces promesses. Le Maroc, en particulier, n’a pas à rougir de ses acquis même si bien du chemin reste encore à faire. Le pays a plus d’une carte à jouer sur la table des négociations, mais aussi pour bénéficier des instruments mondiaux de financement destinés aux pays en développement. «Cinq de nos institutions sont déjà en cours d’accréditation pour bénéficier du Fonds vert mondial. Elles pourraient ainsi refinancer des projets au niveau local», annonce Hakima El Haité, ministre déléguée chargée de l’Environnement, qui porte aussi la casquette d’envoyée spéciale pour la Mobilisation dans le cadre de la COP22.
    Le secteur privé ne sera pas en reste. «Nous comptons saisir l’opportunité pour essayer d’activer des mesures en discussions depuis plusieurs années déjà», explique Saïd Mouline, chef du pôle partenariat public-privé au sein du Comité de pilotage de la COP22. Pour Mouline, l’implication des opérateurs privés dans la politique nationale pour le climat nécessitera des réglementations et des accompagnements fiscaux et financiers. Certains outils sont déjà en place, allant de l’écotaxe à la réglementation thermique dans le secteur de la construction.
    Il faut savoir qu’entre 2005 et 2010, le Maroc a consacré 64% de ses dépenses climatiques à l’adaptation. Ce qui équivaut à 9% des dépenses globales d’investissement. Et dans le cadre de l’Accord de Paris, le Royaume s’est ainsi engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 32% d’ici à 2030. Ces engagements ont été réitérés, le 22 avril dernier à New York, au siège des Nations Unies, lors de la cérémonie officielle de signature de cet accord. Reste maintenant à mobiliser les moyens des ambitions.

    10 dates à retenir

    • 22 avril: Cérémonie de signature officielle de l’Accord de Paris au siège des Nations Unies à New York.
    • 28 avril: Présentation de la feuille de route du Maroc pour la COP22
    • 2 mai: Publication par la CCNUCC d’un nouveau rapport de synthèse sur les contributions nationales (NDC)
    • 5-6 mai: Sommet sur l’action pour le climat organisé par les Nations Unies à Washington.
    • 16-26 mai: Première réunion du comité ad hoc Paris Agreement (APA) chargé de préparer les décisions de mise en œuvre de l’Accord de Paris au siège de la CCNUCC à Bonn (Allemagne)
    • 1er-2 juin: Clean Energy Ministerial à San Francisco.
    • 3-5 juillet: Dialogue de Petersberg à Berlin, moment traditionnel de passage de témoin d’une présidence de COP à la suivante.
    • 18-19 juillet: MedCOP à Tanger (Maroc).
    • 26-27 septembre: Sommet mondial des acteurs du climat à Nantes.
    • 7-18 novembre: COP22 à Marrakech (Maroc).

     

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc